Le réseau 2G, lancé en 1994, s’apprête à disparaître progressivement en France d’ici la fin de l’année 2026. En Maine-et-Loire, cette transition technique concerne encore plus de 2 300 lignes encore actives, selon Ouest France. Jérôme Delalande, directeur des relations avec les collectivités locales du département chez Orange, a détaillé les contours de cette fermeture et les modalités d’accompagnement des utilisateurs.
Ce qu’il faut retenir
- Le réseau 2G, déployé en 1994, sera définitivement arrêté avant la fin de l’année 2026.
- En Maine-et-Loire, **plus de 2 300 lignes 2G** sont encore utilisées, malgré l’obsolescence progressive du réseau.
- Les opérateurs mobiles prévoient d’accompagner les utilisateurs vers des technologies plus récentes comme la 4G ou la 5G.
- Les terminaux compatibles uniquement avec la 2G devront être remplacés ou mis à niveau.
- Les services d’urgence, l’agriculture connectée et certains objets connectés pourraient être impactés par cette transition.
Un réseau historique mais condamné à disparaître
Le réseau 2G a marqué l’histoire des télécommunications en permettant, dès 1994, l’accès au téléphone mobile à des millions d’utilisateurs. Pourtant, cette technologie, bien que toujours fonctionnelle, est aujourd’hui dépassée par les besoins croissants en débit et en connectivité. Les opérateurs comme Orange, SFR, Bouygues Telecom ou Free Mobile ont donc décidé d’arrêter progressivement son exploitation pour libérer des fréquences destinées à des réseaux plus performants, comme la 4G et la 5G. En Maine-et-Loire, cette transition s’annonce progressive mais inéluctable.
Un calendrier précis pour une fermeture encadrée
La fin du réseau 2G s’inscrit dans une feuille de route nationale. Les opérateurs ont annoncé une extinction progressive des antennes et des services associés, avec un calendrier aligné sur les recommandations de l’ARCEP (Autorité de régulation des communications électroniques). « Nous avons déjà commencé à désactiver certaines zones, mais l’arrêt total est prévu pour la fin de l’année 2026 », a expliqué Jérôme Delalande. Pour les utilisateurs, cette transition pourrait nécessiter des adaptations techniques ou l’acquisition de nouveaux équipements.
Les utilisateurs en Maine-et-Loire face à la transition
Parmi les 2 300 lignes encore actives en Maine-et-Loire, certaines correspondent à des usages spécifiques. « Les services d’urgence, certains dispositifs agricoles connectés ou encore des objets connectés dédiés à la télémesure utilisent encore la 2G », précise Jérôme Delalande. Pour ces cas particuliers, les opérateurs proposent des solutions de migration vers des réseaux plus modernes, parfois avec des aides financières ou techniques. Les particuliers utilisant des téléphones anciens devront, quant à eux, se tourner vers des modèles compatibles 4G ou 5G.
Un accompagnement personnalisé est mis en place par les opérateurs pour faciliter cette transition. « Nous organisons des permanences en mairie ou des ateliers dans les communes pour sensibiliser les habitants et les aider à choisir un nouveau terminal si nécessaire », ajoute-t-il. Les points de contact locaux d’Orange, comme à Angers ou Saumur, restent à disposition pour répondre aux questions.
Quels impacts concrets pour les habitants et les professionnels ?
Pour la majorité des usagers, la fin de la 2G passera inaperçue. Les smartphones modernes, même d’entrée de gamme, sont compatibles avec les réseaux 3G, 4G et souvent 5G. En revanche, certains secteurs pourraient ressentir le contrecoup de cette fermeture. L’agriculture connectée, par exemple, utilise parfois des cartes SIM dédiées pour des outils de suivi des cultures ou des troupeaux. « Les professionnels concernés ont été informés dès 2024, avec un délai suffisant pour adapter leurs équipements », souligne Jérôme Delalande.
Les services publics, comme les bornes de sécurité ou les systèmes de télégestion des réseaux d’eau, sont également concernés. Les collectivités locales ont été consultées pour anticiper ces changements et éviter toute interruption de service.
Reste à voir si les opérateurs parviendront à respecter ce calendrier sans créer de ruptures de service, surtout dans les territoires où l’infrastructure 4G ou 5G reste fragile. Une question se pose également : quid des utilisateurs les plus précaires, qui pourraient peiner à financer un nouveau terminal ? Les associations locales et les collectivités seront-elles en mesure d’accompagner ces publics ?
Vérifiez les spécifications techniques de votre appareil dans les paramètres ou sur la notice. Un téléphone récent (sorti après 2015) est généralement compatible. Sinon, contactez votre opérateur pour une vérification ou une aide à la migration.