Le festival d'Avignon a ouvert ses portes ce samedi 7 juillet 2026 avec une proposition artistique majeure : la création de Julien Gosselin, intitulée « Maldoror ». Le metteur en scène, reconnu pour son approche radicale du théâtre, a déployé son style « à la puissance 1 000 », selon Le Monde, à travers un spectacle de cinq heures qui plonge le public dans les abîmes du mal.

Ce qu'il faut retenir

  • Un spectacle de cinq heures inspiré des œuvres de Lautréamont et Roberto Bolaño, présenté en ouverture du festival d'Avignon 2026.
  • Julien Gosselin, metteur en scène connu pour son style percutant et immersif, signe une création ambitieuse.
  • L'œuvre s'inspire des textes fondateurs de Comte de Lautréamont et de l'auteur chilien Roberto Bolaño.
  • Le spectacle est conçu pour explorer « les eaux profondes du mal », selon la description du Monde.

Cinq heures de spectacle, c'est le temps que le public a consacré hier à découvrir « Maldoror », la nouvelle création de Julien Gosselin. Le metteur en scène, dont les mises en scène sont souvent saluées pour leur intensité, a choisi d'ouvrir le festival d'Avignon avec une œuvre qui, d'après Le Monde, incarne parfaitement sa signature artistique. « Je voulais déployer mon style à la puissance 1 000 », a-t-il indiqué, précisant que cette pièce s'inscrit dans une exploration des thèmes chers à Lautréamont et Bolaño.

Le choix de ces deux auteurs n'est pas anodin. Lautréamont, avec ses Chants de Maldoror, et Bolaño, notamment à travers son roman 2666, ont tous deux marqué la littérature par leur plongée dans les recoins les plus sombres de l'existence humaine. Gosselin, en adaptant ces textes pour la scène, propose une expérience théâtrale exigeante, où le mal se révèle à travers des images et des mots d'une violence poétique. « On entre dans une zone où le mal n'est plus une abstraction, mais une force tangible », a expliqué le metteur en scène lors d'une rencontre avec la presse.

« Maldoror, c'est l'exploration d'une descente aux enfers, où la beauté et l'horreur se mêlent. On y trouve cette capacité à capturer l'essence du mal, non pas comme un simple décor, mais comme une présence active. »
Julien Gosselin, metteur en scène

Ce spectacle s'inscrit dans la continuité des travaux précédents de Gosselin, qui avait déjà marqué les esprits avec des adaptations de grandes œuvres littéraires, comme Les Particules élémentaires de Houellebecq. Avec « Maldoror », il pousse encore plus loin son ambition, en proposant une durée exceptionnelle pour un festival d'Avignon où les créations de plus de trois heures restent rares. La salle a accueilli, pour l'occasion, un public averti, prêt à s'immerger dans une expérience théâtrale à la fois intellectuelle et sensorielle.

Côté logistique, la production a nécessité une préparation minutieuse. Les répétitions, entamées plusieurs mois avant la première, ont permis de peaufiner chaque détail de la mise en scène. Gosselin a travaillé en étroite collaboration avec une équipe pluridisciplinaire, mêlant comédiens, scénographes et musiciens. « L'enjeu était de créer une immersion totale, où le spectateur ne pourrait plus distinguer la frontière entre la scène et sa propre réalité », a souligné un membre de l'équipe technique.

Pour le public, l'expérience promet d'être inoubliable. Le festival d'Avignon, connu pour son audace artistique, accueille ici une proposition qui pourrait bien devenir un jalon de son édition 2026. Après cette ouverture remarquée, les festivaliers pourront découvrir d'autres créations, mais « Maldoror » semble déjà se détacher comme un événement à part.

Et maintenant ?

Le spectacle « Maldoror » sera joué jusqu'au 25 juillet 2026 dans le cadre du festival d'Avignon. Les places, déjà très demandées, pourraient s'avérer difficiles à obtenir dans les prochains jours. Les organisateurs prévoient d'étudier la possibilité d'ajouter des représentations supplémentaires si la demande se confirme. Par ailleurs, une captation vidéo est envisagée, sans que la date n'ait encore été arrêtée.

Cette création de Julien Gosselin confirme, si besoin était, que le festival d'Avignon reste un terrain d'expérimentation privilégié pour les artistes en quête de liberté formelle. Après cette ouverture percutante, reste à voir si les prochaines propositions sauront, elles aussi, marquer les esprits.

Le spectacle dure cinq heures, sans entracte, selon les informations communiquées par le metteur en scène Julien Gosselin.