Chaque année, une traversée mythique relie l’Europe à l’Amérique à bord d’un paquebot chargé d’histoire. Selon Le Figaro, le Queen Mary 2, fleuron de la compagnie britannique Cunard, effectue traditionnellement une escale exceptionnelle au Havre avant de mettre le cap sur New York. Cette année, la compagnie a même prévu deux escales normandes – une première – pour répondre à la demande croissante des passagers en quête d’une expérience transatlantique d’exception.
Ce qu'il faut retenir
- Le Queen Mary 2 est le seul paquebot de Cunard à assurer régulièrement la liaison Europe (Southampton) – Amérique (New York), avec une escale annuelle au Havre et à Cherbourg.
- Bâti aux Chantiers de l’Atlantique de Saint-Nazaire et mis en service en 2004, il a été rénové en 2021 pour conserver son prestige.
- Parmi les quatre navires de la flotte Cunard (Queen Victoria, Queen Elizabeth et Queen Anne, lancé en 2024), il incarne l’âge d’or des croisières transatlantiques.
- Cette année, l’escale au Havre a été doublée, reflétant l’engouement pour ces traversées entre tradition et modernité.
Un navire chargé d’histoire et de modernité
Amarré à la pointe de Floride, dans le nouveau terminal de croisière du Havre, le Queen Mary 2 déploie d’emblée son aura légendaire. Sa cheminée rouge et noire, emblématique, évoque immédiatement l’âge d’or des transatlantiques, tandis que son Grand Lobby aux lignes Art déco transporte les passagers dans un autre temps. Mis en service en 2004 après sa construction aux Chantiers de l’Atlantique, le paquebot a bénéficié d’une rénovation en 2021 pour conserver tout son éclat. Avec ses 13 ponts et ses installations luxueuses, il reste le seul navire de la flotte Cunard à assurer la traversée régulière entre Southampton et New York.
Cette année, l’escale au Havre prend une dimension particulière. Non seulement elle est reconduite, mais elle est doublée, une première pour la compagnie. Cunard mise ainsi sur l’attrait des passagers pour une expérience où se mêlent tradition maritime et modernité. À bord, la francophonie est même mise à l’honneur, offrant une touche culturelle supplémentaire à cette traversée transatlantique.
Une traversée entre luxe et authenticité
Une fois les formalités d’embarquement accomplies et les valises rangées en cabine, les passagers découvrent un univers où chaque détail compte. Avec ses 13 ponts – un labyrinthe pour certains –, le navire invite à l’exploration. Entre les salons feutrés, les restaurants gastronomiques et les espaces de détente, l’ambiance rappelle celle des grands paquebots d’autrefois, tout en intégrant les standards du confort contemporain. Cunard cultive ici un équilibre subtil entre héritage et innovation, entre le charme désuet des croisières transatlantiques et les attentes des voyageurs du XXIe siècle.
Pour les passagers francophones, cette traversée représente une opportunité rare. Le Figaro souligne que l’escale au Havre ajoute une dimension locale, permettant aux voyageurs de découvrir la Normandie avant de s’élancer vers l’Atlantique. Les escales à Cherbourg complètent cette offre, offrant un avant-goût de la culture française avant la longue traversée. « Cette formule plaît de plus en plus aux passagers, qui recherchent à la fois l’exotisme et une touche de familiarité », précise un responsable de Cunard cité par Le Figaro.
Le Queen Mary 2, dernier témoin d’une époque révolue
Dans un monde où les croisières sont souvent associées à des navires modernes et géants, le Queen Mary 2 fait figure d’exception. Avec ses 345 mètres de long et ses 151 400 tonnes, il incarne encore l’âge d’or des transatlantiques, où le voyage comptait autant que la destination. Contrairement à ses sister-ships, comme le Queen Victoria ou le Queen Elizabeth, dédiés à des croisières plus courtes et thématiques, il reste fidèle à sa mission première : relier l’Europe à l’Amérique en une traversée de sept jours.
Sa flotte, complétée depuis 2024 par le Queen Anne, le plus récent des navires de Cunard, montre que la compagnie continue d’innover tout en préservant son héritage. Pourtant, le Queen Mary 2 reste unique. Il est le seul à offrir cette expérience authentique, entre luxe discret et élégance intemporelle. Pour les amateurs de croisières, monter à bord, c’est un peu comme remonter le temps, le temps des grands paquebots où chaque traversée était un événement social et culturel.
Cette traversée entre le Havre et New York reste un symbole. Celui d’un monde où le voyage avait un sens, où l’on prenait le temps de traverser un océan à bord d’un palais flottant. Aujourd’hui, à l’ère du jet privé et des croisières géantes, le Queen Mary 2 rappelle qu’il existe encore des expériences où le trajet compte autant que la destination.
Selon Le Figaro, les prochaines escales sont déjà programmées pour l’année prochaine, bien que les dates exactes n’aient pas encore été communiquées par Cunard. La compagnie devrait confirmer son calendrier d’ici la fin de l’été 2026.