Un féminicide a été commis dans la nuit du 3 au 4 juin 2026 à Laval, dans le quartier de Saint-Nicolas, en Mayenne. Selon Ouest France, une femme de 39 ans a été retrouvée sans vie dans son appartement. Son ex-compagnon, un homme de 32 ans, a reconnu devant les enquêteurs « avoir étranglé la victime ». Présumé innocent, il doit être présenté aujourd’hui à un magistrat, alors que le parquet du Mans, compétent pour les affaires criminelles, a déjà ouvert une information judiciaire.

Ce qu'il faut retenir

  • Une femme de 39 ans a été retrouvée morte dans son appartement à Laval (Mayenne), dans la nuit du 3 au 4 juin 2026.
  • Son ex-compagnon de 32 ans a reconnu devant les enquêteurs avoir « étranglé la victime ».
  • L’homme, présumé innocent, doit être présenté ce samedi 6 juin 2026 à un magistrat.
  • Le dossier a été transféré au parquet du Mans, compétent pour les affaires criminelles, qui a ouvert une information judiciaire.

Un féminicide dans le quartier de Saint-Nicolas à Laval

La découverte du corps de la victime a eu lieu dans la matinée du 4 juin 2026, dans un appartement situé dans le quartier de Saint-Nicolas, à Laval. Selon les premières constatations des enquêteurs, la femme présentait des traces de violence compatibles avec une strangulation. Les services de police judiciaire de la Mayenne se sont immédiatement saisis de l’affaire, avant de transmettre le dossier au parquet du Mans, plus à même de traiter les affaires criminelles.

Les enquêteurs ont rapidement identifié l’ex-compagnon de la victime comme principal suspect. Ce dernier, un homme de 32 ans, a été interpellé dans la journée du 4 juin et placé en garde à vue. Dès les premiers interrogatoires, il a reconnu les faits, selon les informations recueillies par Ouest France.

Une reconnaissance des faits sous le régime de la présomption d’innocence

Malgré la reconnaissance des faits par l’homme de 32 ans, celui-ci reste présumé innocent en vertu du droit français. Il doit être présenté ce samedi 6 juin 2026 devant un magistrat du parquet du Mans, qui décidera des suites à donner à l’affaire. Cette audience permettra notamment d’évaluer les éléments à charge et à décharge avant une éventuelle mise en examen.

Le dossier a été transmis au parquet du Mans en raison de la qualification criminelle des faits. Une information judiciaire a d’ores et déjà été ouverte, signe que l’enquête s’oriente vers une qualification en homicide volontaire. Les investigations se poursuivent pour établir l’ensemble des circonstances du drame, notamment le mobile et le déroulement exact des événements.

Et maintenant ?

L’audience prévue ce samedi 6 juin 2026 devant le magistrat du parquet du Mans sera déterminante pour la suite de l’enquête. Si les éléments recueillis sont suffisants, une mise en examen pourrait être prononcée. Dans le cas contraire, l’homme pourrait être remis en liberté sous contrôle judiciaire ou placé sous d’autres mesures alternatives. L’information judiciaire, quant à elle, devrait se poursuivre sur plusieurs semaines, le temps pour le juge d’instruction de recueillir les témoignages et expertises nécessaires.

Ce drame rappelle l’ampleur des violences conjugales en France, où les féminicides restent malheureusement une réalité persistante. Selon les dernières statistiques disponibles, près de 120 femmes ont été victimes de féminicides en 2025, un chiffre qui suscite l’inquiétude des associations et des autorités. Les pouvoirs publics multiplient les dispositifs pour prévenir ces violences, mais leur efficacité reste à évaluer sur le terrain.

Les faits ont été qualifiés d’homicide volontaire par le parquet du Mans, en raison de la reconnaissance des faits par l’ex-compagnon de la victime, qui a reconnu l’avoir étranglée. Une information judiciaire a été ouverte pour homicide volontaire.