Début août, 84 000 étudiants de l’Université Aix-Marseille ont reçu un courriel frauduleux leur réclamant le versement de 450 € au titre de frais de scolarité. Selon nos confrères de Ouest France, ce mail prétendait provenir de l’établissement et exigeait un règlement « rapidement ». L’université a immédiatement démenti toute démarche de ce type, confirmant qu’il s’agissait d’une escroquerie.

Ce qu'il faut retenir

  • 84 000 étudiants de l’Université Aix-Marseille ont été ciblés par un faux mail début août 2026
  • Le message exigeait le paiement de 450 € au titre de frais de scolarité, sous peine de sanctions supposées
  • L’université a confirmé qu’il s’agissait d’une arnaque et n’a jamais demandé ce versement
  • Aucune information n’est encore disponible sur d’éventuelles suites judiciaires ou signalements

Une escroquerie en hausse dans le milieu universitaire

Les campagnes de phishing visant les étudiants se multiplient ces dernières années. Selon Ouest France, ce type d’arnaque exploite souvent la méconnaissance des procédures administratives et la pression des délais de rentrée. Les fraudeurs usurpent l’identité d’établissements pour soutirer des fonds, parfois en invoquant des pénalités fictives. L’Université Aix-Marseille a rappelé, via un communiqué, que toutes ses communications officielles passaient par des canaux sécurisés et qu’aucun paiement ne pouvait être exigé par mail sans vérification préalable.

Les services informatiques de l’université ont invité les étudiants à signaler tout message suspect et à ne jamais communiquer leurs coordonnées bancaires en ligne. — Une démarche prudente, alors que les arnaques en ligne ont coûté plus de 300 millions d’euros aux Français en 2025, selon la Banque de France.

Un modus operandi classique, mais efficace

Le mail frauduleux suivait un schéma désormais bien rodé : un ton urgent, une menace de blocage administratif et des coordonnées bancaires à fournir via un lien intégré. D’après Ouest France, certains étudiants ont déjà effectué le virement, faute de vigilance. L’université n’a pas précisé le nombre exact de victimes, mais a annoncé avoir porté plainte pour usurpation d’identité et escroquerie.

Les autorités recommandent de vérifier systématiquement l’expéditeur d’un mail avant toute action. — Les établissements publics utilisent généralement des adresses institutionnelles terminant par @univ-amu.fr pour leurs communications officielles, un détail que les fraudeurs omettent souvent dans leurs faux messages.

Et maintenant ?

L’enquête a été confiée à la plateforme nationale de signalement des contenus illicites en ligne (Pharos), qui pourrait identifier les auteurs dans les semaines à venir. Une plainte collective pourrait également être déposée si le nombre de victimes venait à augmenter. Les étudiants sont invités à consulter régulièrement leur boîte mail pour repérer d’éventuels nouveaux messages frauduleux, tandis que l’université renforce ses alertes préventives via son intranet et ses réseaux sociaux.

Reste à savoir si d’autres établissements seront touchés par des tentatives similaires dans les prochaines semaines, une période où les étudiants sont particulièrement sensibles aux questions administratives. Pour l’heure, aucune date n’a été avancée concernant les premières suites judiciaires.

Un faux mail de ce type comporte généralement des fautes d’orthographe, une adresse expéditrice suspecte (ex. : [email protected] au lieu de @univ-amu.fr), et exige un paiement urgent sans justificatif officiel. L’absence de signature officielle ou de tampon de l’établissement doit également alerter.