Des centaines de personnes ont été traitées pour une épidémie de méningite dans la région de Canterbury, au sud-est de l'Angleterre, après la mort de deux jeunes adultes, selon nos confrères de BMF - International. Les autorités sanitaires britanniques ont identifié le lieu probable de contamination comme étant une boîte de nuit à Canterbury.
Les deux victimes, une élève de 18 ans et un étudiant de 21 ans, sont décédées entre vendredi et dimanche après avoir contracté des infections invasives à méningocoques. Les autorités sanitaires ont indiqué que certaines personnes touchées par l'infection s'étaient rendues dans une boîte de nuit, le Club Chemistry, à Canterbury.
Ce qu'il faut retenir
- Deux jeunes adultes sont morts après avoir contracté des infections invasives à méningocoques.
- Des centaines de personnes ont été traitées pour enrayer la propagation de l'épidémie.
- Le lieu probable de contamination est une boîte de nuit à Canterbury.
- Les autorités sanitaires ont identifié les infections comme appartenant au groupe B de méningocoques.
Les faits
Les premiers cas de méningite ont été signalés à l'agence britannique de sécurité sanitaire, l'UKHSA, samedi. Les autorités sanitaires ont ensuite identifié treize cas présentant des signes et symptômes de méningite et de septicémie. Les 11 personnes malades étaient encore hospitalisées lundi.
Les autorités sanitaires ont indiqué que 2 000 personnes ont fréquenté la boîte de nuit sur les trois dates mentionnées. Plusieurs membres du personnel de la boîte de nuit ont été hospitalisés. La propriétaire du Club Chemistry a confirmé que des ressortissants britanniques et peut-être des ressortissants de autres nationalités ont fréquenté l'établissement.
La réaction des autorités
Les autorités sanitaires britanniques ont réagi rapidement pour enrayer la propagation de l'épidémie. Trish Mannes, directrice adjointe de l'UKHSA dans la région, a indiqué que « il est important que toute personne ayant fréquenté cette boîte de nuit entre le 5 et le 7 mars se présente pour recevoir un traitement antibiotique préventif ».
Des images diffusées par les médias britanniques montraient des files d'étudiants attendant d'être traités sur le campus de l'université du Kent. Les autorités sanitaires ont également contacté des étudiants via l'université pour leur proposer un traitement.
Le contexte
Les infections provoquées par les méningocoques, des bactéries, peuvent provoquer une méningite, mais aussi une septicémie, voire des arthrites ou des formes aux symptômes gastro-intestinaux. Les méningites à méningocoques sont plus rares, mais aussi beaucoup plus graves que les méningites virales : elles tuent un patient de manière foudroyante quand elles ne sont pas soignées et, même si elles le sont, entraînent une mortalité élevée et un gros risque de séquelles.
Le Royaume-Uni a introduit une vaccination chez les nourrissons en 2015, qui protège contre les formes les plus courantes de méningocoque B. Cependant, les autorités sanitaires ont souligné que cette vaccination ne protège pas contre toutes les formes de méningocoques.
En conclusion, l'épidémie de méningite en Angleterre soulève des inquiétudes quant à la propagation de maladies infectieuses et à la nécessité de prendre des mesures préventives pour protéger la santé publique. Les autorités sanitaires britanniques ont réagi rapidement pour contrôler l'épidémie, mais il est essentiel que les personnes qui ont fréquenté la boîte de nuit entre le 5 et le 7 mars se présentent pour un traitement antibiotique préventif.
La méningite à méningocoques est une infection grave provoquée par les méningocoques, des bactéries qui peuvent provoquer une méningite, une septicémie, voire des arthrites ou des formes aux symptômes gastro-intestinaux.
