Selon Le Figaro, quatre-vingts ans après le meurtre en 1946 d'un garde-chasse dans l'Indre, la Cour de révision a refusé jeudi d'annuler la condamnation de Raymond Mis et Gabriel Thiennot, opposant une fin de non-recevoir aux décennies de campagne pour leur réhabilitation. Dans ce vieux dossier criminel d'après-guerre aux protagonistes aujourd'hui morts, devenu une légende locale dans le Berry, les chasseurs Mis et Thiennot ont été condamnés à quinze ans de travaux forcés pour le meurtre du garde-chasse Louis Boistard à Saint-Michel-en-Brenne suite à une altercation.
Ce qu'il faut retenir
- La Cour de révision a refusé d'annuler la condamnation de Mis et Thiennot.
- Le meurtre du garde-chasse Louis Boistard a eu lieu en 1946 dans l'Indre.
- Mis et Thiennot ont été condamnés à quinze ans de travaux forcés pour ce crime.
Le contexte de l'affaire
Le président de la Cour de révision, Nicolas Bonnal, a déclaré que « la Cour de révision relève que s'il est manifeste que les enquêteurs n'ont pas exploré toutes les pistes envisageables, les raisons pour lesquelles leurs soupçons se sont rapidement portés sur ce groupe de chasseurs ressortent des pièces du dossier », même récemment expurgé de certaines pièces-clés obtenues sous la violence par les policiers. Cela met en évidence les complexités et les incertitudes entourant cette affaire.
Les réactions et les suites
La décision de la Cour de révision clôt une longue période de campagne pour la réhabilitation de Mis et Thiennot, qui ont toujours maintenu leur innocence. Cette affaire a marqué la région du Berry, où 31 communes ont des espaces publics à leurs noms, et a suscité de nombreuses discussions sur la justice et la mémoire historique.
En conclusion, l'affaire de Mis et Thiennot reste un exemple complexe et controversé de justice et de mémoire historique, mettant en lumière les défis de la recherche de la vérité et de la justice dans les affaires criminelles anciennes.