Un collectif de députés et de sénateurs du parti Les Républicains (LR) a publié une tribune dans Le Monde, dans laquelle ils critiquent l’absence de stratégie cohérente pour électrifier l’économie française. Selon eux, cette situation maintient le pays dans une dépendance coûteuse et inutile aux hydrocarbures, alors que la France dispose d’une ressource abondante et décarbonée : l’électricité.
Dans leur texte, ces parlementaires, au nombre d’une centaine, soulignent l’« absurdité politique » de cette dépendance. Ils estiment que l’électrification du pays ne peut être envisagée sans une baisse significative du prix de l’électricité. Autant dire que, sans cette condition, les ambitions environnementales et économiques de la France restent hors de portée. La tribune, publiée ce 26 mai 2026, intervient alors que le gouvernement prépare son plan d’action pour la transition énergétique.
Ce qu'il faut retenir
- Une centaine de parlementaires LR ont publié une tribune dans Le Monde pour dénoncer la dépendance aux hydrocarbures de la France.
- Ils critiquent l’absence de stratégie d’électrification, alors que le pays produit de l’électricité en abondance.
- Selon eux, un plan d’électrification ne peut réussir sans une baisse du prix de l’électricité.
- La tribune s’inscrit dans un contexte de préparation du plan gouvernemental pour la transition énergétique.
- Les signataires estiment que la France gaspille une ressource locale en continuant à importer des hydrocarbures.
Une tribune pour alerter sur les faiblesses de la politique énergétique française
Les parlementaires LR, issus de l’Assemblée nationale et du Sénat, rappellent dans leur tribune que la France est l’un des rares pays européens à produire une électricité majoritairement décarbonée. Pourtant, malgré cette ressource disponible, le pays reste dépendant à près de 70 % des énergies fossiles pour ses besoins en chauffage et en transports. « C’est une absurdité politique que de ne pas exploiter cette force », a déclaré l’un des signataires, sous couvert d’anonymat.
Le collectif met en avant des exemples concrets, comme le chauffage électrique, dont le coût reste prohibitif pour de nombreux ménages. « Comment peut-on imaginer électrifier massivement les logements sans rendre l’électricité accessible ? », s’interroge un député LR. La tribune souligne également que cette situation pénalise les entreprises, notamment dans les secteurs industriels, où la compétitivité dépend en partie du coût de l’énergie.
L’électrification, un levier pour la souveraineté énergétique et la décarbonation
Pour les parlementaires LR, l’électrification de l’économie française est un impératif à la fois écologique et économique. Ils rappellent que la France pourrait, grâce à son parc nucléaire et à ses énergies renouvelables, couvrir l’essentiel de ses besoins en électricité. « Plutôt que d’importer des hydrocarbures à prix d’or, nous devrions miser sur notre électricité, produite localement et à moindre coût », a précisé une sénatrice signataire.
Le collectif pointe du doigt les hésitations du gouvernement, qui tarde à mettre en place des mesures structurelles pour encourager l’électrification. Parmi leurs propositions, ils citent la baisse des taxes sur l’électricité, le développement des infrastructures de recharge pour les véhicules électriques, et un soutien accru aux industries vertes. « Le temps presse. Chaque année perdue dans la transition énergétique nous coûte cher, en termes de souveraineté comme d’environnement », a souligné un député.
Dans l’immédiat, aucune réaction officielle du gouvernement n’a été enregistrée concernant cette tribune. Les observateurs s’attendent à ce que le débat sur l’électrification et le prix de l’électricité s’intensifie dans les semaines à venir, notamment dans le cadre des discussions budgétaires pour 2027.
Les parlementaires LR estiment que la France gaspille une ressource locale en continuant à importer des hydrocarbures, alors qu’elle produit une électricité abondante et décarbonée. Ils soulignent que cette dépendance coûte cher aux ménages et aux entreprises, et qu’elle freine l’électrification de l’économie, pourtant indispensable pour atteindre les objectifs climatiques.