La France a lancé sa campagne à la Coupe du monde 2026 par une victoire 3-1 contre le Sénégal, mardi au MetLife Stadium de New Jersey, dans un match qui a vu Kylian Mbappé entrer dans l’histoire des Bleus et Michael Olise s’imposer comme l’homme du match. Selon Le Figaro, cette rencontre, marquée par des contrastes entre une première mi-temps laborieuse et un retour en grâce spectaculaire, a aussi révélé les limites d’une pelouse jugée très en dessous des standards attendus.

Ce qu'il faut retenir

  • Kylian Mbappé inscrit un doublé et dépasse Olivier Giroud (58 buts contre 57) au classement des meilleurs buteurs de l’histoire des Bleus.
  • Michael Olise, décisif après la pause, a redynamisé une équipe française en difficulté lors de la première période.
  • Les Bleus, malgré une prestation perfectible en première mi-temps, s’offrent trois points cruciaux pour leur parcours en phase de groupes.
  • La pelouse du MetLife Stadium, qualifiée de « synthétique dure » par les joueurs, a été vivement critiquée.
  • Didier Deschamps a critiqué une décision de la VAR refusant un penalty pour Mbappé en début de seconde période.

Mbappé, le capitaine conquérant

Dès son premier match en Coupe du monde 2026, Kylian Mbappé a marqué l’histoire. L’attaquant du Real Madrid a inscrit un doublé face au Sénégal, signant ainsi son 58e but en sélection et dépassant Olivier Giroud au classement des meilleurs buteurs des Bleus. « Premier match au Mondial pour plusieurs de mes coéquipiers », a rappelé le capitaine, qui a assumé son rôle de leader malgré des contrôles parfois approximatifs en première période. « Je pense que c’est aussi un peu mental », a-t-il expliqué après le match. Avec 14 buts en 15 matchs disputés en Coupe du monde, Mbappé se rapproche du record de Miroslav Klose (16 buts).

Son premier but, sur penalty à la 66e minute, a relancé les Bleus alors que le Sénégal menait 1-0 à la pause. Le second, marqué dans les arrêts de jeu, a scellé la victoire française. « C’est important de bien commencer », a déclaré Mbappé, conscient que cette rencontre n’était qu’une première étape. Les Tricolores, qui affrontent l’Irak le 22 juin à Philadelphie, pourraient valider leur qualification pour les huitièmes de finale dès leur deuxième match.

Olise, l’étincelle salvatrice

Si Mbappé a été le visage offensif de la France, c’est Michael Olise qui a véritablement changé la donne. L’ailier du Bayern Munich, entré en jeu à la mi-temps, a offert une prestation remarquée. Passeur décisif sur le premier but de Mbappé, il a enchaîné les dribbles, les accélérations et les centres pour mettre en difficulté la défense sénégalaise. « Il n’y a pas de revanche à prendre », a-t-il déclaré, balayant les critiques sur un début de compétition poussif. « Je ne pense pas qu’on soit totalement lancés mais c’est important de bien commencer. »

Son entrée en jeu a redonné du souffle aux Bleus, qui avaient peiné à créer des occasions en première période. « Il est l’homme qui a changé le visage des Bleus », peut-on lire dans le rapport du Figaro. Avec 14 buts en 15 matchs en Coupe du monde, Mbappé confirme sa forme étincelante, tandis qu’Olise, auteur d’une saison exceptionnelle en Bundesliga, pourrait bien devenir la nouvelle star de cette édition 2026.

Un stade majestueux, une pelouse décriée

Le cadre était à la hauteur de l’événement : 80 000 spectateurs, un soleil généreux, des écrans géants et une ambiance électrique dans le MetLife Stadium de New Jersey. « Grand soleil, match dans l’après-midi, 80 000 spectateurs, des odeurs de hot-dog, de poulet frit et des sourires. En pagaille. Jeunes, vieux, Français, Sénégalais, ou tout simplement des amoureux de football en quête d’émotions », décrit Le Figaro. Pourtant, derrière cette fête, un détail a gâché la fête : la pelouse.

