Le tribunal judiciaire de Nice a rendu sa décision ce mercredi 5 août 2026 concernant les streamers Naruto et Safine, condamnés pour violences et humiliations en ligne ayant conduit à la mort de Jean Pormanove en direct sur leur chaîne. Selon Ouest France, les deux animateurs écopent d’une peine de prison avec sursis ainsi que d’un bannissement numérique de six mois, une mesure inédite dans ce type d’affaire.
Ce qu'il faut retenir
- Condamnation de Naruto et Safine à une peine de prison avec sursis par le tribunal de Nice, ce 5 août 2026
- Peine complémentaire de six mois de « bannissement numérique » prononcée contre les deux streamers
- Affaire liée à la mort en direct de Jean Pormanove sur leur chaîne de streaming l’été 2025
- Violences et humiliations en ligne retenues comme circonstances aggravantes
Une décision judiciaire rendue six mois après les faits
Le tribunal de Nice a tranché ce mercredi 5 août 2026, près d’un an après les événements qui ont marqué l’été 2025. Jean Pormanove était décédé en direct sur la chaîne des deux accusés, déclenchant une vague d’émotion et de débats sur les dérives du streaming. Selon Ouest France, les magistrats ont retenu les chefs d’accusation de violences et d’humiliations publiques en ligne, considérant que les propos tenus à l’encontre de la victime avaient contribué à son état de détresse.
Les peines prononcées — prison avec sursis et bannissement numérique — reflètent la gravité des faits tout en évitant l’incarcération immédiate, une mesure qui pourrait être révisée en cas de récidive. Pour autant, cette condamnation marque un précédent dans la gestion des dérives en ligne, où les plateformes peinent encore à encadrer les comportements extrêmes.
Un contexte judiciaire marqué par l’absence de précédent
Cette affaire est l’une des premières en France à aboutir à une condamnation pénale pour des faits commis en direct sur une plateforme de streaming. Selon Ouest France, les avocats de la défense avaient plaidé la liberté d’expression, arguant que les propos tenus relevaient davantage de l’humour noir que d’une volonté de nuire. Pourtant, les juges ont estimé que les humiliations répétées, couplées à l’absence d’intervention des modérateurs, avaient joué un rôle dans l’issue tragique.
Le parquet avait requis une peine plus lourde, notamment en raison du caractère public et médiatisé des actes. La décision rendue ce 5 août pourrait, selon les observateurs, inciter les plateformes à renforcer leurs dispositifs de modération proactive, alors que les cas de harcèlement en ligne continuent de se multiplier.
« Les juges ont considéré que les propos tenus à l’encontre de Jean Pormanove dépassaient le cadre d’un simple badinage entre streamers. Leur répétition et leur publicisation ont contribué à une dégradation de son état psychologique », a précisé un porte-parole du tribunal à Ouest France.
Reste à voir si cette décision fera jurisprudence dans d’autres affaires similaires. Les prochaines échéances judiciaires concernant des faits de harcèlement en ligne seront scrutées de près, notamment celles prévues pour l’automne 2026.
Il s’agit d’une peine complémentaire interdisant aux condamnés d’accéder à certaines plateformes en ligne ou de publier du contenu pendant une durée déterminée. Dans ce cas précis, Naruto et Safine se voient interdire toute activité sur les réseaux sociaux et plateformes de streaming pendant six mois.