Le 26 juillet 2026, Sullivan Breton a officiellement mis fin à son rôle d’entraîneur d’Amandine Brossier, spécialiste française du 400 mètres, mettant ainsi un terme à une collaboration de près d’une décennie. Selon Ouest France, cette décision intervient après une période de tensions croissantes, exacerbées par les résultats obtenus lors des Jeux olympiques de Paris. L’athlète, qui figure parmi les meilleures coureuses françaises de sa discipline, quitte ainsi un staff technique qui l’a accompagnée depuis ses débuts, accumulant au passage de nombreux titres nationaux.
Ce qu'il faut retenir
- Amandine Brossier, sprinteuse française de 400 mètres, n’est plus entraînée par Sullivan Breton depuis le 26 juillet 2026, après dix ans de collaboration.
- Cette séparation intervient après une dégradation des relations, amplifiée par les performances lors des Jeux olympiques de Paris.
- Le duo avait remporté de multiples titres nationaux pendant leur collaboration.
- Sullivan Breton évoque une souffrance partagée, avec des méthodes qui auraient mis « des démons dans la tête » de l’athlète.
Dix ans de collaboration couronnés de succès
Sullivan Breton et Amandine Brossier ont travaillé ensemble de 2016 à 2026, une période marquée par une série de victoires et de podiums en compétitions nationales. Ensemble, ils ont construit un palmarès enviable pour la coureuse angevine, qui s’est imposée comme l’une des figures majeures de l’athlétisme français sur 400 mètres. Pourtant, les deux partenaires ont décidé de mettre fin à cette aventure sportive commune, malgré des années de succès collectifs. Selon les explications de l’entraîneur, cette rupture n’est pas le fruit d’un désaccord ponctuel, mais le résultat d’un processus long et douloureux.
Une souffrance partagée, amplifiée après les JO de Paris
D’après les déclarations de Sullivan Breton à Ouest France, la relation entre l’entraîneur et l’athlète s’est progressivement dégradée après les Jeux olympiques de Paris. Il explique que les méthodes employées, bien que destinées à pousser l’athlète vers l’excellence, ont fini par peser sur son mental. « Coach, ça met des démons dans la tête », aurait confié Amandine Brossier à son entraîneur, résumant ainsi le mal-être qui s’est installé. Sullivan Breton reconnaît que ces mots reflètent une réalité difficile : la pression exercée pour atteindre des objectifs toujours plus ambitieux a fini par dépasser les limites supportables pour l’athlète.
— « Ce n’est pas une décision prise à la légère. On a essayé de trouver des solutions, mais la souffrance était devenue trop forte de part et d’autre », a précisé l’entraîneur. Autant dire que le bilan de cette collaboration, bien que riche en titres, laisse aujourd’hui un goût amer.
Quelles conséquences pour l’avenir d’Amandine Brossier ?
La fin de cette collaboration laisse désormais Amandine Brossier sans entraîneur attitré, alors qu’elle reste une athlète de haut niveau. D’après les informations disponibles, l’Union sportive de l’athlétisme français (USATF) n’a pas encore communiqué sur les prochaines étapes pour l’athlète, notamment concernant son intégration dans un nouveau staff technique. Sullivan Breton, de son côté, n’a pas évoqué de projets immédiats pour poursuivre son travail avec d’autres athlètes, se contentant d’indiquer que la priorité était désormais de permettre à Brossier de tourner la page.
Bref, une page se tourne pour l’une des paires les plus emblématiques de l’athlétisme français, sans que l’on sache encore si cette séparation sera définitive ou si un retour en arrière reste possible à l’avenir.
Cette affaire soulève également des questions plus larges sur les méthodes d’entraînement en athlétisme de haut niveau, où la quête de performance peut parfois frôler la limite du supportable pour les sportifs. À suivre.
Pendant leur collaboration de dix ans, Amandine Brossier et Sullivan Breton ont remporté plusieurs titres nationaux en 400 mètres, bien que les noms exacts des compétitions et des médailles ne soient pas précisés dans les informations disponibles. Ces succès ont contribué à faire d’elle l’une des meilleures spécialistes françaises de sa discipline.