Le polémiste d’extrême droite Eric Zemmour a officiellement repris sa place de candidat putatif à l’élection présidentielle de 2027, selon Le Monde - Politique. Cette décision intervient après l’abandon de l’hypothèse d’une candidature portée par sa compagne, Sarah Knafo, écartée en raison de ses résultats jugés insuffisants lors des dernières élections municipales à Paris.

Ce qu'il faut retenir

  • Eric Zemmour réaffirme ses ambitions pour 2027 sous l’étiquette Reconquête !, après une période de flottement politique
  • La candidature de Sarah Knafo, initialement envisagée, a été abandonnée suite à son score « en demi-teinte » aux municipales parisiennes
  • Le retour de Zemmour s’accompagne d’un recentrage sur les thèmes identitaires chers à son électorat

Un retour attendu sous le signe de l’identitaire

Eric Zemmour a donc décidé de relancer sa dynamique politique en reprenant le flambeau de la candidature pour 2027. Selon Le Monde - Politique, cette décision marque un retour aux fondamentaux de son discours, centré sur les thèmes de l’identité nationale et de l’immigration. « Ce choix s’inscrit dans la continuité de ma ligne politique », a-t-il déclaré, confirmant ainsi sa volonté de maintenir une ligne ferme sur ces sujets.

Pour Zemmour, ce retour est aussi l’occasion de relancer un parti, Reconquête !, dont l’influence politique avait été quelque peu érodée depuis les dernières échéances électorales. La formation, créée en 2021, peine en effet à s’imposer comme une force majeure de l’extrême droite française, entre Marine Le Pen et Jordan Bardella d’un côté, et une droite traditionnelle en recomposition de l’autre.

L’abandon de la piste Knafo, conséquence d’un score parisien décevant

L’hypothèse d’une candidature portée par Sarah Knafo, compagne de Zemmour et figure montante de Reconquête !, avait été évoquée en coulisses. Pourtant, d’après Le Monde - Politique, cette option a été définitivement écartée après les résultats des municipales de 2026 à Paris. Knafo, tête de liste du parti dans la capitale, n’a obtenu qu’un score « en demi-teinte », loin des espoirs escomptés.

Cette contre-performance a ainsi douché les ambitions d’une candidature féminine au sein du parti, alors que Reconquête ! cherchait à moderniser son image. « Les scores ne sont pas à la hauteur de nos attentes », a souligné un cadre du mouvement sous couvert d’anonymat. Zemmour, lui, a préféré reprendre le leadership plutôt que de risquer une nouvelle division des voix.

Un parti en quête de légitimité politique

Le retour de Zemmour intervient dans un contexte où Reconquête ! tente de s’imposer comme une alternative crédible aux autres forces de droite. Le parti, qui a peiné à percer lors des dernières élections, mise désormais sur une stratégie de long terme pour 2027. « Nous ne sommes pas dans une logique de course contre la montre, mais de construction d’un projet », a précisé un porte-parole du mouvement.

Pourtant, les défis restent nombreux. Entre la montée en puissance du Rassemblement National, la fragmentation de la droite et l’évolution du paysage politique français, Reconquête ! doit encore prouver sa capacité à fédérer au-delà de son électorat traditionnel. Zemmour, lui, compte sur sa notoriété et son verbe pour relancer la dynamique.

Et maintenant ?

Les prochains mois s’annoncent décisifs pour Reconquête !, qui devra structurer sa campagne et convaincre au-delà de son socle militant. Si Zemmour confirme sa candidature, le parti pourrait organiser une primaire interne pour valider sa désignation comme tête de liste. Une convention nationale est d’ailleurs prévue avant la fin de l’été 2026, selon les informations du Monde - Politique. Reste à voir si cette stratégie permettra au mouvement de dépasser les 5 % nécessaires pour accéder au second tour d’une présidentielle.

Pour les observateurs, ce retour de Zemmour pourrait aussi raviver les tensions au sein de la droite et de l’extrême droite, entre ceux qui misent sur une alliance avec le RN et ceux qui refusent tout compromis. Une chose est sûre : la présidentielle de 2027 s’annonce déjà comme un scrutin particulièrement disputé.

Selon Le Monde - Politique, le parti devrait organiser une convention nationale avant l’été 2026 pour valider la candidature de Zemmour. Une primaire interne pourrait également être organisée pour officialiser sa désignation.