Depuis le 1er avril, les opérateurs téléphoniques ont entamé la désactivation progressive des réseaux 2G, avec la 3G prévue pour les années à venir. Cette transition technologique, bien que discrète, a des conséquences tangibles pour les conducteurs, notamment en ce qui concerne les voitures connectées. En effet, le système d’appel d’urgence eCall, rendu obligatoire dans les véhicules neufs depuis 2018, repose sur les réseaux 2G et 3G. Avec l'extinction progressive de ces derniers, l'eCall actuel deviendra inutilisable une fois la 3G disparue.
Une nouvelle version, appelée «NG eCall» basée sur la 4G et la 5G, sera imposée pour les nouveaux véhicules à partir de 2027. Cependant, pour les voitures déjà en circulation, aucune mise à jour simple n'est prévue, selon les informations rapportées. Cela signifie que les anciens systèmes, y compris l'eCall actuel, disparaîtront progressivement avec les réseaux obsolètes.
Outre l'appel d'urgence, d'autres services seront également impactés par cette transition. Par exemple, chez Stellantis, la fin de la 2G et 3G affectera la navigation et les fonctions à distance. Chez Renault, certains systèmes comme R-Link 1 et 2 perdront des services connectés. Les équipements tiers, tels que les boîtiers Coyote encore en 2G/3G, devront migrer vers des solutions compatibles 4G/5G. TomTom avertit également que certaines alertes temps réel pourraient disparaître sur les anciens appareils.
Face à cette évolution, certains constructeurs commencent à adapter leurs systèmes, mais des millions de véhicules pourraient se retrouver privés de certains services connectés dans les années à venir.
Ce qu'il faut retenir
- La désactivation des réseaux 2G et 3G impacte les voitures connectées, notamment l'eCall.
- Une nouvelle version de l'eCall basée sur la 4G et la 5G sera obligatoire pour les nouveaux véhicules à partir de 2027.
- Les véhicules déjà en circulation risquent de perdre certains services connectés avec la disparition des anciens réseaux.
Adaptation des constructeurs face à la transition
Devant cette transition vers la 4G et la 5G, les constructeurs automobiles doivent s'adapter pour maintenir leurs services connectés. Certains travaillent sur des solutions pour garantir la compatibilité avec les nouveaux réseaux, tandis que d'autres incitent les propriétaires de véhicules existants à migrer vers des équipements compatibles.