Pour célébrer ses 80 ans, le groupe EDF organise, du 18 au 20 septembre 2026, l’ouverture exceptionnelle de près de 70 de ses sites de production à travers la France. Selon Futura Sciences, cette initiative vise à sensibiliser le grand public aux enjeux de la production électrique, alors que le pays accélère sa transition énergétique vers une économie décarbonée.

Parmi les installations accessibles figurent des centrales nucléaires, des barrages hydroélectriques, des parcs éoliens terrestres et offshore, ainsi que des centrales thermiques ou solaires. Au total, 10 000 visiteurs sont attendus, avec une journée dédiée aux scolaires le vendredi 19 septembre. L’inscription, obligatoire sur le site visiteredf.fr, est limitée et soumise à des contrôles d’accès stricts, notamment pour les sites nucléaires accessibles dès 12 ans.

Ce qu'il faut retenir

  • En 2025, la production électrique d’EDF a atteint 515 TWh, dont 95 % étaient décarbonés, avec une intensité carbone de 26,5 gCO₂ par kWh.
  • 70 installations seront ouvertes au public : centrales nucléaires, barrages, parcs éoliens et solaires, ainsi que des sites thermiques.
  • Parmi les visites phares : la tour aéroréfrigérante de la centrale de Belleville-sur-Loire, le parc éolien offshore de Fécamp et la centrale hydroélectrique de Rory en Ardèche.
  • Le mix énergétique français repose principalement sur le nucléaire et l’hydraulique, complétés par les énergies renouvelables comme l’éolien et le solaire.
  • L’objectif est de montrer les métiers et technologies derrière la production d’électricité bas carbone, dans un contexte où l’électrification des transports et de l’industrie s’accélère.

Un parc de production au service de la souveraineté énergétique

L’ouverture de ces sites s’inscrit dans un contexte où la production d’électricité devient un levier stratégique pour l’économie française. Selon les chiffres communiqués par EDF, le groupe a produit 515 TWh en 2025, un volume qui illustre l’importance du parc électrique national. « Près de 95 % de cette production était décarbonée », précise Futura Sciences, « avec une intensité carbone record de 26,5 gCO₂ par kWh ».

Cette performance place EDF parmi les principaux acteurs mondiaux de l’électricité bas carbone. Le mix énergétique français, reposant historiquement sur le nucléaire et l’hydraulique, s’enrichit progressivement d’énergies renouvelables. « Le nucléaire apporte une production pilotable, tandis que l’hydraulique joue un rôle clé dans le stockage et l’équilibrage du réseau », explique un porte-parole du groupe. Les parcs éoliens et solaires complètent ce dispositif en augmentant la capacité décarbonée.

Découvrir les coulisses d’un système électrique en mutation

Les visites, d’une durée de une heure trente à trois heures, seront majoritairement animées par les salariés d’EDF. Ingénieurs, techniciens et exploitants détailleront le fonctionnement des installations, les enjeux de sûreté et les innovations déployées pour produire une électricité fiable et peu émettrice de CO₂. « Ces journées sont aussi l’occasion de mieux comprendre les arbitrages techniques qui permettent d’assurer l’alimentation électrique du pays », souligne Futura Sciences.

Parmi les sites phares accessibles au public, la centrale hydroélectrique de Rory, en Ardèche, célèbre cette année son centenaire. De même, le parc éolien offshore de Fécamp, l’un des premiers installés en France, ou encore la tour aéroréfrigérante de la centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire offriront aux visiteurs un aperçu rare de ces infrastructures essentielles. Ces visites s’adressent à un public large, avec des parcours adaptés pour les familles et les scolaires.

Un exercice de pédagogie industrielle face aux débats publics

Dans un contexte où les questions énergétiques occupent régulièrement le débat public, EDF mise sur la transparence pour expliquer les défis de la transition énergétique. « Comprendre comment fonctionne notre système électrique est essentiel », indique un responsable du groupe. « Ces journées permettent de montrer concrètement comment nous produisons une électricité bas carbone, tout en garantissant la sécurité d’approvisionnement ».

Les visiteurs pourront ainsi découvrir les coulisses d’un secteur en pleine mutation, où innovation et tradition se côtoient. Les salariés d’EDF, en partageant leur expertise, joueront un rôle central dans cette démarche de pédagogie industrielle. « Il s’agit de démystifier notre activité », précise-t-on chez EDF, « pour que chacun puisse se faire une idée précise des enjeux et des solutions mises en œuvre ».

Et maintenant ?

Après cette ouverture exceptionnelle, EDF pourrait prolonger ce type d’initiatives pour renforcer le dialogue avec les citoyens sur les enjeux énergétiques. Les prochaines éditions des Journées Européennes du Patrimoine, prévues chaque année en septembre, pourraient ainsi intégrer davantage de sites industriels, en fonction de l’engouement du public. D’ici là, le groupe continuera de travailler sur l’optimisation de son mix énergétique, avec l’objectif affiché de réduire encore son empreinte carbone.

Pour les intéressés, les inscriptions restent ouvertes sur le site dédié, dans la limite des places disponibles. Les sites nucléaires, soumis à des contrôles d’accès renforcés, imposent une inscription au moins quatre semaines à l’avance.

Les visiteurs pourront découvrir des centrales nucléaires, des barrages hydroélectriques, des parcs éoliens (terrestres et offshore), des centrales thermiques et des installations solaires. Parmi les sites phares figurent la centrale de Belleville-sur-Loire, le parc éolien de Fécamp et la centrale de Rory en Ardèche.

L’inscription est obligatoire sur le site visiteredf.fr, dans la limite des places disponibles. Pour les sites nucléaires, une inscription au moins quatre semaines à l’avance est requise en raison des contrôles d’accès.