Neuf objets contenant de l'ivoire ou des éléments d'animaux protégés, saisis lors d'un contrôle en 2025, ont récemment été confiés au Musée d'ethnographie de l'université de Bordeaux. Parmi ces pièces uniques figurent une pipe à opium, des netsuke, une coiffe cérémonielle de chef des guerriers Naga et un panier de chasseurs de têtes Dayak. Cette démarche, coordonnée par la Direction interrégionale des douanes de Nouvelle-Aquitaine, marque la conclusion d'une procédure initiée un an auparavant.
Ce qu'il faut retenir
- Neuf objets contenant de l'ivoire ou des éléments d'animaux protégés saisis en 2025
- Les pièces rejoignent les collections du Musée d'ethnographie de l'université de Bordeaux
- Une démarche orchestrée par la Direction interrégionale des douanes de Nouvelle-Aquitaine
Un contrôle minutieux pour protéger les espèces menacées
En avril 2025, les autorités douanières ont été alertées par la vente de biens d'une personne d'origine espagnole en France. Les douanes de Limoges ont identifié des objets potentiellement issus d'espèces protégées, conformément à la Convention de Washington régissant les échanges internationaux pour la préservation des espèces menacées. Suite à une expertise du Muséum national d'Histoire naturelle, il a été confirmé que neuf lots renfermaient de l'ivoire ou des éléments provenant d'animaux protégés tels que des crânes, des griffes ou des plumes, sans justificatifs légaux. Ces pièces ont été immédiatement saisies.
Une seconde vie culturelle pour des objets ethnographiques précieux
Ces objets, témoins de la vie des peuplades asiatiques du XIXe siècle, présentent un intérêt ethnographique indéniable. Parmi eux se trouvent des porte-bébés, des paniers ornés de crânes de singes et même un masque décoré de plumes d'oiseaux protégés. La collaboration entre les douanes de Limoges et le Musée d'ethnographie de l'université de Bordeaux a permis de donner une nouvelle dimension à ces pièces, les exposant désormais dans un contexte scientifique et éducatif.
Un geste pour la préservation et la transmission du patrimoine
L'intégration de ces objets au sein du Musée d'ethnographie de l'université de Bordeaux constitue un acte de préservation culturelle majeur. En 2025, les services douaniers ont recensé 576 infractions liées au trafic d'espèces protégées, soulignant l'ampleur persistante de ce commerce. Cette initiative illustre l'engagement des autorités à retirer ces objets de la circulation tout en contribuant à l'enrichissement des connaissances ethnographiques et à la sensibilisation du public à la préservation de la biodiversité.