« Les choses n’ont pas changé. » C’est par cette formule que le président Emmanuel Macron a réaffirmé, ce jeudi 4 juin 2026, son analyse concernant Xenia Fedorova, figure médiatique russe régulièrement invitée dans les programmes des groupes audiovisuels contrôlés par Vincent Bolloré. Selon Libération, le chef de l’État français a maintenu sa position sur le rôle de cette propagandiste proche du Kremlin, malgré les polémiques récurrentes suscitées par sa présence sur les plateaux télévisés français.
Lors de cette prise de parole, Emmanuel Macron a rappelé que Xenia Fedorova reste perçue comme un « relais de la propagande d’État russe », une qualification qu’il avait déjà formulée à plusieurs reprises. Cette déclaration intervient alors que la question de l’influence des médias russes en France, et plus largement en Europe, continue de diviser les responsables politiques et les observateurs. Le président a précisé que sa position n’évoluerait pas, malgré les débats suscités par les interventions de Fedorova dans des émissions diffusées sur CNews, Canal+ ou Europe 1, des chaînes détenues par le groupe Bolloré.
Ce qu'il faut retenir
- Xenia Fedorova est présentée par Emmanuel Macron comme une « relais de la propagande d’État russe » lors d’une déclaration le 4 juin 2026.
- La polémique porte sur ses interventions régulières dans les médias français, notamment ceux du groupe Bolloré (CNews, Canal+, Europe 1).
- Le président a réitéré sa position sans ambiguïté, estimant que « les choses n’ont pas changé ».
- Cette prise de parole survient dans un contexte de tensions persistantes sur l’influence russe en Europe.
Une polémique récurrente autour des médias russes en France
L’affaire Xenia Fedorova s’inscrit dans un débat plus large sur la présence des médias russes en France. Depuis plusieurs années, des personnalités politiques et des associations dénoncent l’influence de ces chaînes et de leurs représentants sur le débat public français. Xenia Fedorova, connue pour ses prises de position alignées sur celles du Kremlin, intervient régulièrement dans des émissions de grande écoute, ce qui a suscité à plusieurs reprises l’indignation de certains élus et observateurs. Selon Libération, ces interventions alimentent des tensions au sein de la classe politique, certains y voyant une forme de légitimation de la propagande russe.
Le groupe Bolloré, déjà critiqué pour sa ligne éditoriale perçue comme favorable à certaines thèses souverainistes ou pro-russes, se retrouve au cœur de cette polémique. Plusieurs personnalités politiques, à gauche comme à droite, ont appelé à une plus grande vigilance quant aux contenus diffusés sur ses antennes. Pourtant, malgré ces critiques, les interventions de Xenia Fedorova se poursuivent, illustrant la difficulté à encadrer ce type de prise de parole.
Emmanuel Macron maintient sa ligne, malgré les critiques
Emmanuel Macron a confirmé sa position lors d’une intervention ce jeudi, réaffirmant que Xenia Fedorova ne pouvait être considérée comme une simple « commentatrice », mais bien comme un « relais » de la propagande russe. « Les choses n’ont pas changé », a-t-il déclaré, soulignant que la France devait rester vigilante face aux tentatives d’influence étrangères. Cette prise de parole s’inscrit dans une stratégie plus large de l’exécutif pour contrer les ingérences étrangères, notamment russes, perçues comme une menace pour la souveraineté française.
Pour autant, le chef de l’État n’a pas évoqué de mesures concrètes pour limiter la diffusion des interventions de Xenia Fedorova en France. Interrogé sur d’éventuelles sanctions ou restrictions, il s’est contenté de rappeler que le débat sur l’influence russe restait une priorité pour les autorités. Cette prudence s’explique notamment par la complexité juridique et politique d’une telle démarche, les médias concernés bénéficiant d’une liberté éditoriale protégée par la loi.
Pour l’heure, la polémique autour de Xenia Fedorova illustre les défis auxquels sont confrontés les responsables politiques français dans la gestion des ingérences étrangères. Entre liberté de la presse et protection de la souveraineté nationale, la ligne de crête est étroite, et les décisions à venir pourraient bien redéfinir l’équilibre du débat public en France.
Xenia Fedorova est une journaliste et animatrice russe, connue pour ses positions alignées sur celles du Kremlin. Elle intervient régulièrement dans les médias français, notamment ceux du groupe Bolloré (CNews, Canal+, Europe 1), ce qui a suscité de vives critiques de la part de certains élus et associations, qui y voient une forme de légitimation de la propagande russe.