Des parents d'élèves dénoncent des "erreurs factuelles manifestes" de la justice après la relaxe d'un animateur accusé d'agressions sexuelles dans le périscolaire, selon BFM - Faits Divers. Le tribunal correctionnel de Paris a pris la décision le 16 juin de relaxer cet animateur, estimant que l'infraction n'était pas suffisamment caractérisée. Le lendemain, le parquet de Paris a fait appel de cette décision.

Les parents estiment que la justice envoie "un signal d'une immense gravité" en relaxant cet homme sur la base d’un traitement approximatif d’un dossier pourtant solide. "Une telle impunité est une invitation lancée aux auteurs de violences, à qui l'on offre ainsi un terrain de jeu tout en les confortant dans leurs actes", ajoutent-ils dans un communiqué daté du mercredi 1er juillet.

Ce qu'il faut retenir

  • Le tribunal correctionnel de Paris a relaxé un animateur accusé d'agressions sexuelles par neuf petites filles à l'école Titon, dans le 11e arrondissement de Paris.
  • Les parents dénoncent des "erreurs factuelles manifestes" dans la décision du tribunal.
  • Le parquet de Paris a fait appel de la décision du tribunal correctionnel.

Contexte

Il s'agit de la première affaire jugée depuis la multiplication d'accusations de violences dans le périscolaire parisien : depuis début 2026, 78 agents ont été suspendus dans les écoles de la capitale, dont 31 pour des suspicions de violences sexuelles. Les parents estiment que ce jugement s'appuie sur "des erreurs factuelles manifestes" et que la décision est "contestable sur le fond".

Le tribunal a indiqué dans sa décision que le tableau clinique psychologique des enfants qui se sont prévalus d'une agression peut "également résulter de la médiatisation" de l'affaire. Or, cet argument "se heurte à une réalité chronologique incontestable" pour les parents, car les examens cliniques datent de mars 2025, précédant l'émergence médiatique de l’ensemble des affaires relatives au dossier du périscolaire parisien.

Reactions et conséquences

Les parents déplorent enfin le "message envoyé à la société" avec cette relaxe. "Il est temps que le système prenne à son tour ses responsabilités et se réforme en profondeur; qu’il soit à la hauteur de ces enfants qui ne se sont pas tues!". Le parquet de Paris a fait appel de la décision du tribunal correctionnel, ce qui laisse espérer aux parents que justice sera finalement rendue.

Et maintenant ?

Les prochaines étapes de la procédure restent à déterminer, mais les parents espèrent que l'appel du parquet de Paris aboutira à un nouveau jugement plus équitable. La date de l'appel n'a pas encore été fixée, mais les parents restent vigilants et déterminés à obtenir justice pour leurs enfants.

En attendant, les parents continuent de se mobiliser pour dénoncer l'inaction de l'État face aux violences sexuelles dans le périscolaire parisien. Ils exigent que des mesures concrètes soient prises pour protéger les enfants et punir les auteurs de ces violences.