Eric Ciotti, président du groupe LR à l’Assemblée nationale, affirme avoir été la cible de menaces verbales de la part de Jean-Baptiste Tabarot, ministre délégué chargé des Transports. Dans un message publié sur X, le député des Alpes-Maritimes évoque une déclaration directe de Tabarot : « Monsieur Tabarot m’a interpellé publiquement et m’a déclaré qu’il allait ''me faire disparaître'' en m’''envoyant des Géorgiens'' », rapporte 20 Minutes – Politique.
Ce qu’il faut retenir
- Eric Ciotti, président du groupe LR à l’Assemblée nationale, accuse le ministre des Transports, Jean-Baptiste Tabarot, de l’avoir menacé physiquement.
- Selon Ciotti, Tabarot aurait déclaré vouloir le « faire disparaître » en lui « envoyant des Géorgiens ».
- La déclaration a été faite publiquement, selon le député des Alpes-Maritimes.
- Cette affaire intervient dans un contexte politique tendu entre la majorité présidentielle et Les Républicains.
Une accusation grave dans un climat politique déjà électrique
Les propos rapportés par Eric Ciotti s’inscrivent dans une séquence politique particulièrement tendue. Depuis plusieurs semaines, les relations entre la majorité présidentielle et Les Républicains, parti de Ciotti, sont marquées par des tensions récurrentes, notamment sur les questions de politique migratoire et de gestion des territoires. Le ministre des Transports, Jean-Baptiste Tabarot, proche du gouvernement, est souvent perçu comme un acteur clé de cette majorité.
L’utilisation de l’expression « envoyer des Géorgiens » — une référence controversée à des pratiques mafieuses ou à des menaces physiques — ajoute une dimension particulièrement grave à l’accusation. Interrogé par 20 Minutes – Politique, Ciotti n’a pas précisé si ces propos avaient été tenus en privé ou lors d’un échange public.
Tabarot n’a pas encore réagi officiellement
À ce stade, Jean-Baptiste Tabarot n’a pas encore réagi publiquement aux accusations portées par Eric Ciotti. Sollicité par plusieurs médias, son entourage n’a pas communiqué sur le sujet. La prudence semble de mise, d’autant que cette affaire pourrait prendre une tournure judiciaire si Ciotti décide de porter plainte pour menaces.
Rappelons que les menaces de mort ou de violences physiques constituent un délit pénal en France, puni jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende, selon l’article 222-17 du Code pénal. La gravité de l’accusation impose une réponse claire de la part des autorités.
Cette affaire rappelle que les passes d’armes verbales entre responsables politiques peuvent, dans certains cas, franchir une ligne rouge. Entre rhétorique agressive et menaces à peine voilées, la frontière devient parfois ténue — autant dire que le débat sur le ton de la vie politique française pourrait, une fois encore, s’enflammer.