Qualifiée de « synthétique assez dur » par Adrien Rabiot, ou de « pas top » par Bradley Barcola, la surface de jeu a été vivement critiquée par les joueurs. « Ça ressemble plus à un synthétique assez dur, assez rigide », a confirmé Rabiot. Didier Deschamps a évoqué une dalle en béton sous la pelouse, expliquant que « le rebond est différent, arrosé ou sec, ce n’est pas pareil ». « Aucun joueur n’a joué avec des vissés car il n’y a pas d’épaisseur », a-t-il ajouté. Un constat partagé par tous, même si Rabiot a conclu sobrement : « J’espère qu’on aura un meilleur terrain sur les autres rencontres. » Un vœu qui risque de rester sans réponse.

Des critiques sur l’arbitrage

Les Bleus n’ont pas eu que la pelouse contre eux. À la 59e minute, Kylian Mbappé s’est effondré dans la surface après un duel avec Sadio Mané. L’arbitre, après avoir d’abord sifflé un corner, a fait appel à la VAR. Les espoirs tricolores se sont envolés quand l’arbitre iranien, Alireza Faghani, a finalement signalé… un renvoi de corner. « À part du moment où la VAR appelle, avec un joueur lancé en pleine vitesse… On m’a expliqué que c’est Kylian qui met la jambe devant. Je n’ai pas cette impression. Je pense qu’il y a penalty », a protesté Deschamps. « C’est une décision, l’arbitre a toujours raison », a-t-il ajouté, résigné. Une polémique qui rappelle les débats récurrents autour de l’arbitrage vidéo en Coupe du monde.

Un groupe français bien engagé

Avec une victoire contre le Sénégal, les Bleus se placent idéalement pour la suite de la compétition. Leur prochain adversaire, l’Irak, s’est incliné 4-1 face à la Norvège, qui compte dans ses rangs Erling Haaland, auteur d’un doublé. « La Norvège d’Erling Haaland, qui s’est imposée face à l’Irak (4-1) mardi avec un doublé de l’attaquant de Manchester City », souligne Le Figaro. Les Bleus pourraient donc se permettre de tourner lors de leur troisième match de groupe, prévu le 27 juin contre le Danemark ou le match nul.

Cette victoire ouvre également la porte à une qualification précoce pour les huitièmes de finale. « Ils pourraient acter leur qualification dès le 22 juin prochain, contre l’Irak, à Philadelphie », précise le quotidien. Une perspective qui permettrait à Didier Deschamps de gérer son effectif avec plus de liberté en vue des phases finales.

Et maintenant ?

Les Bleus doivent désormais se concentrer sur leur prochain match contre l’Irak, prévu le 22 juin à Philadelphie. Une victoire ou un match nul suffiraient à assurer leur qualification pour les huitièmes de finale. Didier Deschamps pourrait alors utiliser ce match pour faire tourner son effectif, tout en gardant un œil sur la forme de ses titulaires avant la phase à élimination directe. La pelouse des prochains stades américains, si elle reste dans le même état, pourrait aussi poser question. Enfin, la polémique autour de l’arbitrage vidéo risque de resurgir si d’autres décisions controversées interviennent.

Cette victoire française, bien que perfectible, marque le début d’un Mondial 2026 qui s’annonce déjà riche en rebondissements. Entre exploits individuels, enjeux collectifs et polémiques techniques, la Coupe du monde américaine a déjà tenu toutes ses promesses.

La pelouse, qualifiée de « synthétique dure » par les joueurs, présentait une surface irrégulière et un rebond atypique en raison d’une dalle en béton située sous le gazon. Adrien Rabiot a évoqué un terrain « qui ne ressemble pas à une pelouse classique », tandis que Didier Deschamps a expliqué que l’absence d’épaisseur de terre rendait le jeu plus difficile pour les footballeurs.

Les Bleus affrontent l’Irak le dimanche 22 juin 2026 au Lincoln Financial Field de Philadelphie, à 20h (heure locale). Une victoire ou un match nul assurerait leur qualification pour les huitièmes de finale.