Un homme de 49 ans a été mis en examen dimanche 31 mai 2026 pour violences conjugales ayant entraîné la mort de sa compagne, âgée de 61 ans, décédée à l’hôpital de Mont-de-Marsan. Selon BFM - Faits Divers, les investigations révèlent que la victime présentait des traces de violences répétées, dont une hémorragie intracérébrale et des ecchymoses multiples.

Le parquet de Mont-de-Marsan a confirmé que le suspect, déjà condamné à trois reprises pour des faits similaires entre 2008 et 2022, a été écroué pour « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner commises par le conjoint » ainsi que pour « violences habituelles commises par le conjoint ».

Ce qu'il faut retenir

  • Un homme de 49 ans, déjà condamné à trois reprises pour violences conjugales entre 2008 et 2022, a été mis en examen pour l’homicide de sa compagne.
  • La victime, âgée de 61 ans, est décédée à l’hôpital de Mont-de-Marsan après avoir subi une hémorragie intracérébrale et des ecchymoses multiples.
  • Selon les premiers éléments de l’enquête, l’homme lui aurait porté « a minima deux coups de poing au visage » lors d’une dispute la veille de son décès.
  • Le suspect a été écroué pour « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner » et « violences habituelles ».
  • En 2024, le nombre de féminicides conjugaux en France a augmenté de 11 %, avec 107 femmes tuées par leur conjoint ou ex-conjoint.

Une enquête révélant des violences répétées

L’autopsie et les examens médicaux pratiqués sur la victime ont permis d’identifier des signes évidents de violences physiques. Alexa Dubourg, procureure de la République de Mont-de-Marsan, a précisé à la presse que le corps présentait « un hématome sous-dural hémisphérique gauche » ainsi qu’une « hémorragie intracérébrale ». Ces éléments, couplés aux multiples ecchymoses, attestent selon elle de « violences habituelles » infligées par le compagnon.

Les investigations menées par les forces de l’ordre ont permis d’établir que la dispute ayant conduit au drame s’est produite la veille du décès de la victime. Les premiers éléments de l’enquête évoquent « a minima deux coups de poing au visage » portés par le suspect. Ce dernier a été placé en garde à vue avant d’être présenté devant la justice.

Un passé judiciaire chargé de violences conjugales

Selon les informations transmises par BFM - Faits Divers, l’homme, aujourd’hui âgé de 49 ans, avait déjà fait l’objet de trois condamnations pour violences conjugales entre 2008 et 2022. Ces antécédents judiciaires s’ajoutent à divers délits routiers également répertoriés dans son casier judiciaire. Ces éléments ont été pris en compte par le parquet pour requérir sa mise en examen et son placement en détention provisoire.

La rapidité avec laquelle la justice a réagi dans ce dossier illustre la gravité des faits et la récurrence des violences au sein du couple. La mise en examen pour « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner » reflète la volonté des magistrats de sanctionner sévèrement ce type de comportements, même en l’absence d’intention homicide initiale.

Un phénomène en hausse : le féminicide conjugal en France

Les derniers chiffres officiels publiés en octobre 2025 par les services du ministère de l’Intérieur révèlent une augmentation alarmante des féminicides conjugaux. Entre 2023 et 2024, le nombre de femmes tuées par leur conjoint ou ex-conjoint est passé de 96 à 107, soit une hausse de 11 %. Ce constat soulève des questions sur l’efficacité des dispositifs de protection existants et sur la prise en charge des victimes de violences conjugales.

Ce drame dans les Landes s’inscrit dans un contexte national marqué par une vigilance accrue des autorités sur ces questions. Les associations spécialisées appellent régulièrement à renforcer les moyens alloués à la prévention et à la protection des victimes, ainsi qu’à une meilleure coordination entre les services judiciaires et sociaux. Les prochaines statistiques, attendues pour la fin de l’année 2026, permettront d’évaluer l’évolution de ce phénomène.

Et maintenant ?

L’enquête se poursuit sous la direction du parquet de Mont-de-Marsan afin de déterminer l’ensemble des circonstances ayant conduit au décès de la victime. Une reconstitution des faits pourrait être organisée dans les prochaines semaines, bien que la date exacte n’ait pas encore été fixée. Par ailleurs, les associations locales de protection des femmes ont annoncé qu’elles suivraient de près ce dossier, tout en renouvelant leurs appels à une mobilisation renforcée contre les violences conjugales.

La prochaine audience du suspect, prévue dans les prochains mois, permettra aux juges d’instruction de statuer sur son sort. En attendant, ce cas rappelle l’urgence d’agir pour prévenir de tels drames et protéger les victimes potentielles.