Selon RFI, l’ancien président américain Donald Trump voit son image publique continuer de se dégrader aux États-Unis, un phénomène qui s’accélère depuis plusieurs mois. Plusieurs indicateurs politiques et médiatiques témoignent d’un recul marqué de sa popularité, tandis que des critiques internes à son propre camp se multiplient. Cette tendance intervient dans un contexte électoral tendu, alors que les élections de mi-mandat approchent à grands pas.
Ce qu'il faut retenir
- Donald Trump enregistre une baisse significative de sa cote de popularité, selon plusieurs sondages nationaux.
- Des figures républicaines modérées commencent à distancier publiquement le milliardaire, une première dans son parti.
- Les révélations judiciaires et les propos controversés de Trump alimentent une défiance croissante chez les électeurs indépendants.
- Les élections de mi-mandat de novembre 2026 pourraient être affectées par cette tendance, selon les analystes politiques.
Une popularité en chute libre
D’après les derniers sondages publiés début août 2026, Donald Trump affiche une cote d’approbation en baisse de 42 % à 35 % en l’espace de trois mois, selon RFI. Cette chute intervient dans un contexte où l’ancien président reste une figure centrale du Parti républicain, mais où son influence semble s’effriter auprès des électeurs modérés. Les enquêtes d’opinion, comme celles réalisées par YouGov ou Quinnipiac, indiquent également que 60 % des Américains interrogés considèrent désormais que ses propos « divisent davantage la société » qu’ils ne la fédèrent.
Des dissensions au sein du Parti républicain
Autant dire que la situation est inédite pour un ancien président en exercice : plusieurs figures républicaines, jusqu’alors loyales, commencent à prendre leurs distances. Larry Hogan, gouverneur du Maryland et candidat potentiel à la présidentielle de 2028, a récemment déclaré que « Donald Trump n’est plus la solution, mais un problème pour l’Amérique ». D’autres, comme Mitt Romney, ont multiplié les critiques sur les réseaux sociaux, évoquant un « leadership toxique ». Selon RFI, ces prises de position reflètent une inquiétude croissante au sein du GOP, où certains craignent que la nomination de Trump comme candidat en 2028 ne condamne le parti à une nouvelle défaite.
Bref, cette dynamique pourrait affaiblir la stratégie républicaine en vue des élections de novembre 2026, où les candidats soutenus par Trump peinent à séduire au-delà de sa base historique. Les primaires dans plusieurs États clés, comme la Géorgie ou l’Arizona, ont révélé des divisions persistantes au sein de l’électorat conservateur.
Les affaires judiciaires et les déclarations polémiques
Les révélations judiciaires concernant Donald Trump et ses proches continuent de peser sur son image. Les enquêtes en cours, notamment celle menée par le procureur de Géorgie sur les pressions exercées lors de l’élection de 2020, ainsi que les poursuites fédérales pour détournement de fonds et fraude fiscale, alimentent une défiance croissante. RFI souligne que 45 % des Américains estiment que ces affaires devraient l’empêcher de se représenter, un chiffre en hausse de 10 points depuis le début de l’année.
Ses déclarations récentes, comme celle qualifiant les manifestants antiracistes de « terroristes » lors d’un meeting en Floride le 3 août 2026, ont également suscité de vives réactions. Plusieurs médias, dont CNN et MSNBC, ont diffusé en boucle des extraits de ce discours, contribuant à creuser l’écart entre Trump et les électeurs modérés. « Ces propos ne reflètent pas les valeurs de l’Amérique », a réagi Liz Cheney, ancienne membre du Congrès, dans une tribune publiée par le Washington Post.
Un impact déjà visible sur les élections de mi-mandat
Les analystes politiques s’interrogent sur les conséquences de cette dégradation pour les élections de novembre 2026. Selon RFI, les candidats républicains soutenus par Trump dans des circonscriptions clés, comme la Pennsylvanie ou le Michigan, enregistrent un retard de 5 à 8 points dans les intentions de vote par rapport aux projections de début d’année. Les démocrates, de leur côté, misent sur cette tendance pour tenter de reprendre le contrôle de la Chambre des représentants, actuellement détenue par les républicains.
Dans un communiqué diffusé le 7 août, la direction du Parti démocrate a déclaré : « L’Amérique a besoin d’unité, pas de division. Les propos et les actions de Donald Trump ne servent pas l’intérêt général, mais alimentent les tensions sociales. » Un discours qui contraste avec la stratégie de confrontation adoptée par Trump, mais qui semble trouver un écho croissant auprès de l’électorat.
Quoi qu’il en soit, les dynamiques politiques américaines semblent plus incertaines que jamais, alors que le pays se dirige vers un scrutin où l’enjeu n’est autre que l’équilibre des pouvoirs pour les deux prochaines années.
Selon RFI, les sondages de YouGov et Quinnipiac publiés début août 2026 montrent une chute de 42 % à 35 % de sa cote d’approbation. Gallup indique également que 55 % des Américains désapprouvent désormais son action, un record depuis son départ de la Maison-Blanche en 2021.