Selon Franceinfo - Politique, les autorités françaises s'inquiètent des tentatives d'ingérence et de désinformation avant l'élection présidentielle de 2027. Une opération de désinformation, baptisée "Rokh Solis", a été identifiée comme visant spécifiquement La France insoumise et trois de ses candidats : Sébastien Delogu à Marseille, François Piquemal à Toulouse et David Guiraud à Roubaix.

Cette opération de désinformation est apparue pour la première fois en mars 2026, quelques jours avant le premier tour des élections municipales. Après plusieurs mois d’enquête, Viginum, le service de l’État chargé de détecter les ingérences numériques étrangères, a identifié "l'implication d'acteurs israéliens" dans cette campagne de désinformation.

Ce qu'il faut retenir

  • La campagne de désinformation "Rokh Solis" a été identifiée comme visant La France insoumise et trois de ses candidats.
  • Les fausses accusations incluaient des allégations de viol et de pédocriminalité.
  • L'opération a également visé à attaquer La France insoumise sur ses positions propalestiniennes.
  • Les autorités françaises ont ouvert une enquête sur cette affaire.

Les fausses accusations

À Marseille, un QR code a été collé sur les panneaux d'affichage électoral et renvoyait vers le faux site d'une certaine "Sophie". Cette prétendue ancienne collaboratrice affirmait avoir été violée et agressée sexuellement par Sébastien Delogu. Le blog avait été créé pour faire circuler ces fausses accusations. De son côté, le Toulousain François Piquemal a été accusé de pédocriminalité.

La tentative d’ingérence a également voulu attaquer La France insoumise sur ses positions propalestiniennes via des pages Facebook créées pour l'occasion. Elles visaient David Guiraud, candidat à Roubaix.

Les investigations

En analysant les différents sites Internet, le service de l’État a retrouvé des caractères en hébreu dans les métadonnées et des comptes localisés en Israël. Selon le rapport rendu public de Viginum le 11 juin dernier, la campagne pourrait être attribuée à l'entreprise privée israélienne Blackcore : "Les recherches menées sur ces différentes entités révèlent que Blackcore fait partie d’un vaste écosystème d’entreprises et d’entités cyberisraéliennes."

Cependant, cela ne veut pas nécessairement dire que les commanditaires de cette opération sont israéliens. À l’heure actuelle, ils n’ont toujours pas été identifiés. Le parquet de Paris a ouvert une enquête.

Et maintenant ?

Les autorités françaises continueront à enquêter sur cette affaire et à prendre des mesures pour protéger les élections contre les ingérences étrangères. Il est important de rester vigilant et de suivre de près les développements de cette histoire.

La question de l'ingérence étrangère dans les élections françaises est un sujet sensible et complexe. Il est essentiel de prendre des mesures pour protéger la démocratie et l'intégrité des processus électoraux.