La disparition de Lyhanna, 11 ans, le 29 mai à Fleurance (Gers), prend une nouvelle tournure avec l’interpellation de Jérôme B., 41 ans, père d’une camarade de classe de l’enfant. Selon Le Figaro, ce dernier est visé depuis plusieurs années par des signalements et plaintes pour viols sur mineures. Les enquêteurs s’appuient sur des images de vidéosurveillance le montrant en compagnie de la fillette avant sa disparition.
Ce qu'il faut retenir
- Jérôme B., 41 ans, est le dernier à avoir été aperçu avec Lyhanna, 11 ans, le 29 mai vers 15 heures à la sortie du collège Hubert-Reeves à Fleurance.
- Il participait deux heures plus tard à une fête scolaire à Montestruc-sur-Gers, à quelques kilomètres, alors que le corps d’un enfant a été retrouvé jeudi dans un silo agricole.
- Le suspect, d’abord nié avoir fait monter Lyhanna dans sa voiture, a finalement reconnu l’avoir déposée à la piscine municipale avant d’être confronté aux preuves.
- Jérôme B. était déjà connu des autorités pour des signalements et plaintes pour viols sur mineures, selon les informations recueillies par Le Figaro.
- L’identification du corps découvert reste en cours, mais les circonstances de sa mort suscitent de vives interrogations.
Un profil qui s’assombrit jour après jour
Avant sa mise en examen, Jérôme B. était décrit par les habitants de Fleurance comme un homme « sociable, mais plutôt discret ». Ce portrait contraste aujourd’hui avec les éléments recueillis par l’enquête. Les vidéosurveillances montrent sans ambiguïté la fillette monter dans sa voiture ce 29 mai à 15h02, alors que le suspect affirmait initialement ne l’avoir croisée que brièvement. Les enquêteurs ont rapidement identifié ce témoignage comme un élément central de l’affaire.
Les habitants du village, où la disparition a suscité une onde de choc, évoquent désormais un homme au passé trouble. « On ne savait pas grand-chose de lui, mais son comportement avait toujours semblé étrange », confie une voisine sous couvert d’anonymat. Les signalements répétés pour des faits graves, remontant à plusieurs années, ont refait surface dans les médias locaux avant d’être confirmés par Le Figaro.
Des aveux tardifs et des incohérences persistantes
Lors de son audition, Jérôme B. a d’abord nié tout lien avec la disparition de Lyhanna, avant d’admettre l’avoir vue ce jour-là. Il a ensuite déclaré l’avoir « simplement déposée à la piscine municipale de Fleurance », une version que les enquêteurs ont rapidement contestée. « Les images sont accablantes. Il n’y a aucun doute sur sa présence avec la fillette », souligne un officier de police judiciaire cité par Le Figaro.
Les contradictions du suspect n’ont fait qu’alourdir son cas. Alors que les recherches s’intensifiaient, il a été interpellé dans la soirée du jeudi 4 juin. La découverte du corps d’un enfant dans un silo agricole, à quelques kilomètres de Fleurance, a précipité les événements. L’identification de la victime est en cours, mais les circonstances de sa mort restent floues.
Un passé judiciaire lourd de soupçons
Selon les informations du quotidien national, Jérôme B. était visé depuis plusieurs années par des signalements pour des faits graves impliquant des mineures. Ces éléments, bien que non détaillés dans l’article, ont été confirmés par des sources judiciaires. « Ces antécédents expliquent pourquoi les enquêteurs se sont rapidement intéressés à lui », précise Le Figaro. La multiplication des plaintes et des témoignages avait déjà attiré l’attention des services sociaux locaux.
Le suspect, père d’une fillette de 7 ans scolarisée à Montestruc-sur-Gers, participait activement à la vie du village. Il était notamment présent à la fête de fin d’année de l’école primaire de sa cadette, deux heures seulement après avoir été vu avec Lyhanna. Ce détail, ajouté à la découverte macabre du silo, donne à l’affaire une dimension particulièrement glaçante.
Un village sous le choc et des questions sans réponse
Fleurance, petite commune du Gers d’environ 3 500 habitants, est sous le choc depuis la disparition de la fillette. Les recherches, menées conjointement par les gendarmes et les habitants, se poursuivent malgré l’interpellation du suspect. « Le temps joue contre nous », a déclaré le maire de la commune, évoquant un « dysfonctionnement d’État » dans la gestion des signalements antérieurs.
Les parents de Lyhanna, comme ceux du village, refusent de baisser les bras. « On garde espoir, même si la situation est désespérante », confie une amie de la famille. Les autorités appellent à la prudence, rappelant que l’enquête en est encore à ses débuts. La découverte du corps, bien que non officiellement identifié, a douché les dernières lueurs d’espoir.
Cette affaire relance une fois de plus le débat sur la protection des mineurs et la gestion des signalements par les autorités. Les associations de défense de l’enfance pourraient demander un audit des procédures en vigueur dans le Gers. Quant au village de Fleurance, il devra désormais composer avec cette tragédie qui a profondément marqué ses habitants.
Jérôme B. est le père d’une camarade de classe de Lyhanna, âgée de 7 ans. Il a été aperçu pour la dernière fois en compagnie de la fillette de 11 ans le 29 mai à 15h02, à la sortie du collège Hubert-Reeves à Fleurance, selon les images de vidéosurveillance rapportées par Le Figaro.
Le corps d’un enfant a été découvert jeudi 4 juin en fin de journée dans un silo d’une exploitation agricole, située à quelques kilomètres de Fleurance. L’identification de la victime est en cours, mais les enquêteurs n’ont pas encore confirmé qu’il s’agissait de Lyhanna.