Selon Le Figaro, des attaques attribuées à l'Iran ont visé trois pétroliers appartenant à la compagnie publique émiratie Adnoc en 24 heures, alors qu'ils tentaient de franchir le détroit d'Ormuz. Deux pétroliers ont été ciblés jeudi soir et un autre vendredi soir. Les Émirats arabes unis ont imputé ces attaques à l'Iran, qui verrouille le détroit d'Ormuz depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, tandis que les États-Unis ont soumis les ports iraniens à un blocus.

Ce qu'il faut retenir

  • Trois pétroliers émiratis ont été attaqués dans le détroit d'Ormuz en 24 heures.
  • Les Émirats arabes unis accusent l'Iran de ces attaques.
  • Le détroit d'Ormuz est une voie de navigation cruciale pour les échanges de pétrole.

Les attaques et leurs conséquences

Adnoc et les autorités n'ont pas fait état de victimes ou de dommages dans ces trois attaques. « Les Émirats arabes condamnent fermement l'attaque iranienne hostile qui a ciblé (vendredi soir) un navire affilié à l'Adnoc », a déclaré dans un communiqué samedi le ministère des Affaires étrangères émirati. « Cibler la navigation marchande et utiliser le détroit d'Ormuz comme un moyen de coercition économique ou de chantage constituent des actes de piraterie de la part du Corps des Gardiens de la Révolution islamique iranien », a redit le ministère, après des propos similaires tenus vendredi, suite à l'attaque jeudi soir des deux autres navires.

Il s'agit d'« une menace directe pour la stabilité de la région, de ses populations et de la sécurité énergétique mondiale », poursuit le ministère. Samedi, le conseiller du président, Anwar Gargash, a assuré sur X que les Émirats défendraient leurs « droits à la liberté de navigation et à l'utilisation du détroit d'Ormuz, conformément au droit international ».

Le contexte géopolitique

Un cinquième du pétrole mondial transitait avant le début de la guerre au Moyen-Orient par le détroit d'Ormuz, qui relie le Golfe - dont les Émirats sont riverains - à l'océan Indien. Les attaques répétées dans le détroit ont contribué à faire voler en éclats un cessez-le-feu conclu en avril, tandis que les médiateurs appellent les deux camps à revenir aux termes du protocole d'accord signé en juin par Washington et Téhéran.

La semaine dernière, un haut responsable iranien avait énuméré une longue liste de conditions pour la réouverture du détroit, notamment la fin de la « guerre et de l'agression contre l'Iran et ses alliés au Liban, en Palestine, au Yémen et en Irak ». Il avait également réclamé la levée du blocus naval américain, selon des déclarations rapportées par l'agence de presse Tasnim.

Et maintenant ?

Les prochaines étapes dans ce conflit sont incertaines, mais les médiateurs internationaux continuent de chercher à faciliter un dialogue entre les parties pour rétablir la stabilité dans la région. Les Émirats arabes unis et les États-Unis devraient continuer à travailler ensemble pour protéger les voies de navigation et garantir la sécurité énergétique mondiale.

En conclusion, les attaques contre les pétroliers émiratis dans le détroit d'Ormuz sont un élément supplémentaire dans le complexe paysage géopolitique du Moyen-Orient, soulignant la nécessité d'un dialogue constructif et d'une coopération internationale pour prévenir de nouvelles escalades et assurer la stabilité régionale.