Donald Trump a relayé sur son réseau social, ce 9 mai 2026, un article affirmant que **plus de 50 % des Américains** seraient opposés à ce que l’Iran obtienne l’arme nucléaire, selon BMF - International. Cette publication s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes entre Washington et Téhéran, marqué par des déclarations belliqueuses des deux côtés et un déploiement militaire américain dans la région.
Ce qu'il faut retenir
- Donald Trump a partagé sur son réseau social un article indiquant que **plus de 50 % des Américains** souhaitent que l’Iran ne développe pas l’arme nucléaire.
- Les Gardiens de la Révolution iraniens ont menacé de cibler des sites américains avec leurs missiles et drones.
- Les frappes israéliennes se sont intensifiées dans le sud-Liban, aggravant les tensions régionales.
- Un navire de guerre américain, l’Ocean Trader, est positionné près de la base de Diego Garcia, dans l’océan Indien.
- La Chine et la Russie sont perçues comme des soutiens stratégiques de l’Iran dans ce conflit.
Une affirmation relayée dans un contexte de crise diplomatique
L’article partagé par l’ancien président américain, désormais candidat à un nouveau mandat, repose sur un sondage dont les résultats ont été rendus publics en avril 2026. Selon cette enquête, une majorité d’Américains exprimeraient leur préférence pour que l’Iran renonce à son programme nucléaire militaire. Cette position, si elle se confirme, pourrait renforcer la pression politique sur l’administration en place pour adopter une ligne plus dure vis-à-vis de Téhéran. « Les États-Unis ne peuvent se permettre de tolérer une prolifération nucléaire en Iran », a rappelé Trump dans sa publication.
Pour autant, cette prise de position intervient alors que les relations entre Washington et Téhéran n’ont cessé de se dégrader depuis le début de l’année. Les deux pays s’accusent mutuellement de provocations, tandis que les incidents en mer et les cyberattaques se multiplient. — La Maison-Blanche n’a pas encore réagi officiellement à cette publication, mais des sources proches du Pentagone indiquent que des scénarios d’intervention restent à l’étude.
Les Gardiens de la Révolution iraniens menacent les États-Unis
Côté iranien, les déclarations se font de plus en plus menaçantes. Les Gardiens de la Révolution ont affirmé, dans un communiqué transmis ce matin, que « leurs missiles et drones sont déjà braqués sur des cibles américaines et prêts à tirer sur ordre ». Une rhétorique qui rappelle celle employée lors des crises précédentes, mais qui prend une résonance particulière après des mois de tensions accrues.
Dans le même temps, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien a indiqué que « la réponse de l’Iran à la proposition américaine reste en cours d’examen ». Cette proposition, non détaillée dans les médias, pourrait concerner des négociations indirectes sous égide internationale. — Pour l’heure, Téhéran semble adopter une posture de fermeté, tout en laissant planer le doute sur ses intentions réelles.
Un déploiement militaire américain sans précédent dans le Golfe
Le renforcement des moyens militaires américains dans la région se poursuit. Selon des sources militaires citées par BMF - International, un destroyer et des hélicoptères Apache ont été déployés dans le détroit d’Ormuz, une zone stratégique pour le transit du pétrole. Un navire de soutien logistique, l’Ocean Trader, a également été positionné près de la base militaire américaine de Diego Garcia, dans l’océan Indien. Cette manœuvre s’ajoute aux frappes israéliennes qui se sont intensifiées dans le sud-Liban, où les échanges de tirs avec le Hezbollah se multiplient depuis plusieurs semaines.
Ces mouvements de troupes s’inscrivent dans une stratégie plus large visant à dissuader l’Iran de toute escalade militaire. Pourtant, les risques d’incident restent élevés. « La situation est extrêmement volatile », a souligné un analyste du *Washington Institute for Near East Policy*, rappelant que toute erreur d’appréciation pourrait déclencher un conflit ouvert.
La Chine et la Russie, alliés de circonstance de l’Iran ?
L’isolement diplomatique de l’Iran semble relatif, tant Pékin que Moscou multiplient les gestes de soutien. « La Chine et la Russie sont les grands perdants de cette guerre », a déclaré Philippe Karsenty, porte-parole du comité Trump France, lors d’une intervention télévisée. Une affirmation qui contraste avec les analyses de certains observateurs, pour qui ces deux pays jouent un rôle clé dans le maintien à flot de l’économie iranienne.
De son côté, Vladimir Poutine a confirmé ce week-end que la Russie entretenait de « bonnes relations » avec l’Iran, tout en appelant à la retenue. « Nous ne voulons pas d’une nouvelle guerre au Moyen-Orient », a-t-il précisé lors d’une conférence de presse. — Ces déclarations interviennent alors que les négociations entre Téhéran et les grandes puissances sur le programme nucléaire iranien sont au point mort depuis plusieurs mois.
Les prochaines semaines diront si les canaux diplomatiques peuvent encore éviter une confrontation directe, ou si la région s’achemine vers un nouveau conflit ouvert.
L’Iran joue un rôle clé en raison de son programme nucléaire, qui inquiète les États-Unis et leurs alliés, mais aussi de son influence régionale via des groupes comme le Hezbollah au Liban ou les Houthis au Yémen. Son alliance avec la Chine et la Russie en fait un acteur incontournable, malgré les sanctions internationales.