La disparition de Lyhanna, 13 ans, enlevée le 15 mai 2026 à Puycasquier (Gers), a mis en lumière l’absence d’application d’une circulaire gouvernementale datant de 2022. Celle-ci visait à accélérer le traitement des affaires impliquant des mineurs victimes d’infractions graves. Selon BFM - Faits Divers, cette négligence serait au cœur des dysfonctionnements constatés dans l’enquête.

Ce qu'il faut retenir

  • Une circulaire de 2022, priorisant les dossiers d’enfants victimes, n’a pas été appliquée dans l’affaire Lyhanna, d’après BFM - Faits Divers.
  • Un corps a été retrouvé dans un silo agricole à Crans-Montana (Hautes-Pyrénées) ce 5 juin 2026, identifié comme celui de la jeune fille.
  • Emmanuel Macron a évoqué un « dysfonctionnement clair » dans la gestion de cette affaire.
  • Une réunion de crise est prévue aujourd’hui à Matignon pour faire le point sur les suites judiciaires et administratives.
  • La présidente de La voix de l’enfant a souligné la nécessité de « ne pas faire peser sur les enfants les faits commis par les parents ».

Une circulaire ignorée, des conséquences lourdes

Le 15 mai 2026, Lyhanna, collégienne de 13 ans, disparaît dans la commune de Puycasquier. Dès les premiers jours, les enquêteurs s’orientent vers un enlèvement, mais l’absence de réactivité des services judiciaires et policiers interroge. Comme le rapporte BFM - Faits Divers, une circulaire ministérielle de 2022, intitulée « Priorité aux mineurs victimes », imposait un traitement accéléré des dossiers impliquant des enfants. Pourtant, dans cette affaire, les procédures n’ont pas été suivies avec la célérité requise.

Les familles, les associations et même le président de la République ont pointé du doigt ce manque de rigueur. « Il est clair qu’il y a un dysfonctionnement », a déclaré Emmanuel Macron lors d’un déplacement en Haute-Garonne, sans préciser s’il visait directement cette circulaire. De son côté, la présidente de La voix de l’enfant, Marie Derain de Vaucresson, a rappelé : « Il faut que notre société ne fasse pas peser, sur les enfants, les faits commis par les parents ». Une prise de position qui reflète l’émotion générale face à cette tragédie.

Crans-Montana : le silo agricole, scène de crime

Ce jeudi 5 juin 2026, soit près de trois semaines après la disparition de Lyhanna, les enquêteurs ont découvert un corps dans un silo agricole situé à Crans-Montana, dans les Hautes-Pyrénées. Les premières analyses ont confirmé qu’il s’agissait de celui de la jeune fille. BFM - Faits Divers indique que cette piste avait été explorée dès les premiers jours de l’enquête, mais que les investigations avaient été ralenties par des problèmes logistiques et administratifs.

Le maire de Puycasquier, Jean-Luc Despaux, a réagi avec émotion : « On se sent presque coupables que ça se soit passé sur nos terres ». Il a ajouté que la commune, profondément touchée, avait mis en place une cellule psychologique pour les élèves du collège local, fermé en signe de deuil. Les cours ont été suspendus, et une cérémonie de recueillement a été organisée ce matin même.

Réunion de crise à Matignon et convocations exceptionnelles

Face à l’ampleur du scandale et à la pression médiatique, le gouvernement a décidé de convoquer une réunion de crise aujourd’hui à Matignon. L’objectif ? Faire un point complet sur l’enquête et les dysfonctionnements identifiés. Selon BFM - Faits Divers, les procureurs généraux ont été convoqués exceptionnellement au ministère de la Justice pour expliquer les retards dans le traitement de l’affaire.

Par ailleurs, une cellule psychologique a été déployée dans le collège de Lyhanna, où les élèves ont pu partager leur chagrin lors d’un temps d’échange. Les parents, quant à eux, ont demandé à rencontrer les proches de la jeune fille pour « comprendre l’état d’esprit » de Jessica et Jacques Moretti, ses parents, dont le parcours est désormais sous le feu des projecteurs.

Les Moretti dans le viseur des enquêteurs

Jérôme Barella, figure locale, est au cœur des investigations. BFM - Faits Divers révèle qu’il aurait été en contact avec la famille Moretti le jour de la disparition de Lyhanna. Son parcours est actuellement passé au crible par les enquêteurs, qui tentent de reconstituer les dernières heures de la jeune fille. Les procureurs n’ont pas communiqué sur d’éventuelles mises en examen, mais l’affaire prend une tournure judiciaire complexe.

En parallèle, la justice américaine a connu un épisode similaire ce week-end, lorsqu’une lycéenne du Texas a été interrompue lors de sa remise de diplôme après avoir critiqué les politiques migratoires de l’ICE. Un parallèle qui rappelle l’importance du traitement médiatique et judiciaire des affaires impliquant des mineurs.

Et maintenant ?

Les prochaines étapes s’annoncent décisives. Une autopsie est en cours pour déterminer les causes exactes du décès de Lyhanna. Les résultats pourraient être connus d’ici 48 heures. Par ailleurs, la réunion de crise de ce vendredi à Matignon devrait permettre de clarifier les responsabilités administratives et judiciaires. Enfin, l’enquête sur le rôle de Jérôme Barella et des Moretti devrait s’intensifier, avec d’éventuelles gardes à vue et perquisitions.

Cette affaire soulève des questions cruciales sur l’application des circulaires ministérielles et la protection des mineurs. Alors que les familles pleurent leur enfant, la société attend des réponses rapides et une justice irréprochable.

Cette circulaire, publiée par le ministère de la Justice, imposait un traitement prioritaire et accéléré des dossiers impliquant des enfants victimes d’infractions graves (enlèvements, agressions sexuelles, etc.). Elle visait à réduire les délais judiciaires et à améliorer la coordination entre les services de police et de gendarmerie.

Les autorités judiciaires ont indiqué que les résultats préliminaires pourraient être rendus publics d’ici 48 heures, soit dans la soirée du 6 juin 2026 ou au plus tard le 7 juin.