Un artisan du Maine-et-Loire, Dominique Debroise, se trouve depuis plus d’un an dans une procédure judiciaire internationale pour récupérer la garde de son fils de 5 ans, retenu au Gabon par sa mère. Selon Ouest France, après avoir épuisé les recours locaux et dépensé jusqu’à 38 000 € en frais de voyage et d’avocats, il a finalement obtenu une audience exceptionnelle au ministère de l’Intérieur, en présence du ministre Gérald Darmanin, le 27 août 2026.

Ce qu'il faut retenir

  • Dominique Debroise, artisan du Maine-et-Loire, n’a plus vu son fils depuis l’été 2025, malgré les décisions de justice françaises.
  • L’enfant vit actuellement au Gabon, pays où la mère l’a emmené sans respecter les jugements français.
  • Après quatre mois sur place en 2026, l’homme a dépensé jusqu’à 38 000 € en frais de déplacements et d’assistance juridique.
  • Une rencontre décisive a eu lieu le 27 août 2026 avec Gérald Darmanin au ministère de l’Intérieur.

Une séparation judiciaire contestée

Dominique Debroise et son ex-compagne, mère de l’enfant, ont été confrontés à une séparation conflictuelle. Les décisions de justice françaises, qui devaient garantir un droit de visite régulier pour le père, n’ont pas été appliquées. « Mon fils a été emmené au Gabon en violation des accords », a expliqué l’artisan à Ouest France. Depuis, les procédures locales dans ce pays d’Afrique centrale n’ont pas permis de régler le litige, malgré les démarches répétées.

Les textes internationaux, comme la Convention de La Haye sur les enlèvements d’enfants, prévoient pourtant un retour rapide de l’enfant dans son pays de résidence habituelle. Pourtant, dans ce cas précis, la lenteur des autorités gabonaises a prolongé l’isolement de Dominique Debroise, qui n’a jamais pu revoir son fils depuis plus d’un an.

Un combat coûteux et sans issue locale

Déterminé à faire valoir ses droits, Dominique Debroise a choisi de se rendre sur place. Entre octobre 2025 et janvier 2026, il a passé quatre mois au Gabon, où il a engagé des avocats locaux et tenté de négocier avec l’ex-épouse. « J’ai tout tenté, des démarches administratives aux discussions directes », a-t-il confié. Malgré ces efforts, les autorités locales n’ont pas donné suite à ses demandes de retour de l’enfant, malgré les décisions françaises en sa faveur.

Les frais engagés par l’artisan se sont accumulés : billets d’avion répétés, honoraires d’avocats, frais de séjour. Selon ses estimations, le montant total s’élève à 38 000 €, une somme qui a mis à rude épreuve ses finances personnelles. « Je n’ai plus les moyens de continuer ainsi », a-t-il souligné, précisant que les aides juridiques disponibles en France ne couvrent pas les dépenses liées à une procédure à l’étranger.

L’intervention ministérielle, ultime recours

Face à l’échec des voies diplomatiques et judiciaires classiques, Dominique Debroise a sollicité une intervention de l’État français. Grâce à l’appui d’associations spécialisées dans les enlèvements parentaux internationaux, il a obtenu un rendez-vous au ministère de l’Intérieur avec Gérald Darmanin. Ce dernier, en sa qualité de ministre de l’Intérieur et des Outre-mer, dispose de leviers pour intervenir dans les dossiers impliquant des ressortissants français à l’étranger.

Lors de cette entrevue du 27 août 2026, Dominique Debroise a présenté son dossier et demandé une médiation renforcée avec les autorités gabonaises. Gérald Darmanin a reconnu la complexité de la situation et promis d’examiner les possibilités d’action, sans pour autant s’engager sur un calendrier précis. « Le ministre a écouté mon histoire et a promis de faire le nécessaire », a indiqué l’artisan, sans plus de détails sur les suites envisagées.

Et maintenant ?

L’avenir de Dominique Debroise dépend désormais des démarches engagées par le ministère de l’Intérieur. Si une pression diplomatique accrue est exercée sur le Gabon, la situation pourrait évoluer dans les prochains mois. Pour l’artisan, la priorité reste la réintégration de son fils dans son environnement habituel, conformément aux décisions judiciaires françaises. Les associations de défense des droits parentaux, comme l’AFPEN (Association Française pour les Parents Enlevés), suivent de près ce dossier et appellent à une mobilisation rapide des autorités.

Reste à savoir si les engagements pris par Gérald Darmanin se traduiront par des actions concrètes. En attendant, Dominique Debroise continue de se battre, espérant que cette intervention ministérielle marquera un tournant dans son combat pour retrouver son enfant.

D’après les procédures internationales, Dominique Debroise pourrait solliciter une nouvelle médiation via la Convention de La Haye, ou demander une saisine du parquet européen pour accélérer le retour de son fils. Une action en responsabilité de l’État français pour défaut de protection pourrait aussi être envisagée si les voies diplomatiques échouent.