Entre samedi 6 et dimanche 7 août 2026, l’ancien président américain Donald Trump a publié près de 40 messages sur sa plateforme Truth Social, principalement composés d’images créées à l’aide de l’intelligence artificielle. Selon Euronews FR, cette nouvelle salve de contenus a de nouveau alimenté les débats, notamment en raison d’une illustration le mettant en scène sous les traits d’Elvis Presley, un choix qui a provoqué l’indignation des fans de musique à travers le monde.
Ce qu'il faut retenir
- Trump a partagé 40 messages sur Truth Social entre le 6 et le 7 août 2026, majoritairement des images générées par IA.
- Parmi ces publications, une image le représente en Elvis Presley, vêtu d’une tenue rappelant celle de l’artiste lors de son concert Aloha from Hawaii en 1973.
- Cette représentation a suscité des réactions vives de la part des amateurs de musique, certains estimant qu’elle constituait une insulte envers l’héritage d’Elvis Presley.
- En juin 2026, Trump avait déjà provoqué la polémique en affirmant être « plus grand que le King » et en proposant de remplacer des artistes annulés lors d’un événement.
- Cette séquence s’inscrit dans une stratégie plus large de « guerre mémétique » utilisant l’IA, qui avait déjà ciblé d’autres figures culturelles comme Superman ou les Jedi.
- Parallèlement, ses déclarations récentes sur une potentielle candidature à un troisième mandat en 2028, en violation du 22e amendement, alimentent également les critiques.
Une série de publications controversées
Les images publiées par Trump ces derniers jours ne se limitent pas à la représentation en Elvis Presley. Selon Euronews FR, l’une d’elles montre une carte du Venezuela recouvert du drapeau américain, accompagnée de la légende « 51st State » (« 51e État »), suggérant une annexion symbolique. Une autre illustration le représente flottant au-dessus du Groenland, avec pour titre « Hello, Greenland! ». Ces montages, bien que typiques de sa communication récente, ont cette fois-ci particulièrement irrité les amateurs de musique.
La polémique autour de l’image en Elvis Presley s’ajoute à une série de provocations similaires. En effet, depuis plusieurs mois, Trump n’hésite pas à utiliser des références pop ou cinématographiques dans ses publications, souvent avec des résultats mitigés. En 2024, il avait déjà partagé des montages le représentant en Superman, Hannibal Lecter ou encore en Jedi, suscitant à chaque fois des réactions négatives, tant de la part des créateurs originaux que des fans.
Elvis Presley, une cible récurrente dans les discours de Trump
Cette fascination affichée pour Elvis Presley ne date pas d’hier. En juin 2026, Trump avait déjà créé la polémique en déclarant qu’il était « plus grand que le King » lors d’un événement intitulé « Freedom 250 » à la Great American State Fair. À cette occasion, il avait proposé de remplacer les artistes annulés par sa propre intervention, écrivant : « Je songe à faire venir l’attraction numéro un partout dans le monde, l’homme qui rassemble des foules bien plus importantes qu’Elvis à son apogée, et il le fait sans guitare, l’homme qui aime notre pays plus que quiconque, et l’homme que certains considèrent comme le plus grand président de l’Histoire (THE GOAT!), DONALD J. TRUMP, pour remplacer ces ‘artistes’ très bien payés, de troisième catégorie, et prononcer un grand discours, en mobilisant le pays comme je le fais depuis que je suis président ! »
Ces propos avaient déjà été vivement critiqués en ligne. Certains internautes avaient notamment souligné, avec ironie, que Trump et Elvis partageaient au moins un point commun : « leur propension à s’intéresser aux filles mineures » — une référence à la fois aux Epstein Files et au fait qu’Elvis avait rencontré sa future épouse Priscilla Beaulieu alors qu’elle n’avait que 14 ans, lui en ayant 24.
Les réactions des fans et des internautes
La publication de l’image générée par IA représentant Trump en Elvis Presley a rapidement déclenché une vague de réactions sur les réseaux sociaux. Plusieurs utilisateurs ont exprimé leur mécontentement, certains allant jusqu’à qualifier cette initiative de « honteuse » ou d’« insultante ». Un internaute a ainsi déclaré : « Trump en Elvis est une insulte pour tous ceux qui ont aimé Elvis », tandis qu’un autre commentait, sarcastique : « Trump continue de poster que l’Amérique était autrefois la risée du monde, mais que maintenant qu’il est président, elle n’a jamais été autant respectée. En tant qu’Australien, je peux confirmer à 100 % que Donald Trump est une risée ici. »
D’autres ont rappelé le parcours d’Elvis Presley, soulignant qu’il avait « réellement servi notre nation avec honneur, distinction et rock’n’roll ». Un troisième utilisateur a résumé le sentiment général en ces termes : « Il ne fait pas que rechercher la lumière, il se prend pour Elvis à son apogée. Son ego est hors de toute mesure. »
Une stratégie de communication risquée
Cette utilisation répétée de références culturelles par Trump, souvent via des images générées par IA, interroge sur sa stratégie de communication. Selon plusieurs observateurs, ces choix reflètent moins une réelle appréciation de ces figures qu’une volonté de s’approprier des symboles pour renforcer son image. Les exemples passés — Superman, Hannibal Lecter, les Jedi — montrent que ces associations finissent systématiquement par se retourner contre lui, non seulement en irritant les communautés concernées, mais aussi en révélant un manque de compréhension ou de respect pour les œuvres originales.
Pour les détracteurs de Trump, ces initiatives ne sont pas anodines. Elles s’inscrivent dans un contexte plus large marqué par ses déclarations répétées concernant un éventuel troisième mandat, malgré l’interdiction constitutionnelle prévue par le 22e amendement, qui stipule que « nul ne peut être élu à la présidence plus de deux fois ». Lors d’une récente interview sur Real America’s Voice, il a d’ailleurs confié : « J’adorerais être le prochain à occuper la fonction. » Une déclaration qui s’ajoute à la série d’images publiées ces derniers jours, où il arbore des casquettes « Trump 2028 ».
En attendant, les fans d’Elvis Presley, eux, semblent bien décidés à ne pas se laisser « all shook up » par cette nouvelle provocation.