Selon Libération, la Sud-Coréenne Sung Im Her signe à Avignon une pièce chorégraphique qui plonge le public dans un futur apocalyptique, où l’humanité s’effondre sous les effets du réchauffement climatique. Intitulé « 1 Degree Celsius », ce spectacle électrisant, programmé dans le cadre du Festival Off, interroge notre rapport à la survie et à l’environnement à travers une performance à la fois sensorielle et politique.
Le titre de l’œuvre fait directement référence à la hausse moyenne des températures mondiales, un seuil symbolique souvent évoqué comme un point de non-retour par les scientifiques. Sung Im Her, connue pour son engagement artistique au service des causes sociétales, y explore la fin d’un monde en imaginant une humanité condamnée par ses propres excès. Une thématique d’autant plus prégnante dans un contexte où les records de chaleur s’enchaînent et où les alertes sur l’urgence climatique se multiplient.
Ce qu'il faut retenir
- Sung Im Her, chorégraphe sud-coréenne de renom, présente à Avignon « 1 Degree Celsius », une pièce sur la fin de l’humanité face au réchauffement climatique, selon Libération.
- L’œuvre s’inspire des 1°C d’augmentation moyenne des températures mondiales, un seuil souvent associé à des conséquences irréversibles.
- Programmée dans le cadre du Festival Off d’Avignon, la performance mêle danse électrisante et réflexion écologique.
- Sung Im Her, reconnue pour son engagement artistique, aborde des thèmes sociétaux dans une approche à la fois artistique et politique.
Une œuvre née d’un constat scientifique et artistique
Pour Sung Im Her, « 1 Degree Celsius » est le résultat d’un double constat : celui, scientifique, d’un dérèglement climatique aux conséquences déjà visibles, et celui, artistique, de la nécessité de traduire cette urgence en langage scénique. Libération souligne que la chorégraphe s’est appuyée sur des rapports du GIEC et des données climatiques pour construire une narration où chaque mouvement de danse devient une métaphore de l’effondrement. « Nous ne sommes plus dans la représentation, mais dans l’incarnation d’un futur qui nous guette », a-t-elle confié au quotidien.
Le spectacle s’articule autour d’une structure minimaliste, où les danseurs évoluent dans un espace épuré, baigné de lumières bleutées évoquant à la fois la glace et la mer. Les costumes, en tissu recyclé, renforcent le message écoresponsable de la pièce. Sung Im Her précise que l’objectif n’est pas de « moraliser », mais de « faire ressentir » : « Le public doit vivre cette angoisse, cette tension, comme une expérience sensorielle avant d’être intellectuelle. »
Avignon, terreau d’une réflexion globale
Le choix du Festival d’Avignon pour présenter cette création n’est pas anodin. La ville, symbole de la culture française, accueille chaque été des artistes du monde entier, offrant une caisse de résonance idéale à une œuvre qui dépasse les frontières. Selon Libération, « 1 Degree Celsius » s’inscrit dans une programmation du Off particulièrement engagée sur les questions environnementales cette année, avec une dizaine d’autres spectacles abordant la crise écologique sous des angles variés.
Parmi les atouts de cette pièce, sa dimension immersive : les spectateurs sont invités à s’asseoir au plus près de la scène, où les danseurs évoluent parfois à quelques mètres d’eux. Une proximité qui, selon la chorégraphe, vise à « briser la distance entre l’art et le réel ». Sung Im Her rappelle que son travail s’inscrit dans une démarche « décoloniale » de l’espace scénique : « À Avignon, comme ailleurs, l’art doit être un lieu de résistance et de réinvention. »
En conclusion, « 1 Degree Celsius » s’impose comme une œuvre majeure du Festival Off 2026, où l’art chorégraphique se fait porte-voix d’une urgence climatique trop souvent reléguée au second plan. Entre puissance visuelle et profondeur politique, Sung Im Her propose une expérience qui, à l’image de la crise qu’elle dépeint, ne laisse personne indifférent.
Pour la chorégraphe, l’œuvre vise à « faire ressentir » l’urgence climatique plutôt qu’à l’expliquer. Elle souhaite que le public vive une expérience sensorielle intense, incarnant les conséquences d’une hausse de 1°C des températures mondiales, un seuil symbolique des dérèglements en cours.