Le projet de dépollution de quatre anciens sites industriels situés dans le parc national des Calanques, à Marseille, s’achève un an après son lancement. Selon Libération, cette opération, pilotée par l’État et l’Agence de la transition écologique (Ademe), marque une étape clé dans la sécurisation d’une vingtaine de sites similaires dans la région. Deux méthodes principales ont été déployées : l’évacuation des déchets dangereux et le confinement des métaux lourds in situ.
Ce qu'il faut retenir
- Quatre sites industriels pollués dans le parc national des Calanques ont été sécurisés en un an de travaux
- Une vingtaine d’autres sites concernés par des dépollutions similaires en région marseillaise
- Deux méthodes appliquées : évacuation ou confinement des déchets et métaux lourds
- Le projet est porté par l’État et l’Ademe, avec un budget et un calendrier précis
Un chantier piloté par l’État et l’Ademe pour protéger un écosystème fragile
Initié en 2025, le projet de dépollution des Calanques s’inscrit dans une démarche plus large de préservation de ce parc national, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Selon Libération, les quatre sites concernés par cette première phase abritaient des résidus industriels accumulés sur des décennies, représentant un risque pour les sols et les eaux souterraines. Les travaux, menés sous la supervision des autorités environnementales, visaient à neutraliser ces pollutions sans compromettre l’intégrité du parc.
Parmi les sites traités, certains étaient situés à proximité immédiate de zones touristiques ou de zones protégées, où la présence de métaux lourds comme le plomb ou le cadmium pouvait poser des problèmes sanitaires. « L’objectif était de réduire au maximum les risques tout en limitant l’impact sur les paysages et la biodiversité », a indiqué un responsable de l’Ademe cité par le quotidien.
Deux méthodes distinctes pour des pollutions variées
Pour répondre à la diversité des situations, les équipes ont combiné deux approches. Dans certains cas, les déchets ont été évacués vers des centres de traitement spécialisés, comme l’explique Libération. Dans d’autres, des techniques de confinement ont été privilégiées, notamment lorsque l’évacuation aurait été trop coûteuse ou risquée pour l’environnement. « Le confinement consiste à stabiliser les polluants sur place, en les isolant sous une couverture étanche ou en les traitant chimiquement », précise le rapport de l’Ademe.
Cette flexibilité a permis d’adapter les méthodes aux spécificités de chaque site. Par exemple, sur un ancien site de traitement de minerais, les déchets ont été excavés et traités avant d’être recyclés ou stockés dans des installations agréées. Sur un autre, moins accessible, une barrière étanche a été installée pour empêcher la dispersion des polluants.
Un projet qui s’inscrit dans une dynamique régionale plus large
Si ces quatre sites marquent la fin d’une première phase, ils ne représentent qu’une partie des travaux en cours en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Selon Libération, une vingtaine d’autres sites pollués, répartis entre Marseille et ses alentours, font l’objet de diagnostics ou de dépollutions. Parmi eux, certains datent de l’ère industrielle du XIXe siècle, lorsque les normes environnementales étaient inexistantes.
Les autorités soulignent que ce chantier s’inscrit dans une stratégie nationale de réhabilitation des friches industrielles. « La dépollution des Calanques est un exemple concret de ce que la France peut faire pour concilier développement économique et préservation de l’environnement », a rappelé un porte-parole du ministère de la Transition écologique. Le projet a bénéficié d’un budget de plusieurs millions d’euros, financé en partie par l’État et l’Union européenne.
Le succès de cette première phase pourrait aussi servir de modèle pour d’autres parcs nationaux confrontés à des défis similaires, comme celui des Cévennes ou des Écrins. « Les Calanques montrent qu’une dépollution ambitieuse est possible, même dans des zones sensibles », a conclu un expert environnemental interrogé par le quotidien.
Les déchets concernés incluent principalement des résidus industriels contenant des métaux lourds (plomb, cadmium, arsenic) ainsi que des sols contaminés par des hydrocarbures ou des produits chimiques. Certains déchets ont été traités et recyclés, tandis que d’autres ont été stockés dans des installations dédiées.