La compagnie aérienne britannique EasyJet a finalement accepté un accord de principe pour son rachat par la société d’investissement américaine Castlelake, après avoir rejeté à quatre reprises les propositions précédentes. Selon BFM Bourse, cette cinquième offre, valorisant EasyJet à plus de 5 milliards de livres sterling (soit près de 6 milliards d’euros), a été accueillie favorablement par le marché dès lundi 6 juillet, avec une hausse de 9,6 % du titre à la Bourse de Londres.
Ce qu'il faut retenir
- EasyJet a accepté un accord de principe pour son rachat par Castlelake, valorisé à 6 milliards d’euros.
- L’offre de Castlelake s’élève à 6,90 livres par action, contre 6,12 livres en cours à Londres.
- La compagnie aérienne avait rejeté les quatre précédentes propositions, les jugeant opportunistes et sous-évaluant son potentiel.
- Le conseil d’administration d’EasyJet s’est dit prêt à recommander l’offre aux actionnaires si Castlelake confirme son intention ferme d’ici le 3 août.
- L’action EasyJet a progressé de 9,6 % à Londres ce lundi, après cette annonce.
Un revirement après quatre rejets successifs
La société américaine Castlelake, spécialisée dans les investissements, a maintenu sa pression sur EasyJet malgré les refus répétés de ses propositions. L’offre actuelle marque un tournant, car elle intervient après que le conseil d’administration d’EasyJet ait estimé, fin juin, que les trois premières tentatives de rachat étaient « hautement opportunistes ». Dans un communiqué, la compagnie avait alors souligné que ces propositions sous-évaluaient sa valeur réelle et ses perspectives, notamment en raison de la baisse temporaire de son cours de Bourse.
Les arguments avancés par Castlelake reposaient selon EasyJet sur des analyses de marché biaisées, influencées par le conflit au Moyen-Orient, des résultats à court terme et des rapports d’analystes jugés trop pessimistes. Pourtant, malgré ces critiques, Castlelake a persisté, proposant une offre finalement jugée acceptable par EasyJet.
Une valorisation à 6 milliards d’euros et un calendrier prolongé
L’offre de Castlelake, annoncée dimanche 5 juillet, fixe une valorisation de la compagnie à plus de 5 milliards de livres sterling, soit environ 6 milliards d’euros au taux de change actuel. L’accord de principe prévoit une recommandation du conseil d’administration d’EasyJet aux actionnaires, à condition que Castlelake officialise son intention ferme d’ici le 3 août — une date limite initialement fixée au 5 juillet avant d’être repoussée. Le communiqué précise que le conseil se dit « disposé à recommander aux actionnaires d’accepter cette proposition à 6,90 livres par action » si cette condition est remplie.
Le marché salue l’annonce, l’action s’envole
Dès l’ouverture des marchés lundi 6 juillet, l’action EasyJet a enregistré une forte progression à la Bourse de Londres, gagnant 9,6 % en milieu de matinée pour s’échanger à 6,12 livres. Cette hausse rapproche le cours de Bourse de l’offre améliorée de Castlelake, renforçant la crédibilité de l’opération. Castlelake devient ainsi le premier acteur à réussir là où quatre autres tentatives avaient échoué, démontrant une persévérance rare dans le secteur des fusions-acquisitions.
Un contexte économique et géopolitique sous tension
Les rejets précédents d’EasyJet s’expliquaient en partie par un environnement économique et géopolitique marqué par l’instabilité, notamment le conflit au Moyen-Orient, qui a pesé sur les cours de nombreuses valeurs du secteur aérien. EasyJet avait alors pointé du doigt une sous-évaluation de son potentiel dans les propositions de Castlelake, mettant en avant des perspectives de croissance à moyen et long terme. Avec cette cinquième offre, Castlelake semble avoir intégré ces critiques en ajustant sa valorisation, permettant enfin un accord.
Une question demeure en suspens : cette acquisition permettra-t-elle à EasyJet de renforcer sa résilience face aux crises futures, ou s’agira-t-il simplement d’un changement de contrôle sans transformation profonde de ses activités ? Les prochaines semaines s’annoncent décisives pour y répondre.
EasyJet avait jugé ces propositions opportunistes et sous-évaluant sa valeur réelle. Selon la compagnie, les analyses de Castlelake reposaient sur un contexte de baisse temporaire du cours de son action, liée notamment au conflit au Moyen-Orient, et ne prenaient pas suffisamment en compte ses perspectives de croissance à moyen terme.
Castlelake doit confirmer son intention ferme d’ici le 3 août. Si cette condition est remplie, le conseil d’administration d’EasyJet devrait recommander l’offre à ses actionnaires. L’opération devra ensuite obtenir les approbations réglementaires et les conditions suspensives classiques avant une finalisation, qui pourrait intervenir dans les mois suivants.