Selon Le Figaro, Donald Trump a publié sur son réseau social Truth Social un classement des meilleurs présidents des États-Unis, où il s’attribue la première place. L’ancien locataire de la Maison-Blanche, devenu le 47e président du pays en 2017 puis réélu en 2025, y défend l’idée qu’il serait « the greatest », une expression qu’il utilise fréquemment lors de ses discours et interventions publiques.
Ce qu'il faut retenir
- Donald Trump a publié un classement des présidents américains sur Truth Social, où il se place en première position, se qualifiant de « the greatest ».
- Son palmarès inclut six présidents historiques, dont Abraham Lincoln, George Washington et Thomas Jefferson.
- Il classe Joe Biden et Barack Obama dans la catégorie des « échecs » (« failures »).
- Trump s’appuie en partie sur un classement du magazine Life datant de 1948 pour établir sa liste.
- Un sondage Reuters/Ipsos publié le 24 août 2026 révèle que seulement 33 % des Américains sont satisfaits de son action présidentielle.
Un classement largement auto-centré
Dans son classement, Donald Trump a sélectionné six présidents qu’il considère comme « grands » dans l’histoire américaine. Parmi eux figurent des figures emblématiques comme Abraham Lincoln, connu pour avoir aboli l’esclavage, George Washington, considéré comme l’un des pères fondateurs des États-Unis, ou encore Thomas Jefferson, principal rédacteur de la Déclaration d’indépendance. Trump a également évoqué d’autres personnalités historiques, sans préciser leur position exacte dans son classement.
Côté mauvaises notes, le président américain n’a pas hésité à placer ses prédécesseurs démocrates, Joe Biden et Barack Obama, dans la catégorie des « échecs » (« failures »). Cette classification intervient alors que Trump multiplie les critiques à l’encontre de ses opposants politiques, comme en témoigne son usage répété de l’expression « Barack Hussein Obama » lors de ses prises de parole, une référence à des théories complotistes sur les origines du 44e président américain. Plusieurs anciens dirigeants, dont les présidents George H.W. Bush et George W. Bush, ont été omis de cette liste.
Un palmarès inspiré d’un classement historique
Pour établir son propre classement, Donald Trump s’est largement inspiré d’un palmarès publié par le magazine Life en 1948. Cette publication, réalisée il y a près de 80 ans, avait pour objectif de déterminer les présidents américains les plus marquants de l’histoire. Trump a repris cette méthodologie, tout en y intégrant ses propres critères et ses préférences personnelles.
La publication de ce classement intervient à un moment où la popularité de Trump atteint des niveaux historiquement bas. Selon un sondage Reuters/Ipsos rendu public le 24 août 2026, seulement 33 % des Américains se déclarent satisfaits de son action à la tête du pays, tandis que 65 % des sondés expriment une opinion défavorable. Ces chiffres illustrent une impopularité record pour le locataire de la Maison-Blanche, dans un contexte marqué par des divisions politiques persistantes.
Un classement qui reflète les divisions politiques aux États-Unis
La publication de ce palmarès coïncide avec la diffusion d’une enquête diffusée sur la chaîne CNN, dans laquelle des électeurs républicains étaient invités à désigner le président américain qu’ils admiraient le plus. Les résultats de ce sondage, non représentatifs de l’ensemble de la population, placent Trump en tête avec 53 % des voix, devant Ronald Reagan (18 %) et Abraham Lincoln (8 %).
Ces chiffres, bien que partiels, révèlent une polarisation accrue de l’électorat américain, où les sympathisants républicains semblent majoritairement soutenir leur leader actuel. Trump, connu pour son style direct et provocateur, utilise régulièrement ce type de classement pour renforcer son image et mobiliser sa base électorale, notamment à quelques mois de potentielles élections intermédiaires ou d’une nouvelle candidature en 2028.
En attendant, les prochains mois devraient être marqués par une intensification des débats politiques aux États-Unis, dans un contexte déjà tendu. La publication de ce classement, bien que largement perçue comme subjective, pourrait alimenter les discussions sur la perception de l’histoire américaine et le rôle des présidents dans la mémoire collective.
Le président américain a repris un classement établi par le magazine Life en 1948 pour justifier son propre palmarès. Cette publication historique, bien que critiquable, lui permet de s’inscrire dans une tradition d’évaluation des présidents américains, tout en y ajoutant ses propres critères et préférences.