Emmanuel Macron se rendra ce lundi 9 juin 2026 à Amiens, sa ville natale, pour deux visites symboliques : l’usine Goodyear, en pleine modernisation grâce au programme France 2030, et le CHU de la ville, plus précisément son Institut des troubles du neurodéveloppement (TND). Cette annonce a été officialisée par l’Élysée vendredi, confirmant ainsi la présence du chef de l’État dans sa circonscription électorale.
Ce qu'il faut retenir
- Le président se rend à Amiens pour visiter l’usine Goodyear, dont la modernisation est soutenue par le plan France 2030.
- La réorganisation des sites Goodyear à Amiens avait donné lieu à un conflit social de plus de six ans, aboutissant à la fermeture d’un site en 2014 et à la suppression de plus de 1 000 emplois.
- Le groupe a été condamné en mai 2020 pour licenciements abusifs par le conseil des prud'hommes.
- La modernisation du site a permis la création de 120 emplois supplémentaires sur une nouvelle ligne de production automatisée.
- Emmanuel Macron visitera également l’Institut des troubles du neurodéveloppement (TND) du CHU, où il insistera sur l’importance de la détection précoce de ces troubles.
Une usine Goodyear en pleine transformation
Le déplacement présidentiel à Amiens s’inscrit dans le cadre du soutien apporté par l’État à la modernisation de l’usine Goodyear, spécialisée dans la fabrication de pneus. Selon l’Élysée, ce projet, « porté par le partenariat entre Goodyear et l’État », a permis de « moderniser le site de production, d’accroître ses capacités industrielles et de soutenir la création de 120 emplois supplémentaires » sur une nouvelle ligne automatisée. Cette visite illustre donc l’engagement du gouvernement en faveur de l’industrie française et de l’emploi local.
L’histoire récente de l’usine Goodyear à Amiens n’a cependant pas été un long fleuve tranquille. Entre 2008 et 2014, le groupe a engagé une réorganisation de ses deux sites amiénois, entraînant un conflit social de plus de six ans avec les salariés. La fermeture de l’un de ces sites, en 2014, avait alors entraîné la suppression de plus d’un millier d’emplois, un épisode marqué par une forte opposition syndicale et une mobilisation prolongée des travailleurs.
Un groupe sous le feu des critiques
Outre les tensions sociales, Goodyear a également fait l’objet de plusieurs condamnations judiciaires en France. En mai 2020, le groupe américain a été condamné par le conseil des prud’hommes pour licenciements abusifs, une décision qui a confirmé les dysfonctionnements dans la gestion des ressources humaines du groupe. Par ailleurs, Goodyear a été mis en examen en France pour la commercialisation de pneus défectueux, liés à des accidents mortels, une affaire qui a ébranlé la réputation du fabricant.
Pourtant, malgré ces controverses, l’État français continue de soutenir le groupe, comme en témoigne l’investissement dans la modernisation du site amiénois. Cette stratégie s’inscrit dans une volonté de préserver l’emploi industriel en France, tout en modernisant les outils de production. La visite d’Emmanuel Macron ce lundi devrait donc être l’occasion de dresser un bilan de ces efforts et de rappeler l’importance accordée à l’industrie dans la politique économique nationale.
Un passage au CHU pour évoquer la détection précoce des troubles du neurodéveloppement
Le second volet de ce déplacement présidentiel concerne le CHU d’Amiens, où Emmanuel Macron se rendra pour visiter l’Institut des troubles du neurodéveloppement (TND). Cet institut prend en charge des enfants et adolescents présentant des troubles du neurodéveloppement, un enjeu de santé publique majeur. Selon l’Élysée, le chef de l’État « rappellera la nécessité d’accélérer la détection précoce » de ces troubles, un sujet souvent mis en avant dans les politiques publiques de santé.
La prise en charge des troubles du neurodéveloppement, tels que l’autisme, les troubles dys ou les troubles de l’attention, constitue un défi pour les systèmes de santé. Les retards de diagnostic peuvent avoir des conséquences importantes sur le développement des enfants et l’accompagnement des familles. Cette visite s’inscrit donc dans une logique de sensibilisation et de mobilisation autour de ces questions, alors que les associations et professionnels de santé appellent régulièrement à renforcer les moyens dédiés à ces prises en charge.
Ce déplacement d’Emmanuel Macron à Amiens illustre ainsi la volonté de l’exécutif de maintenir un lien étroit avec les territoires, tout en soutenant des secteurs clés comme l’industrie et la santé. Entre enjeux économiques et enjeux de santé publique, la journée de ce lundi s’annonce donc chargée de symboles et de défis concrets pour les habitants de la région.
Selon l’Élysée, la modernisation vise à automatiser le site de production, à accroître ses capacités industrielles et à soutenir la création de 120 emplois supplémentaires sur une nouvelle ligne automatisée. Ces investissements s’inscrivent dans le cadre du programme France 2030, qui soutient la transformation industrielle en France.
Le CHU d’Amiens abrite l’Institut des troubles du neurodéveloppement (TND), qui prend en charge des enfants et adolescents. Emmanuel Macron doit y souligner l’importance de la détection précoce de ces troubles, un enjeu majeur de santé publique souvent mis en avant par les professionnels et les associations.