Les Bleus ont lancé leur campagne à la Coupe du monde 2026 par une victoire 3-1 face au Sénégal, à New York, dans un match marqué par des disparités entre les deux périodes, un penalty non sifflé et un nouveau record pour Kylian Mbappé. Selon Le Figaro, Didier Deschamps a livré une analyse détaillée de cette rencontre, soulignant à la fois les difficultés initiales et l’évolution en seconde mi-temps.

Ce qu'il faut retenir

  • Les Bleus s’imposent 3-1 contre le Sénégal à New York lors du premier match de la Coupe du monde 2026
  • Didier Deschamps critique les déchets techniques en première mi-temps mais salue l’amélioration en seconde période
  • Kylian Mbappé bat le record de buts en sélection française et devient le meilleur buteur de l’histoire des Bleus
  • Le sélectionneur évoque le système tactique, le rôle de Michael Olise et les défis des latéraux
  • Un penalty non sifflé en faveur des Bleus a été évoqué, sans que l’arbitrage ne soit remis en cause

Cette victoire, obtenue après un match équilibré dans les premières minutes, s’est dessinée grâce à une seconde période maîtrisée par les Français. « C’est très bien de gagner ce premier match, surtout face à une très bonne équipe du Sénégal », a déclaré Deschamps. « On a eu des difficultés, comme d’autres équipes, c’est un premier match de Coupe du monde, avec des Sénégalais regroupés, qui ont créé du danger. » Le sélectionneur a notamment pointé du doigt le manque de rigueur technique dans le camp français en première mi-temps, avant de reconnaître une nette amélioration après la pause.

« Jouer un premier match de Coupe du monde, c’est spécial, avec l’attente qui est là », a-t-il ajouté. « Je suis très satisfait, battre cette équipe, c’est une très bonne chose. » Didider Deschamps a également tenu à relativiser les critiques sur le jeu proposé, rappelant que l’adaptation à la pelouse du MetLife Stadium, aux caractéristiques particulières, avait pu perturber les joueurs.

Une équipe aux deux visages et un savon à la mi-temps

Le sélectionneur a décrit une équipe de France « à deux visages », avec une première période « timorée » et une seconde plus offensive. « Quand je vois que par rapport à ce qu’on n’a pas bien fait en première mi-temps, on était capable de mieux », a-t-il expliqué. « Je ne crie pas car je me suis assagi. Mais je leur dis les choses. Il fallait être plus libéré. »

Deschamps a également évoqué la gestion tactique, notamment l’utilisation du 4-2-3-1. « Aucun système n’est problématique quand on a le ballon. Il y a des équilibres à trouver », a-t-il rappelé. « Le but du Sénégal, on ne doit pas le prendre car il y a des positions très hautes. Je suis convaincu qu’avec les joueurs et la capacité technique, on a la possibilité de faire mal à l’adversaire. » Le sélectionneur a confirmé qu’il resterait dans une logique d’adaptation selon les adversaires, évoquant la possibilité de renforcer le milieu si nécessaire.

Mbappé entre dans la légende et Olise confirme son utilité

Le capitaine des Bleus, Kylian Mbappé, a marqué l’histoire en devenant le meilleur buteur de l’histoire de l’équipe de France, dépassant Olivier Giroud. « Il y en a encore qui vont le critiquer (sourire) », a commenté Deschamps. « C’est un joueur hors-norme, même s’il peut ne pas faire un grand match, sur une seule action, il a la capacité à faire gagner son équipe. »

Le sélectionneur a souligné l’importance de Mbappé dans le groupe, tant sur le terrain que par son leadership. « Dès qu’il est arrivé, en tant que capitaine, il fait beaucoup pour le groupe, même si on peut penser qu’il est égoïste à l’extérieur. Il l’a dit qu’il ne voulait pas marquer en amical mais en Coupe du monde car il y a plus de retentissement. » Didider Deschamps a également évoqué la liberté de mouvement de Mbappé, qu’il considère comme optimale dans une position axiale, tout en rappelant son efficacité constante.

Côté offensif, Michael Olise a joué un rôle clé en tant que relayeur entre les lignes. « Ousmane (Dembélé) a eu l’habitude de jouer à droite. Il est habitué à être positionné haut. À droite, il peut percuter. Michael, quand il est situé entre les deux lignes défense et milieu, dans ses prises de balle et avec sa qualité de passe qui a permis de trouver les deux attaquants, que ce soit Kylian (Mbappé) ou Doué ou Barcola, nous a fait du bien », a détaillé Deschamps. « Je pensais qu’on aurait plus de liant. Michael, plus il touche le ballon, mieux c’est. Cela amène du danger. »

Deschamps face aux défis tactiques et aux choix à venir

Le sélectionneur a confirmé qu’il ne comptait pas gérer son effectif face à l’Irak, dans six jours, mais bien chercher une nouvelle victoire. « On ne va pas gérer, il y a un deuxième match à gagner. Il y a six jours entre les rencontres. On veut les six points », a-t-il affirmé. Didider Deschamps a également évoqué la nécessité de s’adapter à différents types d’adversaires, comme l’Irak, qui présentera un profil très différent du Sénégal.

Il a par ailleurs abordé les difficultés rencontrées par les latéraux en première mi-temps, tout en rappelant que les adversaires en face avaient également leur rôle à jouer. « Ils ont été meilleurs en seconde période qu’en première. Vous allez toujours trouver des choses négatives, ce n’est pas qu’eux. Il y a aussi des adversaires en face », a-t-il précisé.

Un penalty non sifflé et une pelouse atypique

Didier Deschamps a également réagi à l’absence de penalty pour un contact dans la surface sur Mbappé. « À part du moment où la VAR appelle, avec un joueur lancé en pleine vitesse… On m’a expliqué que c’est Kylian qui met la jambe devant. Je n’ai pas cette impression. Je pense qu’il y a penalty. C’est une décision, l’arbitre a toujours raison. » Le sélectionneur a ainsi confirmé ne pas remettre en cause la décision arbitrale, tout en estimant que la situation méritait d’être sanctionnée.

Enfin, il a décrit la pelouse du MetLife Stadium comme « spéciale » et différente, en raison notamment de la dalle en béton sous le gazon. « Elle est différente. Il faut s’habituer. Le fait qu’il y ait une dalle en béton dessous… Le rebond est différent, arrosé ou sec, ce n’est pas pareil. Je pense que cela vient de ce qu’il y a en dessous avec l’absence de bonne épaisseur de terre. Aucun joueur n’a joué avec des vissés car il n’y a pas d’épaisseur. On le sait. »

Et maintenant ?

Les Bleus doivent désormais se concentrer sur leur prochain match, face à l’Irak, dans six jours. Didier Deschamps a rappelé l’objectif : « On veut les six points. » La question de la gestion de l’effectif et de l’adaptation tactique se posera à nouveau, alors que la Coupe du monde ne fait que commencer et que les enjeux restent élevés pour une équipe en quête d’un nouveau titre mondial.

Cette victoire, bien que perfectible, a permis aux Bleus de prendre une bonne option dans leur groupe. Reste à voir si cette dynamique pourra être maintenue face à des adversaires de plus en plus coriaces. La Coupe du monde 2026 ne fait que démarrer, et les prochains matchs s’annoncent déjà décisifs.

Selon Didier Deschamps, la pelouse du MetLife Stadium, posée sur une dalle en béton, manque d’épaisseur de terre, ce qui modifie le rebond du ballon. Les joueurs n’ont pas pu utiliser leurs chaussures à crampons vissés, ce qui a perturbé leur adaptation par rapport à une pelouse traditionnelle.