Le gouvernement français s’apprête à dévoiler un nouveau paquet d’aides pour les secteurs les plus affectés par la hausse des prix des carburants, a annoncé le Premier ministre Sébastien Lecornu ce vendredi 17 avril 2026. Selon BFM Business, ce dispositif, doté d’un budget similaire à celui du plan d’avril, sera ciblé sur les filières agricoles, de la pêche, des transports routiers et du BTP. L’exécutif justifie cette mesure par la persistance des tensions géopolitiques au Moyen-Orient, qui alourdissent depuis deux mois les coûts de production et de mobilité.

Ce qu'il faut retenir

  • Un nouveau plan d’aides de 70 millions d’euros est en préparation pour mai 2026, selon BFM Business.
  • Les secteurs concernés incluent l’agriculture, la pêche, les transports routiers et le BTP, particulièrement touchés par la flambée des prix des carburants.
  • Le Premier ministre Sébastien Lecornu a confirmé que ces aides seraient renouvelables, avec une philosophie inchangée : soutenir l’activité par filière.
  • Le gouvernement avait déjà débloqué un premier plan de 70 millions d’euros fin mars, limité au mois d’avril.
  • Certains professionnels, comme les pêcheurs, commencent à rencontrer des difficultés financières malgré les aides existantes.

Un plan renouvelable, mais insuffisant pour certains secteurs

« On avait dit que nos aides étaient renouvelables », a rappelé Sébastien Lecornu lors d’une conférence de presse. Le chef du gouvernement a précisé que l’exécutif avait « donné instruction » aux membres de son gouvernement de préparer ce nouveau dispositif pour le mois de mai. « Notre philosophie reste la même : un soutien à l’activité par filière », a-t-il ajouté. Cependant, il a reconnu que « pour certaines professions, on aille sans doute un peu plus loin parce que l’endurance devient difficile », en référence aux répercussions de la guerre au Moyen-Orient, qui dure depuis près de deux mois.

BFM Business rapporte que le gouvernement a déjà identifié des secteurs sous tension, comme celui de la pêche. « Certains commencent à verbaliser le fait que ça va devenir compliqué de ressortir, en dépit de l’aide que nous avons déjà mise sur la table », a souligné le Premier ministre. Il a également pointé du doigt le BTP, dont les véhicules fonctionnent au gazole non-routier (GNR), un carburant particulièrement affecté par la hausse des prix.

Un premier plan d’avril déjà en cours de déploiement

Fin mars 2026, le gouvernement avait annoncé un premier plan d’aides de près de 70 millions d’euros, mais celui-ci était strictement limité au mois d’avril. Selon BFM Business, ce dispositif est conçu pour apporter un soutien ponctuel aux professionnels dont les marges sont squeezées par la volatilité des prix de l’énergie. Le ministre des Transports, Philippe Tabarot, avait indiqué dès vendredi matin que les aides seraient renouvelées en mai, confirmant que le plan actuel entrerait pleinement en vigueur la semaine suivante.

Ce plan s’inscrit dans un contexte où les coûts du carburant restent élevés, en raison notamment des tensions géopolitiques persistantes. Les professionnels du transport routier, par exemple, subissent de plein fouet cette hausse, qui impacte directement leur compétitivité. Quant aux agriculteurs, leur dépendance aux engins motorisés et aux engrais, dont les prix sont liés à ceux des carburants, en fait des acteurs particulièrement vulnérables.

Des aides ciblées, mais des inquiétudes subsistent

Le gouvernement semble conscient des limites de ses mesures actuelles. « Je souhaite même que pour certaines professions, on aille sans doute un peu plus loin », a déclaré Sébastien Lecornu, suggérant que des ajustements pourraient être apportés. Parmi les pistes évoquées, la question du GNR pour le BTP est particulièrement scrutée. Ce carburant, utilisé par de nombreux engins de chantier, est soumis à des taxes différentes de celles du diesel routier, ce qui complexifie les mécanismes de compensation.

D’autres secteurs, comme la pêche, pourraient également bénéficier de mesures supplémentaires. « Certains commencent à verbaliser le fait que ça va devenir compliqué de ressortir », a rappelé le Premier ministre, évoquant les difficultés financières rencontrées par les professionnels malgré les aides déjà accordées. Ces déclarations illustrent une préoccupation croissante : l’épuisement des marges de manœuvre pour des entreprises déjà fragilisées par la crise énergétique.

Et maintenant ?

Les détails du nouveau plan d’aides devraient être précisés dans les prochaines semaines, avant son entrée en vigueur prévue en mai 2026. Le gouvernement pourrait être amené à ajuster le montant ou les critères d’éligibilité en fonction des retours des secteurs concernés. Une concertation avec les fédérations professionnelles est attendue dans les jours à venir, notamment pour identifier les besoins les plus urgents. Reste à savoir si ces mesures suffiront à atténuer les effets de la hausse des carburants, alors que les tensions géopolitiques au Moyen-Orient ne montrent aucun signe d’apaisement.

La situation sera suivie de près par les acteurs économiques, qui espèrent des solutions structurelles au-delà des plans ponctuels. Pour l’heure, le gouvernement mise sur des dispositifs ciblés, mais la pression sur les prix de l’énergie pourrait contraindre l’exécutif à revoir sa copie plus en profondeur.

Selon les annonces de Sébastien Lecornu, les principaux bénéficiaires seront l’agriculture, la pêche, les transports routiers et le BTP. Ces secteurs sont particulièrement touchés par la hausse des prix des carburants, qui pèse sur leurs coûts de production et de mobilité.

Le premier plan d’aides, limité au mois d’avril 2026, s’élevait à près de 70 millions d’euros. Ce montant pourrait être reconduit, voire ajusté, pour le dispositif de mai.