Mi-avril, des migrants sud-américains ont été expulsés des États-Unis vers la République démocratique du Congo (RDC) dans le cadre d’un dispositif américain controversé de renvoi de ressortissants étrangers en situation irrégulière vers des pays tiers. Selon France 24, la plupart d’entre eux ont finalement été reconduits dans leur pays d’origine, comme l’a précisé Aurélie Bazzara-Kibangula, correspondante du média à Kinshasa.
Ce qu'il faut retenir
- Des migrants sud-américains expulsés des États-Unis sont arrivés en RDC mi-avril 2026 dans le cadre d’un programme controversé d’expulsions vers des pays tiers.
- La majorité d’entre eux ont été renvoyés dans leur pays d’origine, selon les précisions d’Aurélie Bazzara-Kibangula, correspondante de France 24 à Kinshasa.
- Ce dispositif américain suscite des interrogations sur son application et ses conséquences pour les pays destinataires comme la RDC.
Un dispositif américain controversé
Le programme d’expulsion vers des pays tiers mis en place par les États-Unis vise à renvoyer des migrants en situation irrégulière vers des États n’étant pas leur pays d’origine. Selon France 24, ces transferts s’effectuent sans garantie de prise en charge ou de protection des droits des personnes concernées. Les migrants sud-américains arrivés en RDC au mois d’avril illustrent cette pratique, souvent critiquée par les organisations de défense des droits humains.
Les critères de sélection des pays destinataires restent flous. Les États-Unis justifient ces expulsions par la volonté de réduire les flux migratoires vers leur territoire, mais les conséquences pour les pays receveurs, comme la RDC, sont rarement évaluées publiquement.
Des migrants finalement reconduits dans leur pays d’origine
Contrairement aux craintes initiales, la plupart des migrants expulsés vers la RDC n’y sont pas restés. France 24 indique que leur retour dans leur pays d’origine a été organisé dans les semaines suivant leur arrivée. Cette décision intervient alors que les conditions de vie des migrants dans des pays tiers comme la RDC posent question, notamment en matière de sécurité et d’accès aux droits fondamentaux.
Aurélie Bazzara-Kibangula a souligné que
« la majorité des personnes concernées ont été reconduites dans leur État d’origine, mettant fin à leur parcours migratoire aux États-Unis ».Cette issue contraste avec les craintes de certains observateurs, qui craignaient un maintien prolongé des migrants en RDC.
Un parcours migratoire complexe et des interrogations persistantes
L’expulsion des migrants sud-américains vers la RDC s’inscrit dans un contexte migratoire tendu aux États-Unis. Ces transferts vers des pays tiers, souvent éloignés géographiquement et culturellement, soulèvent des défis logistiques et juridiques. Les associations de défense des droits des migrants dénoncent régulièrement ces pratiques, qu’elles jugent contraires aux principes internationaux de protection des réfugiés.
En RDC, les autorités locales n’ont pas communiqué officiellement sur l’accueil de ces migrants. Leur reconduite rapide dans leur pays d’origine suggère une coordination entre Washington et les gouvernements concernés, sans que les détails de ces arrangements ne soient rendus publics. Pour les migrants eux-mêmes, cette expulsion a représenté un nouveau bouleversement après leur voyage depuis l’Amérique du Sud.
Les organisations de défense des droits humains devraient également maintenir la pression pour obtenir des garanties sur les conditions de prise en charge des migrants dans les pays de transit ou de destination.
Ce dispositif, mis en place sous l’administration américaine, vise à réduire les flux migratoires vers les États-Unis en renvoyant des personnes en situation irrégulière vers des pays autres que leur État d’origine. Les critères de sélection des pays destinataires ne sont pas toujours rendus publics, ce qui suscite des interrogations sur leur pertinence et leur légitimité.