Plusieurs mesures et revalorisations entrent en vigueur ce mois-ci pour les Français, affectant aussi bien leur pouvoir d’achat que leurs droits sociaux. Selon Le Figaro, ces évolutions touchent l’épargne, les factures d’énergie, les aides familiales ou encore les démarchages commerciaux. Tour d’horizon des changements majeurs à retenir en ce mois d’août 2026.
Ce qu’il faut retenir
- Le taux du Livret A et du LDDS passe à 1,7 % à partir du 1er août 2026, tandis que le LEP reste fixé à 2,5 %.
- Les tarifs réglementés de l’électricité augmentent en moyenne de 2,5 % pour environ 20 millions de foyers.
- L’allocation de rentrée scolaire (ARS) est versée entre le 4 et le 18 août, avec des montants revalorisés pour la rentrée 2026.
- L’aide carburant pour les grands rouleurs est prolongée jusqu’au 31 août.
- Le démarchage téléphonique commercial sera interdit à compter du 11 août, sauf exceptions.
- L’Union européenne impose un étiquetage des contenus générés par l’IA à haut risque à partir du 2 août.
Épargne : le Livret A et le LDDS voient leur taux progresser
Le taux d’intérêt annuel du Livret A passe de 1,5 % à 1,7 % à compter du 1er août 2026, une hausse qui concerne également le Livret de développement durable et solidaire (LDDS). Cette revalorisation intervient alors que ces deux produits d’épargne réglementée avaient subi des baisses en février dernier. Roland Lescure, ministre de l’Économie, a confirmé cette mesure, soulignant son impact pour les épargnants.
Le Livret d’épargne populaire (LEP), réservé aux ménages modestes, reste quant à lui fixé à 2,5 %, alors qu’il aurait dû être abaissé à 2,2 % selon la formule de calcul réglementaire. Ce taux exceptionnel s’explique par une décision politique visant à soutenir le pouvoir d’achat des ménages les plus fragiles. Les plafonds de versement s’échelonnent de 10 000 euros pour le LEP à 22 950 euros pour le Livret A, hors intérêts.
Électricité : une hausse moyenne de 2,5 % des tarifs réglementés
Les tarifs réglementés de vente de l’électricité augmentent en moyenne de 2,5 % à partir du 1er août, selon les annonces de la Commission de régulation de l’énergie (CRE) mi-juillet. Cette hausse concerne environ 20 millions de foyers encore bénéficiaires de ces tarifs. Pour un ménage consommant 4,5 MWh par an, cette augmentation représente un surcoût d’environ 26 euros sur l’année.
Cette évolution s’explique notamment par la hausse du TURPE (Tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité), l’une des trois composantes du tarif réglementé. Ce dernier intègre le coût d’approvisionnement en électricité ainsi que certaines taxes. Les ménages sont donc invités à anticiper cette hausse dans leur budget énergie.
Allocation de rentrée scolaire : dates et montants revalorisés
Les familles éligibles percevront l’allocation de rentrée scolaire (ARS) dès le 4 août 2026 à La Réunion et Mayotte, puis le 18 août en métropole, en Guadeloupe, en Martinique et en Guyane. Les montants de l’ARS sont revalorisés pour la rentrée 2026, s’élevant désormais à 426,87 euros pour les enfants de 6 à 10 ans, 450,41 euros pour les 11 à 14 ans, et 466,02 euros pour les 15 à 18 ans.
Les plafonds de ressources pour en bénéficier s’étendent de 28 956 euros pour un enfant à charge à 49 002 euros pour quatre enfants. Chaque enfant supplémentaire ajoute 6 682 euros au plafond. Ces montants reflètent une volonté de soutenir le pouvoir d’achat des familles, alors que la rentrée scolaire s’accompagne souvent de dépenses importantes.
Aide carburant : trois millions de Français concernés
Le gouvernement a décidé de prolonger jusqu’au 31 août 2026 le guichet de demande de l’aide au carburant, initialement prévu pour s’achever le 30 juillet. Ce dispositif cible les « grands rouleurs », soit les personnes parcourant au moins 15 km pour un trajet simple domicile-travail ou plus de 8 000 km par an pour des raisons professionnelles. Environ trois millions de Français sont concernés par cette aide.
Les bénéficiaires peuvent prétendre à une indemnisation de 100 euros, correspondant à l’équivalent de 20 centimes par litre pour une consommation moyenne de carburant sur six mois. Cette mesure vise à atténuer l’impact de la hausse des prix à la pompe sur le budget des ménages.
Fin du démarchage téléphonique commercial
À compter du 11 août 2026, le démarchage téléphonique à des fins commerciales sera interdit, une mesure qui s’étend à tous les secteurs d’activité. Jusqu’à présent, seuls les secteurs de la rénovation énergétique, de l’adaptation des logements au handicap et à la vieillesse étaient concernés par cette interdiction. Cette évolution signe la fin progressive du système Bloctel, qui permettait aux consommateurs de s’inscrire sur une liste pour éviter les appels commerciaux.
Deux exceptions subsistent : les appels relatifs à des modifications ou promotions liées à un contrat déjà signé, ainsi que les prospections commerciales pour lesquelles le consommateur a donné son accord préalable. Les entreprises devront donc adapter leurs pratiques pour se conformer à cette nouvelle réglementation.
L’Union européenne impose un étiquetage des contenus générés par IA
Depuis le 2 août 2026, l’IA Act de l’Union européenne impose aux entreprises d’identifier clairement les contenus générés par une IA à haut risque. Cette réglementation vise notamment les chatbots, les photos, les vidéos et les deepfakes produits par des systèmes d’IA. Les entreprises devront également fournir une notice expliquant le fonctionnement de leur système et garantir un contrôle humain avant toute utilisation ou publication.
En cas de non-respect, des amendes pourront être infligées. Cette mesure s’inscrit dans une volonté de transparence et de traçabilité des contenus générés par l’intelligence artificielle, alors que leur usage se généralise dans de nombreux secteurs.
Ces changements illustrent une période de transition pour de nombreux Français, entre ajustements budgétaires et nouvelles obligations réglementaires. Si certaines mesures visent à soutenir le pouvoir d’achat, d’autres pourraient peser sur le budget des ménages, notamment en matière d’énergie.
Pour bénéficier de l’ARS en 2026, il faut avoir un ou plusieurs enfants scolarisés de 6 à 18 ans à la rentrée. Les plafonds de ressources varient selon le nombre d’enfants à charge : 28 956 euros pour un enfant, 49 002 euros pour quatre enfants, avec un supplément de 6 682 euros par enfant supplémentaire. Les montants versés s’échelonnent de 426,87 euros à 466,02 euros selon l’âge de l’enfant.