Alors que le marché des cryptomonnaies continue de s’étendre sur le continent africain, les autorités sud-africaines intensifient leur surveillance fiscale. Selon Journal du Coin, l’administration fiscale locale s’apprête à cibler **six millions d’utilisateurs** de crypto-actifs, une initiative qui s’inscrit dans un contexte de régulation accrue des actifs numériques.
Ce qu'il faut retenir
- **Six millions d’utilisateurs de cryptomonnaies** concernés par une campagne de contrôle fiscal en Afrique du Sud
- Les autorités entendent vérifier la conformité fiscale des transactions en crypto, notamment pour lutter contre l’évasion fiscale
- L’Afrique du Sud, comme d’autres pays africains, renforce progressivement son cadre réglementaire sur les actifs numériques
- Cette mesure intervient dans un contexte de croissance forte du marché des cryptomonnaies sur le continent
- Les utilisateurs devront justifier l’origine et le montant de leurs avoirs en crypto
Cette initiative, portée par l’South African Revenue Service (SARS), intervient alors que l’utilisation des cryptomonnaies connaît une progression significative en Afrique du Sud. Le pays compte parmi les plus actifs du continent en matière d’adoption des actifs numériques, avec une population de plus en plus nombreuse à y recourir pour des transactions quotidiennes ou des investissements.
Selon Journal du Coin, le fisc sud-africain a décidé de se concentrer sur les utilisateurs déclarant des avoirs en cryptomonnaies, afin de s’assurer que les plus-values et les revenus générés par ces actifs soient correctement imposés. « Nous allons traquer les utilisateurs qui n’ont pas déclaré leurs revenus issus de cryptomonnaies », a affirmé un porte-parole du SARS, cité par Journal du Coin.
Cette opération s’ajoute à d’autres mesures prises récemment par les autorités sud-africaines pour encadrer le secteur. En 2022, le pays avait déjà adopté un cadre réglementaire pour les fournisseurs de services en crypto, les obligeant à s’enregistrer auprès de l’autorité financière locale, la Financial Sector Conduct Authority (FSCA). Ces règles visaient notamment à lutter contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.
Pour les utilisateurs, cette campagne fiscale implique de conserver des registres détaillés de leurs transactions, y compris les achats, ventes et transferts de cryptomonnaies. Le SARS a indiqué qu’il serait en mesure de croiser les données des plateformes locales et internationales pour identifier les comptes non déclarés. Une procédure de régularisation a été mise en place pour les contribuables souhaitant se mettre en conformité avant d’éventuelles sanctions.
L’Afrique du Sud n’est pas le seul pays africain à renforcer son contrôle sur les cryptomonnaies. Des initiatives similaires ont été observées au Nigeria, au Kenya ou encore au Maroc, où les régulateurs cherchent à équilibrer innovation financière et protection des consommateurs. Selon une étude récente, le marché africain des cryptomonnaies a enregistré une croissance de **1 200 %** entre 2020 et 2025, portées par l’adoption du mobile banking et la recherche de solutions de paiement alternatives.
Cette surveillance accrue du fisc sud-africain reflète une tendance plus large en Afrique, où les États cherchent à tirer parti de la croissance des actifs numériques tout en protégeant leur base fiscale. Les utilisateurs de cryptomonnaies en Afrique du Sud, comme ailleurs sur le continent, devront désormais accorder une attention particulière à la traçabilité et à la déclaration de leurs avoirs.
Toutes les cryptomonnaies, qu’elles soient du Bitcoin, de l’Ethereum ou d’autres actifs numériques, sont concernées par cette campagne. L’administration fiscale sud-africaine exige la déclaration de tous les avoirs en crypto, quelle que soit leur nature ou leur plateforme d’échange.