Une ressortissante russe a été placée en détention provisoire samedi en Équateur pour un trafic présumé de **32 iguanes marins** vivants, une espèce protégée endémique de l’archipel des Galápagos. Selon nos confrères du Figaro, la femme, dont l’identité n’a pas été divulguée dans l’immédiat, tentait de transporter les reptiles entassés dans huit boîtes en plastique vers l’Islande, où elle devait se rendre en avion depuis Quito.
Interpellée vendredi à l’aéroport international Mariscal Sucre, la suspecte a été inculpée pour « délit présumé contre la flore et la faune sauvage ». Le parquet équatorien a précisé que l’audience de jugement était prévue le **18 septembre 2026**, et que la peine encourue s’élève jusqu’à **trois ans de prison**, conformément au droit pénal local. Une vidéo diffusée sur le réseau social X montre les animaux entassés dans des contenants inadaptés, révélant des conditions de transport particulièrement précaires.
Ce qu'il faut retenir
- Une touriste russe, Olga K., a été arrêtée à Quito pour trafic présumé d’espèces protégées.
- Elle transportait **32 iguanes marins** (*Amblyrhynchus cristatus*), une espèce endémique des Galápagos, protégée par la loi équatorienne.
- Les animaux ont été retrouvés **affaiblis et déshydratés** dans huit boîtes en plastique.
- Le parquet a ordonné une **détention provisoire** en attendant le procès fixé au **18 septembre 2026**.
- La suspecte risque jusqu’à **trois ans de prison** pour ce délit.
- Les Galápagos abritent quatre espèces d’iguanes, dont une marine menacée.
Des iguanes marins, une espèce protégée des Galápagos
Les iguanes découverts dans les bagages de la touriste russe appartiennent à l’espèce *Amblyrhynchus cristatus*, communément appelée iguane marin. Comme le rappelle nos confrères du Figaro, cet animal est strictement protégé par la législation équatorienne, car il ne vit que dans l’archipel des Galápagos, situé à environ **1 000 kilomètres des côtes de l’Équateur**. Ce territoire, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, est réputé pour sa biodiversité unique, avec des espèces endémiques comme les tortues géantes qui lui ont donné son nom.
Sur les quatre espèces d’iguanes présentes aux Galápagos, trois sont terrestres – dont une aux couleurs roses – et une est strictement marine. Cette dernière, adaptée à la vie en milieu aquatique, se nourrit principalement d’algues et dépend entièrement de l’écosystème local. Son trafic est donc considéré comme une infraction grave, susceptible de menacer la survie de l’espèce.
Des conditions de transport jugées « critiques » par les autorités
D’après le ministère équatorien de l’Environnement, les iguanes saisis étaient dans un « état de faiblesse et de déshydratation ». Les agents de l’aéroport de Quito ont découvert les animaux entassés dans huit boîtes en plastique, sans ventilation ni espace adapté à leur survie. Une vidéo, partagée sur le réseau social X, montre les petits reptiles empilés les uns sur les autres, illustrant les conditions inhumaines de leur transport.
Le ministère a souligné que ces pratiques non seulement violent les lois sur la protection de la faune sauvage, mais mettent également en danger la santé des animaux, déjà fragilisés par le voyage. « Ces espèces sont protégées non seulement par la loi équatorienne, mais aussi par des conventions internationales », a rappelé une porte-parole du ministère, sans préciser si d’autres pays avaient été informés de l’affaire.
Une procédure judiciaire enclenchée sous haute surveillance
Le parquet équatorien a confirmé que le juge avait ordonné la **détention provisoire** d’Olga K. – dont le nom complet n’a pas été communiqué – en attendant son procès. L’accusation retenue est celle de trafic présumé d’espèces sauvages, un délit passible de **trois ans d’emprisonnement** selon l’article 259 du code pénal équatorien. L’audience préliminaire est prévue pour le **18 septembre 2026**, date à laquelle les éléments de preuve seront examinés.
Les autorités n’ont pas précisé si d’autres personnes pourraient être impliquées dans ce réseau de trafic, ni si les animaux saisis seraient transférés dans un centre de soins avant une éventuelle réintroduction dans leur milieu naturel. « L’enquête se poursuit », a simplement indiqué un responsable du parquet, sans donner plus de détails sur les prochaines étapes.
Cette affaire rappelle l’importance de la protection des écosystèmes insulaires, où chaque espèce joue un rôle clé dans l’équilibre écologique. Les autorités équatoriennes, déjà en première ligne dans la lutte contre le trafic d’espèces sauvages, pourraient renforcer les contrôles aux frontières, notamment sur les vols en partance vers l’Europe, où la demande pour les animaux exotiques reste un marché lucratif.
Les iguanes marins (*Amblyrhynchus cristatus*) ne vivent que dans l’archipel des Galápagos, ce qui en fait une espèce endémique extrêmement vulnérable. Leur population est menacée par la destruction de leur habitat, les changements climatiques et le trafic illégal. L’Équateur, ainsi que la communauté internationale, les protègent donc par des lois strictes pour éviter leur extinction.