Les deux parcs de Disneyland Paris, situés à Marne-la-Vallée, ont enregistré une forte croissance de leur fréquentation entre avril et juin 2026, selon les résultats trimestriels publiés par The Walt Disney Company le 5 août. Cette performance intervient après l’inauguration, fin mars, de World of Frozen, une extension entièrement dédiée à l’univers de la Reine des Neiges.

Ce qu'il faut retenir

  • Les parcs franciliens de Disneyland Paris ont connu une hausse de fréquentation entre avril et juin 2026, après l’ouverture de World of Frozen le 29 mars.
  • En 2024, les deux parcs avaient accueilli 15,8 millions de visiteurs, un chiffre stable malgré des tarifs en hausse.
  • Disney a investi 2 milliards d’euros pour restructurer le parc Walt Disney Studios, rebaptisé Disney Adventure World, incluant des zones Marvel et Reine des Neiges.
  • La fréquentation globale des parcs et croisières Disney a progressé de 4 % ce trimestre, contre 3 % aux États-Unis, malgré un contexte touristique défavorable.
  • Les parcs asiatiques (Hong Kong et Shanghai) affichent un dynamisme inférieur, selon l’entreprise.

Cette extension, qui a presque doublé la taille du parc Walt Disney Studios, s’inscrit dans un plan d’investissement de près de 2 milliards d’euros lancé en 2017 par Disney après la reprise totale de sa filiale française. Le groupe a restructuré en profondeur ce second parc, initialement critiqué pour son manque d’immersion. World of Frozen, inauguré fin mars, a rapidement trouvé son public, selon les déclarations du groupe.

Le parc Walt Disney Studios, désormais renommé Disney Adventure World, a bénéficié de plusieurs ajouts depuis 2022 : une zone dédiée à l’univers Marvel avec le Marvel Avengers Campus, puis une nouvelle allée centrale et un lac de 3 hectares. Une zone dédiée au Roi Lion, incluant une attraction aquatique, est en construction et devrait compléter ce projet d’envergure. Ce plan, étalé sur une décennie, vise à moderniser et enrichir l’expérience proposée aux visiteurs.

Bien que Disneyland Paris ne communique plus officiellement ses chiffres de fréquentation depuis une dizaine d’années, les estimations de la Themed Entertainment Association — référence du secteur — indiquent que les deux parcs franciliens avaient accueilli 15,8 millions de visiteurs en 2024. Un chiffre jugé relativement stable malgré une hausse des prix d’entrée ces dernières années, à l’exception de la période de la pandémie de Covid-19.

Une stratégie payante pour la branche « expériences » de Disney

La performance des parcs franciliens s’inscrit dans un contexte plus large de croissance pour la branche « expériences » de Disney. Selon les résultats trimestriels publiés le 5 août, l’ensemble des parcs et des bateaux de croisières du groupe a enregistré une hausse de 4 % de sa fréquentation ce trimestre, par rapport à la même période en 2025. Aux États-Unis, les parcs Disneyland Resort en Californie et Walt Disney World en Floride ont vu leur affluence augmenter de 3 %, malgré des vents contraires pesant sur le tourisme international. Ces difficultés s’expliquent en partie par le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, qui a contribué à une baisse de l’attractivité des États-Unis pour les touristes étrangers.

En revanche, la fréquentation des parcs asiatiques, notamment ceux de Hong Kong et Shanghai, reste en demi-teinte. Disney a reconnu un manque de dynamisme dans cette région et s’attend à des résultats similaires pour le prochain trimestre. Le site de Tokyo, où se trouvent deux parcs Disney très populaires, n’est en revanche pas géré directement par le groupe américain, mais par un franchisé local.

La branche « expériences » devient la vache à lait du groupe

En quelques années, la branche « expériences » de Disney — qui regroupe les parcs, les croisières et les expériences immersives — est devenue la principale source de revenus du groupe. En 2023, Disney avait annoncé un investissement colossal de 60 milliards de dollars sur dix ans dans cette activité. Ces investissements visent à moderniser et étendre les infrastructures existantes, tout en créant de nouvelles expériences pour les visiteurs.

Pour le seul trimestre écoulé, cette branche a généré un chiffre d’affaires de 9,968 milliards de dollars et un résultat opérationnel de 3,017 milliards de dollars. À titre de comparaison, ce chiffre d’affaires est quasi équivalent à celui de la branche historique du divertissement (studios et streaming), mais avec une rentabilité deux fois supérieure. « Cette performance illustre la résilience et l’attractivité de nos parcs », a déclaré un porte-parole de Disney, cité dans les résultats trimestriels.

Un modèle économique qui mise sur l’immersion et l’innovation

L’extension World of Frozen et la restructuration du parc Walt Disney Studios s’inscrivent dans une stratégie plus large visant à transformer Disneyland Paris en une destination toujours plus immersive et compétitive. Avec des investissements massifs et une offre renouvelée, le groupe espère attirer davantage de visiteurs internationaux et fidéliser sa clientèle locale. L’ajout d’une zone dédiée au Roi Lion, prévue pour les prochaines années, devrait encore enrichir l’offre du parc.

Cette stratégie semble porter ses fruits, comme en témoigne la hausse de fréquentation enregistrée au premier semestre 2026. Pour autant, le groupe reste prudent quant à l’évolution du tourisme international, notamment en raison des incertitudes économiques et géopolitiques. « Nous restons attentifs aux tendances du marché et adaptons notre offre en conséquence », a indiqué un responsable de Disneyland Paris.

Et maintenant ?

La prochaine étape pour Disneyland Paris consistera à finaliser les travaux de la zone Roi Lion, prévue pour compléter l’extension World of Frozen. Si la tendance actuelle se poursuit, le groupe pourrait envisager de nouveaux investissements pour moderniser d’autres attractions ou créer de nouvelles zones thématiques. Par ailleurs, l’évolution de la fréquentation des parcs asiatiques fera l’objet d’une attention particulière, dans un contexte de ralentissement économique en Chine. Enfin, la stratégie de prix, déjà en hausse ces dernières années, pourrait être réévaluée en fonction de la demande et de la concurrence.

Avec des investissements massifs et une offre en constante évolution, Disneyland Paris semble bien parti pour confirmer sa place de leader en Europe parmi les parcs à thème. La performance des derniers mois laisse présager un avenir prometteur, même si les défis économiques et touristiques restent à surveiller.

La prochaine attraction majeure prévue est une zone dédiée au Roi Lion, incluant une attraction aquatique. Elle devrait compléter les extensions déjà inaugurées, comme World of Frozen et le Marvel Avengers Campus. Aucune date officielle n’a encore été annoncée, mais les travaux sont en cours.

Non, Disneyland Paris n’a plus communiqué officiellement ses chiffres de fréquentation depuis une dizaine d’années. Les estimations proviennent de la Themed Entertainment Association, qui évalue à 15,8 millions le nombre de visiteurs en 2024 pour les deux parcs franciliens.