Depuis quelques années, plusieurs gymnastes binationaux ont choisi de représenter l'Algérie dans les compétitions internationales, comme le rapporte Franceinfo - Sport. Cette tendance a pris de l'ampleur récemment, avec des athlètes comme Kaylia Nemour, médaillé d'or avec l'Algérie aux Jeux olympiques de Paris en 2024. La dernière en date est Djenna Laroui, qui a changé de nationalité sportive pour l'Algérie et va disputer ses premiers championnats d'Afrique avec sa nouvelle sélection le 21 avril.

Ce qu'il faut retenir

  • Djenna Laroui, âgée de 21 ans, a quitté l'équipe de France pour rejoindre l'Algérie.
  • Elle n'est pas la première gymnaste binationale à faire ce choix, d'autres comme Adam Cogat, Louna Hamames-Moallic et Lena Khenoun l'ont précédée.
  • Ces arrivées sont des opportunités pour l'Algérie de rayonner sur la scène internationale.
  • Djenna Laroui a reçu de nombreux messages haineux en ligne après son choix et a porté plainte pour cyberharcèlement.

Les raisons derrière ce choix

Les raisons derrière le choix de ces gymnastes de représenter l'Algérie sont variées. Selon Nadia Massé, qui travaille pour le développement de la gymnastique auprès de la fédération algérienne, « personne ne nous dit de les recruter ». Elle souligne que « pour qu'un sujet aboutisse, il faut que cela vienne d'elles ». Cela signifie que les gymnastes doivent prendre l'initiative de contacter la fédération algérienne pour exprimer leur intérêt à rejoindre l'équipe nationale.

Ces arrivées sont des opportunités en or pour l'Algérie, qui cherche à développer sa gymnastique et à rayonner sur la scène internationale. Comme le souligne Nadia Massé, « cela positionne l'Algérie » et « fait rêver les petites filles » algériennes, qui voient en ces gymnastes des modèles à suivre.

Le cas de Djenna Laroui

Djenna Laroui, qui était remplaçante aux Jeux de Paris, avait été suspendue six mois pour dopage quelques jours avant le début de la compétition. Un de ses contrôles s'était révélé positif au salbutamol, un produit destiné à traiter l'asthme. La gymnaste avait expliqué avoir été « induite en erreur » par une prescription médicale « ambiguë ». Après son retour à la compétition en 2025, elle a décroché le bronze des épreuves par équipe lors des derniers championnats d'Europe de gymnastique artistique en Allemagne.

Cependant, son choix de passer de la France à l'Algérie a entraîné une vague de haine et de harcèlement contre elle sur les réseaux sociaux. Djenna Laroui a porté plainte pour cyberharcèlement et une enquête est en cours. Son avocat, Nabil Boudi, a souligné que « si Djenna avait rejoint la fédération canadienne ou espagnole, il n'y aurait jamais eu une telle campagne de haine ». Il a également expliqué que « elle a été prise pour cible en raison de son identité algérienne ».

Et maintenant ?

Les prochaines étapes pour Djenna Laroui et les autres gymnastes binationaux qui ont choisi de représenter l'Algérie seront de préparer les prochaines compétitions internationales. La fédération algérienne de gymnastique devra également continuer à travailler pour développer la discipline et attirer de nouveaux talents. Pour Djenna Laroui, l'enquête pour cyberharcèlement est en cours et il faudra attendre les résultats pour savoir comment cette affaire évoluera.

En conclusion, les choix de ces gymnastes binationaux de représenter l'Algérie sont des opportunités pour le pays de développer sa gymnastique et de rayonner sur la scène internationale. Cependant, ils soulèvent également des questions sur l'identité et la nationalité dans le sport, ainsi que sur la manière dont les athlètes sont perçus et traités par le public et les médias.