Côme Dunis, élu maire de Montargis sous l’étiquette Rassemblement national en mars 2026, a annoncé ce mercredi 5 août sa démission pour raisons de santé, mettant fin à un mandat de seulement 136 jours à la tête de cette sous-préfecture du Loiret. 15 000 habitants sont ainsi concernés par ce départ précipité, dans une ville que le RN avait conquise pour la première fois depuis 2001. L’annonce, faite par communiqué, révèle un « problème de santé » qui pousse l’édile de 36 ans à se consacrer pleinement à sa santé, malgré l’engagement qu’il avait pris auprès des Montargois, selon BFM - Politique.
Ce qu'il faut retenir
- Côme Dunis, maire RN de Montargis depuis le 22 mars 2026, démissionne après 136 jours en fonction pour raisons de santé.
- Il évoque un « problème de santé » l’empêchant d’assurer pleinement ses fonctions, malgré la victoire historique du RN dans cette ville tenue par la droite depuis 2001.
- Il restera conseiller municipal « tant que sa santé le permettra » et continue de siéger au conseil.
- Un nouveau maire sera élu par le conseil municipal en septembre 2026 pour assurer la continuité.
- La ville de 15 000 habitants reste une conquête pour le RN, malgré cette démission.
Dans un texte publié ce 5 août, Côme Dunis a présenté sa décision comme « la plus difficile de sa vie ». « Il y a quelques jours, j’ai appris que j’étais confronté à un problème de santé qui mérite désormais toute mon attention », explique-t-il. L’élu, qui s’était fait connaître lors du mouvement des Gilets jaunes, ajoute : « Cette situation m’amène aujourd’hui à devoir consacrer toute mon énergie à ma santé. » Une santé, dit-il, incompatible avec les exigences de la fonction municipale, où « la disponibilité doit être totale ». « Je ne pourrais plus garantir aux Montargoises et aux Montargois la présence, l’engagement et l’énergie qu’ils sont en droit d’attendre de leur maire », précise-t-il dans son communiqué.
Cette démission intervient alors que Montargis symbolisait une percée notable pour le Rassemblement national lors des élections municipales de 2026. Le RN avait remporté la ville, traditionnellement ancrée à droite, pour la première fois en 25 ans. « La ville de 15 000 habitants restera toutefois bien une conquête pour le RN malgré cette démission », souligne le communiqué. Conformément à la loi, le conseil municipal devra élire un nouveau maire en septembre pour assurer la continuité administrative. Une « candidature unique » sera proposée par la majorité actuelle pour lui succéder, sans que le nom du candidat ne soit encore dévoilé.
Malgré son départ de la mairie, Côme Dunis entend poursuivre son engagement politique local. « Tant que ma santé le permettra, je resterai conseiller municipal et je leur apporterai mon expérience et mon soutien », indique-t-il. Son rôle dans la vie politique locale, marqué par son engagement lors des Gilets jaunes, reste donc intact pour l’instant. Ce mouvement de contestation, qui avait secoué la France entre 2018 et 2019, avait vu émerger des figures comme la sienne dans le paysage politique national.
Cette situation illustre les défis auxquels peuvent être confrontés les élus locaux, même après une victoire électorale. Pour le RN, qui avait placé Montargis parmi ses symboles de progression en 2026, cette démission représente un contretemps dans une dynamique politique qui semblait favorable. Reste à voir comment le parti réagira face à cette perte temporaire d’un de ses fiefs locaux, dans l’attente d’une clarification sur l’état de santé de Côme Dunis.
Selon le code général des collectivités territoriales, le conseil municipal doit se réunir dans un délai d’un mois pour élire un nouveau maire. En cas de démission ou d’empêchement, c’est donc l’assemblée municipale qui choisit le successeur, qui achève le mandat en cours. Cette élection se déroule à la majorité absolue lors du premier tour, ou relative au second.