Steven Spielberg a confirmé dès 2022, lors de la promotion de _The Fabelmans_, qu’il ne « se cachait plus derrière des extraterrestres ni des dinosaures » pour ses projets futurs. Pourtant, son 37e long-métrage, _Disclosure Day_, sorti ce mercredi au cinéma, semble marquer un retour à sa veine extraterrestre, bien que le résultat reste en deçà de ses œuvres les plus abouties, d’après le Figaro.
Le cinéaste, souvent associé à la science-fiction et aux récits de première rencontre avec des êtres venus d’ailleurs, y aborde les extraterrestres avec une approche à la fois sérieuse et symbolique. Pour Spielberg, ces figures ne sont pas de simples divertissements, mais des outils narratifs permettant d’explorer des questions plus profondes, qu’il s’agisse de transcendance ou de la condition humaine. Une lecture qui, d’après le Figaro, traverse toute son œuvre, des _Dents de la mer_ aux _Rencontres du troisième type_.
Ce qu'il faut retenir
- Steven Spielberg signe son 37e long-métrage, _Disclosure Day_, sorti en salles ce 9 juin 2026.
- Le film s’inscrit dans la veine des thrillers paranoïaques des années 1970, avec une référence explicite à des classiques du genre.
- Spielberg utilise les extraterrestres comme métaphore, abordant des thèmes universels tels que la foi, la peur et la condition humaine.
- _Disclosure Day_ est perçu comme un retour au divertissement pur, loin du cinéma autobiographique de _The Fabelmans_ (2022).
- Le réalisateur a toujours considéré les aliens comme des figures sérieuses, bien au-delà d’un simple ressort scénaristique.
Un hommage aux thrillers des années 1970
Dès les premières minutes, _Disclosure Day_ s’affiche comme un hommage aux thrillers paranoïaques des années 1970. D’après le Figaro, le film évoque les codes des réalisateurs de cette époque, où la méfiance envers les institutions et les secrets gouvernementaux structuraient les intrigues. On pense notamment aux œuvres de Alan J. Pakula ou Sydney Lumet, où le suspense naissait de l’incertitude et de la suspicion généralisée.
Ce choix de direction artistique n’est pas anodin : il reflète une volonté de renouer avec un cinéma où l’angoisse était palpable, sans recourir aux effets spéciaux contemporains. Spielberg, qui a grandi dans l’âge d’or de la science-fiction, semble ici puiser dans ce bagage culturel pour offrir une œuvre à la fois nostalgique et moderne.
Un retour à la science-fiction, mais avec quelles ambitions ?
La sortie de _The Fabelmans_ en 2022 avait marqué un tournant dans la carrière de Spielberg. Ce film autobiographique, centré sur son enfance et la rupture de ses parents, avait été salué pour sa sincérité, mais avait échoué commercialement aux États-Unis. D’après le Figaro, _Disclosure Day_ pourrait être interprété comme un renoncement à un cinéma plus introspectif, au profit d’un retour aux récits spectaculaires et grand public.
Pourtant, cette lecture serait réductrice. Spielberg a toujours traité les extraterrestres comme des personnages à part entière, porteurs de sens. Dans _Disclosure Day_, les aliens ne servent pas uniquement de prétexte à des scènes de destruction : ils incarnent, comme dans ses films précédents, une forme de miroir tendu aux Terriens. « Les aliens racontent Spielberg en particulier et les Terriens en général », souligne le réalisateur dans une interview accordée au Figaro en 2022.
Une réception contrastée pour un film en demi-teinte
Si le film a le mérite de renouer avec des thèmes chers à Spielberg, _Disclosure Day_ peine à atteindre la puissance de ses œuvres les plus emblématiques. Le scénario, bien que soigné, manque parfois de profondeur, et l’équilibre entre suspense et réflexion reste fragile. D’après le Figaro, le film oscille entre un hommage assumé aux classiques du genre et une tentative de modernisation qui n’emporte pas totalement l’adhésion.
Pour les spectateurs peu familiers avec l’œuvre de Spielberg, _Disclosure Day_ pourrait apparaître comme un divertissement efficace, mais sans grande originalité. En revanche, ceux qui connaissent le cinéaste y verront peut-être un clin d’œil nostalgique, une manière pour lui de retrouver ses racines tout en explorant de nouvelles pistes narratives.
Avec _Disclosure Day_, Spielberg signe un film qui, malgré ses limites, confirme son attachement aux récits extraterrestres. Si l’œuvre ne révolutionne pas le genre, elle offre une occasion de revenir sur l’héritage d’un cinéaste dont l’influence sur le cinéma mondial reste inégalée. Reste à savoir si ce retour aux sources séduira autant que ses grands classiques.
_Disclosure Day_ s’inspire ouvertement des codes des thrillers paranoïaques de cette époque, notamment par son atmosphère de suspicion généralisée et son exploration des secrets gouvernementaux. Le film reprend des éléments narratifs et visuels caractéristiques de réalisateurs comme Alan J. Pakula ou Sydney Lumet, tout en les adaptant à une intrigue moderne.