Un projet de parc d’attractions dédié à Dragon Ball, le célèbre manga japonais, pourrait voir le jour aux portes de Paris, selon Le Figaro. Porté par des discussions en cours depuis plusieurs mois entre la France et l’Arabie saoudite, ce méga-projet envisage de transformer l’ancien site de Mirapolis, situé à Courdimanche (Val-d’Oise) et fermé depuis 1991. L’investissement serait pris en charge par Riyad, tandis que l’Élysée superviserait les négociations en vue d’une officialisation d’ici la fin du mois d’août, à l’occasion de la visite du prince héritier Mohammed ben Salmane (MBS) dans la capitale.

Ce qu’il faut retenir

  • Un parc d’attractions Dragon Ball est en discussion pour s’installer sur le site de l’ancien parc Mirapolis à Courdimanche (Val-d’Oise), fermé depuis 1991.
  • Le financement serait assuré par l’Arabie saoudite, sous supervision de l’Élysée, avec une possible annonce fin août lors de la visite de MBS.
  • Ce projet s’inscrit dans une stratégie d’attractivité touristique pour la France, mais pourrait concurrencer Disneyland Paris, situé à 80 km du site envisagé.
  • Les négociations, révélées par Politico via des sources diplomatiques, gouvernementales et industrielles, restent à ce stade confidentielles.

Si le projet se concrétisait, ce serait une première mondiale : un parc entièrement dédié à l’univers de Dragon Ball, l’un des mangas les plus populaires au monde. Selon les informations du Figaro, les autorités françaises y voient une opportunité majeure pour dynamiser le tourisme en Île-de-France, alors que Disneyland Paris, première destination touristique d’Europe, domine déjà le secteur. L’arrivée d’un concurrent aussi médiatique que celui inspiré par les aventures de Son Goku et Vegeta pourrait redessiner la carte des loisirs dans la région.

Les discussions, menées sous l’égide de l’Élysée, s’inscrivent dans le cadre d’une coopération économique élargie entre Paris et Riyad. Politico, qui cite des sources multiples, précise que l’accord financier saoudien porterait sur un investissement de l’ordre de 25 millions d’euros — une somme qui reste à confirmer. Interrogé par Le Figaro, l’Élysée n’a pas souhaité réagir, confirmant seulement que les échanges étaient en cours. De son côté, l’ambassade d’Arabie saoudite en France n’a pas répondu à nos demandes d’éclaircissements.

Un ancien site emblématique, une seconde vie à réinventer

Le choix de Mirapolis n’est pas anodin. Inauguré en 1987, ce parc thématique avait marqué son époque avec ses décors inspirés de la mythologie grecque et ses attractions à la pointe de la technologie pour l’époque. Pourtant, malgré son ambition initiale, il avait fermé ses portes en 1991, victime de difficultés financières et d’un manque de fréquentation. Aujourd’hui, les 40 hectares du site, situés à seulement 35 km au nord-ouest de Paris, représentent une opportunité foncière majeure pour un projet d’envergure.

Pour les fans de Dragon Ball, l’annonce est accueillie avec enthousiasme. Le manga, créé par Akira Toriyama en 1984, compte aujourd’hui des centaines de millions d’adeptes à travers le monde. Une adaptation en parc d’attractions, avec des montagnes russes reproduisant les combats épiques de Son Goku contre Freezer ou Cell, des zones à thème pour chaque saga, et des expériences immersives, pourrait attirer un public international. À titre de comparaison, Universal Studios Japan a enregistré plus de 1,5 million de visiteurs en 2024 avec son attraction Super Nintendo World, preuve de l’engouement pour les parcs dédiés aux licences pop culture.

Une concurrence redoutée pour Disneyland Paris

Si le projet se concrétise, il s’ajouterait à la liste des attractions déjà existantes en Île-de-France, où Disneyland Paris reste le géant incontesté. Avec près de 15 millions de visiteurs en 2023, le parc de Marne-la-Vallée domine largement le marché, devant le Futuroscope ou le Parc Astérix. L’arrivée d’un parc concurrent, même spécialisé, pourrait redistribuer les cartes, surtout si celui-ci mise sur une identité forte et une expérience unique.

Côté tourisme, la région Île-de-France pourrait y gagner en diversité. Selon les dernières données de Atout France, le secteur représente plus de 300 000 emplois et génère un chiffre d’affaires annuel de 15 milliards d’euros. Un nouveau parc d’attractions, surtout s’il est soutenu par un partenaire étranger de premier plan comme l’Arabie saoudite, pourrait renforcer l’attractivité de la région et attirer des visiteurs supplémentaires, notamment en provenance d’Asie ou du Moyen-Orient. Autant dire que les acteurs locaux suivront de près les négociations.

Et maintenant ?

Une officialisation du projet est attendue d’ici la fin du mois d’août, lors de la visite du prince héritier saoudien en France. Si l’accord se confirme, les premières études de faisabilité et les consultations avec les collectivités locales (la région Île-de-France et le département du Val-d’Oise) devraient suivre rapidement. Reste à savoir si le projet respectera les délais annoncés et s’il obtiendra les autorisations nécessaires, notamment environnementales. Bref, la route est encore longue avant de voir Son Goku investir Courdimanche.

D’ici là, les spéculations vont bon train, d’autant que les détails techniques — nombre d’attractions, dates d’ouverture envisagées, partenariats avec Toei Animation ou Shueisha (éditeur du manga) — n’ont pas été dévoilés. Une chose est sûre : si le parc voit le jour, il deviendra rapidement un nouveau symbole des ambitions franco-saoudiennes dans le domaine du divertissement.

Le site de Mirapolis, situé à Courdimanche (Val-d’Oise), est actuellement à l’abandon depuis sa fermeture en 1991. Les 40 hectares du parc, autrefois dédiés à la mythologie grecque, sont inutilisés et nécessiteraient des travaux de réhabilitation majeurs pour accueillir un nouveau projet.

Une officialisation du projet est envisagée pour fin août 2026, à l’occasion de la visite du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane (MBS) en France. L’Élysée et les autorités françaises pourraient alors donner plus de détails sur le financement et les modalités du partenariat.