Dimanche 19 avril, une opération de déminage a débuté au matin pour neutraliser une bombe de la Seconde Guerre mondiale à Colombes, dans les Hauts-de-Seine, selon Franceinfo – Faits divers. L'extraction du détonateur de l'engin a échoué, et les démineurs sont donc contraints de l'enfouir pour le faire exploser, a annoncé la préfecture de police.
Cette opération a entraîné l'évacuation d'environ 15 000 riverains, qui devront patienter jusqu'à 19 heures au plus tard pour recevoir un SMS les autorisant à regagner leur foyer. Deux configurations étaient envisagées dès le début de l'intervention à 10h30 : l'extraction du détonateur ou l'enfouissement de la munition dans une fosse de deux mètres de profondeur spécialement creusée avant de la faire exploser.
Ce qu'il faut retenir
- Une bombe de la Seconde Guerre mondiale a été découverte le 10 avril rue des Champarons à Colombes.
- L'extraction du détonateur a échoué, et les démineurs ont décidé de détruire l'engin par explosion sous terre.
- Environ 15 000 riverains ont été évacués dans un rayon de 450 mètres.
- Les évacués ont été dirigés vers cinq centres d'accueil ouverts par les communes de Colombes, Asnières-sur-Seine et Bois-Colombes.
- Près de 800 agents sécurisent la zone, et des moyens aériens surveillent la zone pour empêcher les cambriolages d'opportunité.
Le contexte de l'opération
Le préfet des Hauts-de-Seine, Alexandre Brugère, avait qualifié cette intervention de « risquée » et exigeant un « haut niveau de préparation ». Les spécialistes du laboratoire central de la préfecture de police ont en priorité tenté d'extraire le détonateur de l'engin, mais cette manœuvre n'a « malheureusement pas été possible », a précisé la préfecture.
Les démineurs vont donc opter pour la deuxième option, en procédant à l'enfouissement de la munition dans une fosse de deux mètres de profondeur spécialement creusée avant de la faire exploser, afin de neutraliser l'ensemble. Ces opérations vont s'étendre « encore plusieurs heures » a ajouté la préfecture de police, confirmant le second scénario technique qui porte la durée totale du déminage jusqu'à huit heures.
Les conséquences de l'opération
Le trafic de six lignes de bus RATP est coupé, et la zone reste quadrillée et survolée par des moyens aériens pour empêcher les cambriolages d'opportunité. Les évacués déambulaient entre les véhicules de la Croix-Rouge, des pompiers, de la gendarmerie et de la police.
Des bénévoles de la protection civile et des employés communaux distribuent du café et des biscuits tout en occupant les enfants, avec des bandes dessinées, des cerceaux et des jeux de construction Kapla. Une salle équipée de lits de camp a été dressée à l'écart pour le repos des 220 personnes vulnérables prises en charge par les secours.
Les autorités ont assuré que toutes les mesures de sécurité étaient prises pour garantir la sécurité des personnes et des biens. Les enquêtes pour déterminer les causes de la découverte de cette bombe et les circonstances de son enfouissement sont en cours.
