Alors que la Coupe du monde 2026 bat son plein au Mexique, l’Espagne, souvent présentée comme l’une des favorites du tournoi, traverse une phase contrastée. Selon Courrier International, la Roja, qui a terminé en tête du groupe H, peine pour l’instant à convaincre malgré des atouts offensifs et défensifs indéniables.
Ce qu'il faut retenir
- L’Espagne, malgré des critiques sur son jeu, reste favorite pour remporter la Coupe du monde, d’après plusieurs médias espagnols comme La Razón et El Mundo.
- Le parcours du pays dans le groupe H a été irrégulier : un match nul surprise contre le Cap-Vert (0-0 le 15 juin), une large victoire face à l’Arabie saoudite (4-0 le 21 juin), puis une victoire étroite contre l’Uruguay (1-0 le 27 juin).
- Plusieurs cadres, dont l’attaquant Rodri, Ballon d’or 2024, et le prodige Lamine Yamal, sont en difficulté physique, fragilisant l’attaque espagnole.
- Le match contre l’Autriche en seizièmes de finale, prévu ce jeudi 2 juillet au stade de Los Angeles, s’annonce comme un test décisif pour la Roja.
- Les observateurs rappellent que des équipes championnes ont connu des débuts difficiles, comme l’Italie en 1982 ou l’Argentine en 2022.
Une équipe favorite, mais en proie au doute
Malgré des qualités reconnues, l’Espagne déçoit une partie de la presse espagnole. Selon La Razón, elle possède « tout ce qu’il faut pour battre n’importe qui », mais « ne se montre pas à la hauteur » des attentes placées en elle par des titres comme El Mundo. La Roja a pourtant remporté l’Euro 2024 sous la direction de Luis de la Fuente, offrant un jeu brillant et collectif. Pourtant, depuis le début de ce Mondial, le spectacle laisse à désirer, comme si l’équipe tournait « au ralenti », constate La Vanguardia.
Le quotidien madrilène Marca tente de relativiser en qualifiant les Espagnols d’« infranchissables » après leur victoire contre l’Uruguay, mais l’enthousiasme reste mesuré. Le manque de fluidité et d’éclat semble lié à des absences notables en attaque, où seuls Lamine Yamal et Ferran Torres semblent opérationnels, après les blessures de Yeremi Pino et Nico Williams lors du match contre l’Uruguay. Leurs sorties en écharpe ou en boitant ont alimenté les inquiétudes sur la capacité offensive de la sélection.
Une défense solide, mais une attaque fragile
Un point rassurant émerge toutefois : la défense espagnole reste imperméable. Selon Sport, elle n’a « concédé aucun but » en phase de groupes et n’a « laissé aucune occasion franche » à ses adversaires. Cette solidité défensive, couplée à une organisation tactique rodée, permet à l’Espagne d’envisager sereinement les prochaines échéances. Pourtant, le milieu de terrain, même avec des joueurs comme Rodri, peine à imposer son jeu, comme si l’équipe manquait de dynamisme.
Le milieu relayeur, malgré son statut de Ballon d’or 2024, n’a pas encore retrouvé son niveau habituel. Son absence d’impact visible pèse sur le collectif, d’autant que Lamine Yamal, autre figure majeure, est revenu de blessure juste à temps pour ce Mondial, mais semble encore limité physiquement. La question de sa pleine disponibilité pour les prochains matchs se pose avec acuité.
Un calendrier ambitieux, mais semé d’embûches
Si l’Espagne parvient à franchir le cap de l’Autriche, son parcours s’annonce redoutable. Selon les prédictions du Mundo Deportivo datées du 29 juin 2026, les quarts de finale pourraient opposer la Roja au Portugal ou à la Croatie, deux équipes redoutables, avant un possible choc en demi-finales face à la France et une finale contre l’Argentine. Autant dire que chaque match sera une épreuve.
Pour l’instant, l’Espagne avance « avec des cailloux dans la chaussure », comme le souligne El Mundo, évoquant une équipe qui semble enchaîner les entraves. Le moral reste bon dans le vestiaire, assure Sport, mais le collectif s’en tient à une « feuille de route » stricte, sans céder à la panique. Les joueurs gardent en tête les exemples passés, comme l’Italie championne du monde en 1982 malgré un début difficile, ou l’Argentine en 2022, qui a su se relever après des résultats décevants en phase de groupes.
Quoi qu’il en soit, la Roja devra composer avec ses absences et retrouver un jeu plus incisif pour espérer décrocher le titre mondial, synonyme de retour au sommet pour un pays qui n’a plus remporté la Coupe du monde depuis 2010.
L’Espagne dispose d’un collectif solide, d’une défense parmi les meilleures du tournoi et de joueurs d’exception comme Rodri ou Lamine Yamal. Malgré des matchs laborieux, sa capacité à gagner des rencontres serrées et son expérience récente (victoire à l’Euro 2024) en font un sérieux prétendant au titre, selon plusieurs observateurs comme La Razón.
Les principaux risques sont les blessures des attaquants (Yeremi Pino, Nico Williams), le manque de rythme du milieu (Rodri) et la difficulté à imposer un jeu offensif. Une élimination précoce serait une surprise, mais un parcours sans éclat pourrait remettre en cause la confiance dans le collectif.