Le football italien traverse une nouvelle zone de turbulences, selon Le Monde. À peine deux semaines après leur nomination, Paolo Maldini et Leonardo, chargés de redresser une équipe nationale en pleine déliquescence, ont annoncé leur départ. Un revers de plus pour la Nazionale, dont les ambitions s’effritent, notamment en raison de polémiques persistantes autour de personnalités liées au sport national.

Ce qu'il faut retenir

  • L’ancien sélectionneur pressenti Andrea Pirlo voit sa candidature écartée en raison de ses liens avec des sociétés russes, selon Le Monde.
  • Les départs simultanés de Paolo Maldini et Leonardo interviennent deux semaines seulement après leur prise de fonction.
  • Ces démissions s’ajoutent à une série de crises qui secouent la fédération italienne de football (FIGC).
  • La Nazionale, championne du monde en 2006, peine à retrouver son niveau d’antan.

Andrea Pirlo, symbole d’une candidature compromise

L’ancien milieu de terrain, considéré comme l’un des favoris pour reprendre les rênes de l’équipe nationale, a vu ses chances s’évanouir en raison de ses connexions avec des entreprises russes. Andrea Pirlo, figure emblématique de la victoire en Coupe du monde en 2006, était perçu comme un rempart face à la morosité ambiante au sein de la FIGC. Pourtant, ses liens présumés avec des entités russes ont précipité son exclusion de la course, une décision qui illustre les tensions persistantes autour des relations entre le sport italien et la Russie.

Selon Le Monde, cette affaire s’inscrit dans un climat de méfiance accrue depuis le début du conflit en Ukraine. Les autorités sportives italiennes semblent désormais privilégier des profils moins exposés politiquement, une prudence qui contraste avec l’audace affichée lors de précédentes nominations.

Maldini et Leonardo quittent la Nazionale dans l’urgence

Lundi dernier, Paolo Maldini et Leonardo ont officialisé leur départ, mettant fin à un duo formé dans l’espoir de redonner un souffle à une équipe nationale en perte de vitesse. Leur nomination, intervenue il y a seulement quatorze jours, avait été saluée comme un signe de renouveau pour la FIGC. Pourtant, leur démission intervient dans un contexte déjà tendu, où les résultats sportifs peinent à suivre et où les tensions internes ne cessent de s’aggraver.

Dans un communiqué commun, les deux hommes ont indiqué que « les conditions actuelles ne permettent pas de mener à bien les missions qui nous avaient été confiées ». Une formulation vague, mais qui laisse peu de doute sur l’ampleur des défis à relever. Leur départ marque ainsi un nouveau coup dur pour une fédération déjà fragilisée par des années de gestion controversée et de résultats décevants.

Une Nazionale en quête d’identité

La Squadra Azzurra, autrefois synonyme d’excellence footballistique, traverse une période de crise sans précédent. Depuis son sacre en 2006, l’équipe n’a plus atteint les sommets, échouant même à se qualifier pour l’Euro 2024. Les raisons de cette chute sont multiples : un vivier de joueurs moins fourni, une concurrence européenne accrue, mais aussi des dysfonctionnements structurels au sein de la FIGC.

Les démissions successives de dirigeants, combinées à des choix tactiques discutables, ont creusé le fossé entre la Nazionale et ses ambitions historiques. Les supporters italiens, habitués aux succès, voient désormais leur équipe errer dans le classement mondial de la FIFA, sans perspective claire de retour parmi les meilleures.

Et maintenant ?

La FIGC se retrouve désormais à la recherche d’un nouveau tandem pour succéder à Maldini et Leonardo, un exercice qui s’annonce délicat dans un contexte déjà marqué par l’instabilité. Une nouvelle nomination pourrait intervenir d’ici la fin du mois d’août, mais la pression sera forte pour éviter une nouvelle déception. Autant dire que le temps presse pour redonner une crédibilité à la Nazionale avant les prochaines échéances internationales.

Dans l’immédiat, c’est l’Italie entière qui observe, avec un mélange d’inquiétude et d’espoir, cette nouvelle étape d’une crise qui semble s’inscrire dans la durée. Les prochains matchs amicaux, prévus en septembre, pourraient offrir une première indication sur la capacité de la FIGC à tourner la page.

Les prochains matchs amicaux de l’Italie sont prévus les 5 et 8 septembre 2026, selon le calendrier de la FIGC. Ces rencontres serviront de premier test pour le nouveau staff technique, une fois nommé.