Le débat sur la fiscalité et les impôts est au cœur de la campagne présidentielle en France. Selon Le Figaro, Dominique de Villepin, probable candidat à la présidentielle, a estimé mercredi que le vainqueur de l'élection devra forcément augmenter les impôts et que ceux qui prétendent le contraire sont des « menteurs ».
Dans une conférence de presse ouverte à quelques médias et à des influenceurs, Dominique de Villepin a affirmé : « Tout le monde souhaiterait pouvoir dire ’’nous n'augmenterons pas les impôts’’ ». Cependant, il a souligné que « tous ceux qui seront élus les augmenteront, c'est aussi simple que ça. Donc il y a des menteurs, et puis il y a des gens qui essaient d'anticiper la vérité ».
Ce qu'il faut retenir
- Dominique de Villepin estime que les candidats qui promettent de ne pas augmenter les impôts sont des « menteurs »
- Il plaide pour une nouvelle contribution des plus aisés avec un retour, sous une nouvelle forme, de l'impôt sur la fortune (ISF) supprimé en 2018
- Il souhaite ramener le déficit public sous les 3% du PIB à la fin du prochain quinquennat
Le candidat Renaissance, Gabriel Attal, a promis un plan d'économies sans hausse d'impôts. En revanche, Dominique de Villepin estime que ne pas augmenter les impôts serait ignorer « l'immensité du trou qui est devant nous ».
Il a également dénoncé « l'irresponsabilité » de certains partis politiques de gauche qui pensent « que la seule solution, c'est d'aller tondre les riches ».
Contexte et réactions
Dominique de Villepin s'exprimait au siège parisien de son jeune parti, La France Humaniste, devant une poignée de journalistes ainsi qu'une dizaine d'influenceurs et de représentants des nouveaux médias.
Il a justifié son choix de réserver cette conférence de presse à certains médias et influenceurs en expliquant que les Français « ne consomment pas l'information de la même façon » aujourd'hui et s'appuient davantage sur les réseaux sociaux.
Et maintenant ?
Les réactions à ces déclarations sont attendues, notamment de la part des autres candidats à la présidentielle. La question de la fiscalité et des impôts devrait continuer à être au cœur des débats dans les semaines à venir.
Il est important de noter que Dominique de Villepin n'a pas encore officialisé sa candidature, mais il est considéré comme un probable candidat. Ses intentions de vote sont actuellement faibles, mais il bénéficie d'une popularité élevée.