Le directeur de la Scala Paris, Frédéric Biessey, a présenté ses excuses pour des propos jugés inappropriés lors d’une intervention devant des lycéens, jeudi dernier, avant que la façade du théâtre ne soit maculée d’un graffiti à caractère antisémite, rapporte Libération.

Ce qu'il faut retenir

  • Frédéric Biessey a reconnu avoir tenu des propos « pas adaptés » à un public de jeunes lors d’une intervention le 5 juin 2026.
  • Un tag « Biessy ami du Hamas » a été retrouvé sur la façade de l’établissement après cette intervention.
  • L’incident survient dans un contexte de tensions autour des questions géopolitiques et de la liberté d’expression.
  • La direction de la Scala Paris n’a pas encore réagi officiellement sur le tag antisémite.

Une intervention contestée devant un public de lycéens

Frédéric Biessey, à la tête de la Scala Paris depuis plusieurs années, a reconnu, lors d’une prise de parole jeudi 5 juin, avoir tenu des propos qui n’étaient « pas adaptés » au jeune public auquel il s’adressait. Selon les informations de Libération, cette intervention aurait été perçue comme polémique par certains élèves, sans que le contenu exact de ses déclarations ne soit précisé pour l’instant.

La Scala Paris, théâtre emblématique de la capitale, accueille régulièrement des représentations et des rencontres culturelles, y compris avec des publics scolaires. Le choix d’inviter un directeur à s’exprimer devant des adolescents soulève des questions sur le cadre et la pertinence de son discours, dans un contexte où les sujets géopolitiques, notamment ceux liés au conflit israélo-palestinien, peuvent susciter des débats sensibles.

Un tag antisémite sur la façade du théâtre

Quelques heures après cette intervention, un graffiti a été découvert sur la façade de la Scala Paris. Le message, « Biessy ami du Hamas », laisse penser à une réaction liée aux propos tenus par le directeur. Ce tag, à caractère antisémite, a été signalé aux autorités compétentes et a fait l’objet d’une plainte pour dégradation de biens publics, selon Libération.

La police judiciaire a été saisie pour identifier les auteurs de ce acte, tandis que la mairie de Paris a indiqué suivre l’affaire de près. Les associations de lutte contre le racisme et l’antisémitisme ont également été alertées, bien qu’aucune réaction officielle n’ait encore été formulée par leur part.

Contexte et réactions attendues

Cet incident s’inscrit dans un climat national marqué par des tensions persistantes autour des questions de liberté d’expression et de responsabilité des intervenants publics. Depuis plusieurs mois, des débats agitent la société française sur la frontière entre débat d’idées et propos pouvant être perçus comme haineux ou stigmatisants.

La Scala Paris, en tant qu’institution culturelle, pourrait être amenée à clarifier sa position dans les prochains jours. Une déclaration officielle de la direction ou des organisateurs de l’événement est attendue pour préciser les circonstances de l’intervention de Frédéric Biessey et les mesures envisagées pour éviter de nouveaux incidents.

Et maintenant ?

Une enquête est en cours pour identifier les auteurs du tag antisémite, tandis que la direction de la Scala Paris devrait发表 une prise de position dans les prochains jours. Une réunion de crise pourrait être organisée avec les associations partenaires et les autorités locales pour faire le point sur les suites à donner. Par ailleurs, la question de la formation des intervenants sur les enjeux de la liberté d’expression face à des publics jeunes pourrait être remise sur le devant de la scène.

Pour rappel, la Scala Paris reste ouverte au public et continue de programmer ses activités habituelles. Les autorités appellent à la prudence et au respect des lieux culturels, alors que des enquêtes sont en cours pour faire toute la lumière sur ces événements.

Frédéric Biessey n’a pas détaillé le contenu de ses propos, se contentant de reconnaître qu’ils n’étaient « pas adaptés » à un public de lycéens, selon Libération.