Le parquet de Perpignan a lancé une enquête à la suite de la plainte d'un militant de La France Insoumise (LFI) pour menaces de mort, injures racistes et homophobes, comme l'a rapporté Le Figaro. La victime, âgée de 23 ans, a déposé plainte suite à la diffusion en ligne d'une liste de 25 personnes qualifiées de 'gauchistes à tuer', sur laquelle figurait son nom. Selon lui, cette liste aurait été établie par des personnalités de l'extrême droite après le décès de Quentin Deranque à Lyon.

La plainte mentionne des messages contenant des injures racistes et des menaces de mort, notamment 'Tu restes un arabe doublé d'une pédale' et 'On va te peler enculé, c'est fini'. Dans ses déclarations, le plaignant met en cause Maxime Giralt, collaborateur parlementaire du député RN Jérôme Buisson, qui aurait proposé de diffuser les coordonnées de la victime pour lui envoyer des 'fleurs pour cette Saint-Valentin', d'après la plainte consultée par l'AFP.

Maxime Giralt est également visé par une plainte d'Assa Traoré pour des propos tenus sur les réseaux sociaux après une décision de non-lieu dans l'affaire de la mort d'Adama Traoré il y a dix ans. Le collaborateur parlementaire aurait tenu des propos injurieux envers Assa Traoré et son frère défunt. Suite à ces accusations, le député Buisson a annoncé la mise à pied conservatoire de Maxime Giralt, en vue de mettre fin à son contrat.

Des incidents ont également été signalés, avec des couteaux exhibés et des blessures infligées à un gendarme et des policiers lors d'arrestations. Par ailleurs, une boucle WhatsApp de débats politiques impliquant des enseignants de Sciences Po Paris a été agitée suite à l'affaire, certains défendant l'idée que le lynchage de Quentin Deranque était mérité, rapporte Le Figaro.

Ce qu'il faut retenir

  • Une enquête est ouverte à Perpignan suite à la plainte d'un militant LFI pour menaces et injures racistes et homophobes.
  • La victime dénonce une liste de 'gauchistes à tuer' sur laquelle son nom figure, établie par des personnalités de l'extrême droite.
  • Maxime Giralt, collaborateur parlementaire, est mis en cause dans cette affaire et fait l'objet de plusieurs plaintes, dont une d'Assa Traoré.

Incidents et réactions

Des incidents ont éclaté avec des armes blanches exhibées et des blessures infligées à des forces de l'ordre lors d'arrestations. Par ailleurs, une boucle WhatsApp de débats politiques révèle des prises de position controversées sur l'affaire.

Et maintenant ?

La justice devra poursuivre son enquête pour faire la lumière sur ces menaces et injures. Les suites judiciaires et les réactions des autorités politiques restent à suivre.