Selon Franceinfo - Politique, la percée de l'extrême droite dans les élections municipales du mois de mars a été remarquable. D'après une étude d'Intercommunalités de France, la fédération qui représente ces agglomérations, métropoles et autres communautés de communes, le Rassemblement national est à la tête de sept intercommunalités, dont la communauté urbaine de Perpignan.

En outre, l'UDR d'Éric Ciotti en contrôle trois intercommunalités, dont la Métropole de Nice, et Reconquête est à la tête d'une intercommunalité. Les trois restantes sont des intercommunalités apparentées à l'extrême droite, notamment souverainistes.

Ce qu'il faut retenir

Ce qu'il faut retenir

  • Le Rassemblement national préside désormais sept intercommunalités.
  • L'UDR d'Éric Ciotti en contrôle trois intercommunalités.
  • Reconquête est à la tête d'une intercommunalité.
  • L'extrême droite contrôle désormais quatorze intercommunalités, contre quatre auparavant.
  • La gauche perd plusieurs territoires dans le secteur de Clermont-Ferrand, Brest ou Alençon.
  • La gauche réussit à conserver les communautés de communes de Figeac et Tulle.
  • Les femmes présidentes de ces communautés de communes restent encore largement minoritaires, avec une part qui a doublé en deux scrutins, passant de 7% en 2014 à un peu moins de 15% cette année.

La droite traditionnelle et le centre-droit restent en tête devant la gauche, puis le centre, selon cette étude. La France insoumise préside désormais deux intercommunalités : le territoire de Plaine Commune et la communauté d'agglomération de Creil.

Le profil du président d'intercommunalité

Un dispositif qui semble garantir un équilibre entre la commune la plus peuplée et les autres communes. Le profil type du président est dans la plupart des cas celui d'un maire issu d'une autre commune. La Corse et les Outre-mer sont les seuls territoires où la plupart des présidents sont issus de la commune la plus peuplée.

La féminisation des présidences d'intercommunalité

Les femmes présidentes de ces communautés de communes restent encore largement minoritaires. Même si la part des femmes présidentes a doublé en deux scrutins, passant de 7% en 2014 à un peu moins de 15% cette année, « c'est insuffisant », reconnaît-on à l'association Intercommunalités de France.

Et maintenant ?

Et maintenant ?

La situation actuelle semble indiquer que la gauche va devoir se concentrer sur la reconquête de territoires perdu, notamment dans le secteur de Clermont-Ferrand, Brest ou Alençon. La France insoumise devra également s'attaquer à la conquête de nouvelles intercommunalités.

Cependant, il est trop tôt pour prédire ce qui va se passer ensuite. Les prochaines échéances devraient donner des réponses précises sur les intentions des partis politiques.

Conclusion

Ces élections municipales ont montré que la situation politique est encore plus complexe que jamais. La gauche va devoir se reconvertir pour reconquérir les territoires perdus et la France insoumise va devoir s'attaquer à la conquête de nouvelles intercommunalités.